ÉPILOGUE
Dans ce travail, nous n'avons parlé que des roses indigènes de notre pays. On trouve en outre çà et là le R. gallicaL.^ paraissant plus ou moins subspontané, mais provenant d'anciennes plantations, et quelquefois le R. cinnamomea L., ainsi que le R. alba L., dans les mêmes conditions. Enfin, M. Lannay nous a fait connaître à Cré-sur-Loir, le jR. carolina L., dans un petit marais, au lieu dit les Granges, où il est abondant et depuis longtemps naturalisé.
Jamais nous n'avons rencontré dans la Sarthe aucun hybride spontané. La doctrine, acceptée par quelques botanistes, qui consiste à considérer bon nombre de formes intermédiaires comme autant d'hybrides, ne saurait donc être invoquée ici. Par suite, nous avons été conduit à ramener toutes les formes que nous connaissons à 9 espèces : R. arvensis Huds., R, stylaris Nob., R. canina L., R. subcinerea Nob., R. rubiginosa L., R. micrantha Sm., R. sepium Thuill., iJ. tomentosaSm. et R. pimpinelli/olia L ,
Sauf la suppression du R. macrantha Desp. et l'admission du R, micrantha Sm. au titre d'espèce, notre classement est le même que celui proposé par Desportes en 1838. Il est vrai • que son R. Desvauxii fait place à notre iJ. stylaris et que son R. collina devient notre R. subcinerea ; mais, c'est un pur changement d'étiquettes, pour des motifs qui n'ont au fond qu'une importance relative assez médiocre. En commençant l'étude des roses sarthoises, dans un esprit absolu-
menl libre de toute opinion préconçue, je ne m*attendais nullement à ce résultât : ml novi.
Toutefois, il est certain que les diiïérentes espèces inscrites au n)6me rang dans notre seconde partie, ne sont pas d'égale valeur. Les affinités des R. siylaris^ R, canina lîl /}. subcinerea paraissent évidentes, aussi bien que celles des R. rubiginosa^ R. micrantha elR, sepium ; les intermédiaires ne seraient pas, je crois, difficiles à trouver.
J'estime que pour une flore restreinte, comme la nôtre, il est plus avantageux de les maintenir séparées. Mais, dans un travail d'ensemble sur le genre Rosa^ il serait, je pense, plus exact de les réunir, en réduisant les neuf espèces que nous avons indiquées à cinq : R. arvensis Huds., R. canina L., R. rubiginosa L., i?. tomenlosa Sm. et /?. pimpinelli/olia L.
Il appartient aux rhodologues autorisés par des études plus générales de se prononcer sur ce point. Pour moi, je souscrirais volontiers d'avance à la décision qui serait prise dans ce sens, persuadé que là est la vérité.
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