‹ Histoire des Roumains et de leur civilisationChapitre 51 sur 62 · I.L traité de Berlin avait attribué à cette de. ....... la · texte numérisé non relu

I.L traité de Berlin avait attribué à cette de. ....... la

nission de faciliter la navigation de Galatz aux em-

hures. D^s ' [>endant, l'A' se fil ad-

re. sur la p. , . iian du délé^^i.- : .iiiçais B«r-

rôre, dans la Commission riveraine, dont les droits

' sova. bien que sur toute n'eût pas un seul pouce ie terrain. Une conférence des Grandes Puissances, n'unie h Londres, accepta cette nouvelle situation, tout en exemptant du contrôle européen le bras russe le Kilia et en étendant, d'autre côté, ce contrôle jus- |u'à Braila. La Roumanie déclara ne pas pouvoir se

IIISTOIRR l>F<« MOI MAIN«

Se 'à CCH VX\ ; ll.it-. "^

plu. :...;. le roi Chu:. a ^i^taii. a. , .. ->i\

voisin sert>e. à l'inaugaration de» traviiux aux Porte?»de-Fer qn " '" iile arait en* se réser-

vanl abu^ it de pi!ot8. les canx

roumaines.

Des 18S . l()rs<iue l'Italie se lu:

ligue de ]' ,M devait être la Triple A . i

tianu apporta, au nom du roi Ctiarles, qui avait déjà fait parler dans r un des r' ' 's jeunes

servateurs, des «• , tes >> (m de la s(

«I Juniniea »), Titus Maiorescu, pour préparer le terrain, l'adhésion secrète de la Roumanie. C'était plutôt un moyen de se défendre contre la Russie et, d'après une expérience récente, contre rAntriche-Hongrie cll< même.

La question de la Transylvanie n'exista done plus pendant trente ans pour le gouvernement roumain; elle servait tout au plus à agiter l'opinion publique au profit des partis d'opposition lorsqu'ils c: étaient arrivés à leurs dernières ressources. I^ tion d'un parti national roumain dans cette pro^ et son action énergique n'eurent aucune influence sur l'attitude du T: m,>, et il regarda ave<

toute une séii< sures destinées ù d<

confessionnelle des Roumains et même l'autonomie d^l'F " ■■ ' M' qui '■ ' " !

du l'un Apj»

en 1891, aux diefs roumains, dont le grand crime été seulement d'avoir voulu présenter à l'Kr djuis sa Capitale «le Vienne, sous la forme d'u randam, les doléances de quatre millions de ^ fldèlea, acte qui fut retourné, du reste, par la (^ii.incellerie hongroise, sans (|ue le pli eût été même ouvert; ce procès monstrueux entrepris pour jeter en prison des personnes tont-à-fait innocentes, n'amena

RENAISSAMCK ROUMAINS AC SIX* SiftCLB 279

aucune représeatation de )a part de la Roamanie alliée; elle M soamit nu^me plus tard à l'humiliation de rlécorer le procureur qui avait «contenu l'ai-'- ••^on. Le» Maj?\arH en profitèrent pour mener t le-

n 1 dénationatitatrice: bientôt le |»arti

.... .4.. ....>ous, et un régime de terreur rendit

lue impossible toute manifestation sincère de la i : même lonqa*IN eurent abandoané

Il . pmamMU âcdorale. qui avait été an

moyen de protester contre le nouveau régime du duaî' * -T - .entés

;m ;.» par

des organes de leurs oppresseur--

R;is^uréH par cett*- " on à la . 1 Ku-

i. p» .-.1 traie, les p;i .rent cou -> lut-

tes stériles; après la chute de Bratianu, le vtbî organisateur du Hoyaume, le gouvernement tomba aux Ml 'i lis des « junimi^^s », élevés en Allemagne et j n à la Triplicc, puis des an-

>*-^rgi et d'Alexandre Laho-

f des libéraux. Démètre

A. Slurd^a, un de la génération de

ri'nion et le crc. — :-f,.isc roumaine autocé-

pliale. mats le pins chaleureux défenseur, par crainte <! *ri politique allemand* en Roumanie.

p , ;.>oar quelques années. Entre sa poli-

tique et celle de son soceesseor, M. J.-J. Bratianu. d'un côté. et. de r.iutre. <•■•"" ^ vieux conso; i «». des

ianimintes ay;int p<> i ^ l'intranHigt *• des

.\llemands, P.-P. Carp, junker transporté par le hasard su ■ 1 Danube, et enfin celle de M. Tafce

I I eur d'une brochure célèbre, deivtinée

I défendre ta Triple Alliance, devait former plus tard tn I :?rtT nservnteur-démocralr. destiné à se con- ! 1! , . (iernièrement, sont sa cUrection. avec le

parti conservateur des Cantacnaène et de Nicolas Fili-

28U IIISTOIRB DBS nOUMAIMI

pesi'U. U n'y eut jusqu'aux fjuerres balcaniques de 1912, an. " fTi^rence. Fl«l. î' u-

trales à ' ur, et ù Pin ^ ^ lU

profit de la classe dominante, tel fut le programme commun. Quant aux paysans, des Ir ' ' ''<ns draconiennes, assuraient le fruit de leur aux propriétaires, et. de temps en temps, sous la pression de leur mécontentement (révoltes en 1907, suivies d'une a réforme » des contrats agricoles) ils obtenaient des distributions de terres.

Renouveau national du peuple roumain. — Peu à peu cependant se produisit un changement profond, dont les dernières années virent les manifestations publiques et officielles, en même temps que s'alTaiblissaient la classe dominante et que l'esprit d'initiative abandonnait le pouvoir suprême; de même qu'au xvm* siècle, où contre la Roumanie phanariote se dressa le drapeau national des moines de Transylvanie, fils de paysans, et de Tudor Vladlmirescu, le paysan d'Olténie, on put assister au développement en Roumanie d'une civi^' 'finale et aux pro-

Srt-s naturels de la clasM e.

^ l'époque de Cuza, le mouvement littéraire était en pleine décadence: les journaux commenr * ' ur activité bruyante sur les ruines de la pros< ; o,

sans qu'un seul de ces périodiques eût un caractère vraiment éducateur. Bien qu'il eût donné à la grande année de l'Union quelques-unes de ses poésies patriotiques, bien inférieures cependant à l'hymne fervent par lequel le Transylvain André Muraseanu salua l'année libératrice de 1848, hymne qui est resté comme la " Marseillaise roumaine », Basile Alecsandri n'était plus le représentant d'une jeunesse poussée au combat par la foi et l'enthousiasme; il dépensait son talent dans des pièces de théâtre, & l'intrigue d'emprunt.

RENAISSANCB ROUMAINE AU XIX* SlàCLB 281

par lesquelles il servait souvent ses propres passions et celles de son groupe politique. Grégoire Alexandrescu s'était tu, terrassé par la paralysie, cl Bolintineatui. ministre de Cuza, répandait, à la veille de la maladie de nerfs à laquelle il devait succomber, les derniers restes d'un talent qu'il n'avait su ni développer, ni conduire.

La littérature historique florissait, mais surtout en ce qui concerne la publication des sources, chroni""-'^ et documents. L'exemple de Kogalniceanu lui-ru <!' > perdu pour les lettres, de Lauraian cl tW

lu... . „. éditeurs, avant 1848, du " Magazin historique pour la Dacie ". fut suivi par un émigré de Tran- •»v!\:uùf, ■ in oculaire, l'histoire dos

journées i. :c Plaj, .\lexandre Papiu

Ilarian. et surtout par cet infatigable travailleur, qui fn' ' un pcP'^ ' nd et original, bien que

]>;i = une insj ! . /;irrc. B. P. Hasdeu, ori-

ginaire de Bessarabie et même ancien offlcier russe. Mais ' mirent à la dis; ' '

très (J le ne fut que ti .

Alors que les chroniques éditées par Kogalniceanu av;nent créé le genre même de la nouvelle hi ' ' ^ il fallut que Hasdeu lui-même, doué d'un r> ble talent littéraire, employât pour des récits et des drames les r.'- ' '■ ns d'un monde archaïque. En fait (le nouvel: romans, on n'aura que des scè-

nes, d'un délicat travail littéraire dessinées par l'ar-

ch - ' Alexandre Odobescu et les tableaux de

ri) (ïvcment présentés par un humble chantre

• l'ei^lise, Niidl.is l'i'iinon.

La nouvelle liltéi.tlure s'annonçait sous des auspices enrorc plus mauvais: elle consistait dans un sim- I>It' jtu «le mots, < rirt aux

l<>M|smes français, , : Une réaci....

• I. stit se produire: les Junimistes commencèrent leur

283 H19TOIBB DM HOVMAIKt

eârrièf« par la publication d'une revue, les • Entr<v

liens Liltérmlrea •» (<'■'

exposant au ridicule <

et on redressant les exagérations de I

poraine, n' i ' re donné en écl

tique imi> sans horizons

rescu. ou des imitations du romantisme allemand. 51,

»• une fois, le fonds national, plein d'en —^

. ne se fût imposé aux compilateurs et aux , ticheurs.

Alecsandri cl son contemporain Alexandre Russo. élève des écoles de Genève, avaient recueilli déjà ces poésies populaires que le premier remania artistement avant de les livrer au public; le succès de sa collaboration l'encouragea à composer de toutes picces des ballades dont la succession devait donner une vraie histoire épique des Roumains. Si la Transiloanîa, revue de «< l'Association pour la culture de la langue et de la littérature roumaines » au-delà des Carpathes, fondée en 1861 par Saguna lui-même, par son collègue de Blaj et par les chefs intellectuels de la nation, ne remplit pas sa promesse de répandre le trésor de ces chants transylvains, dont la partie lyrique est absolument supérieure. Hasdeu, qui avait fait de son journal Traian, de sa r - - ,^

(Colonne de Trajan) un riri '^

historiques et en même temps de folklore, attira con 1i' 'unl l'ai' sur cette i ' • ' î

iii. des coi leurs de ton , >

mains s'empressèrent d'envoyer leur récolte. Les ri vu ir les élèves de Hasdeu. aoqnel on

a\ chaire à la nouvdle Université de

Bucarest (celle de Jassy. fondée aussi par Cuza. est ui peu plus ancienne), comme Grégoire G. Tocilesco. suivirent la direction imposée par le maître. Une grande* collection de chants populaires fut donné par G. Dein

IIENAIMANCE ROCMAIKB AU XIX* 81ÈCLF. 2S3

Teodorescti, à Bucarest m^me, et bientôt un professeur roumain de Rrasov. André B4rseanu. associe au phi> lolo^ue tchèque Jarnk. pi'*'' ••♦ le premier ^ •■•n..?? transylvain de morceaux i « choisis.

Les ' (>i des ju [ engugée*

aussi da.. c voie, et bit:.. ^s résultats.

Les paie s imitations germaniques disparurent, de même uru les fades pasticbes de la

poésie -. ancien diacre de iassy, mde

esprit jovial, fils du payaan Jean Crcanga, com-

vanta • aux é populaire si frappante: un ouvrier ty; de Bucarest,

Pier T ■ Ispirescu, abond ;;eiire, saas

;i\«*ii t r^n ndant la m< ute humour

rustique. Toute une littérature semblable suivit, attirant aux revues, aux calendriers. :

piiliiu L .ujours plus étendu qui r< pre manière de penser et de sentir.

Alors apparurent les tabteau^ [>an-iix il ceux qui ont créé ai

it. une si f^rande réputation, il n'y avait aucune v,..^...a.ité dans la vie des cJassm supérieures; elles ne faisaient que ré(u 1er ses modèles parisiens; on se ic dans l'iude des mœurs, simples et for- .. ... , „ . .un. Par Jean Slavici. originaire de Hongrie, on eât pour la première fois le spectacle de la vie rurale au-delà des mootagnea, et celle du poymn valaque trouva un interprète d'une finesse de touche extrême et d'un rare sens de la couleur dans Barbu scu Delavrancea, né daos un fauboni^ de Bn- Ilans Georges Coabuc, venu de Nasaud. en Transylvanie, l'àme pleine de rytiimes populaires, la poésic roumain. ' p— daut de «es aoOTeilet.

Quant à la vte l'i • truilM des centres urbuiiia,

c'est'^-djre de ce» couches sociales où se conservaient

284 iiiSTOinB DES roumains

même sous un aspect caricatural, tlù au mélange avec ■ lies, les cuutunii " fUt un

l il dans .1. L. Ci ut Usu

d'une famille d'artistes dramatiques, et qui sut manier le fouet d'une impitoyable satire.

Outre cette inspiration populaire, une connaissance approfondie de la littérature allemande, l'initiation k la culture classique, la piété religieuse pour le passé, un sens supérieur de la musique, du langage, contribuèrent à former la poésie complexe de Michel Eminesur, d'une forme parfois si rustiquement claire, parfois capiteuse par tous les parfums rares qu'elle dégage. Le grand poète du pessimisme, si habile à exposer ses idées abstraites, ses aspirations à la paix suprême dans le renoncement au principe même de l'existence, n'en fut pas moins un des restaurateurs du fonds original de la nation, par le rythme qu'il adopta, par la propriété des termes et leur énergie concrète, par sa profonde familiarité avec tout ce qui vient du peuple, par le timbre populaire de son àme elle-même. Fils d'un petit propriétaire moldave et ayant passé ses premières années à la campagne, les vicissitudes de la jeunesse l'amenèrent à Cernauti, où il fut l'élève du rénovateur même de la vie roumaine dans cette province, le Transylvain Aaron Pumnul, soutenu par les Hurmuzaki, puis à Blaj, où il connut le milieu renfermé, tout plein de traditions, des chanoines de l'Eglise unie, mais " ^ d'un peuple robuste vers la liberté n;i sait passer de longues années comme rédacteur d'une feuille de parti à Bucarest. L'unité roumaine, dans l'espace aussi bien que dans le temps, paraissait vouloir se mtDifester dans cette personnalité exceptionnelle, dont l'activité fut interrompue trop tôt par la folie et une nort tragique. Ses qualités se retrouvent dans celui qui fut le plus digne d'être son successeur, Alexandre Vlakuta.

RSNAISSANCB ROUMAINB AU XIX* SiftCLS 2S5

Cette littérature, venant des profondeurs de la vie nationale elle-même, accéléra le développement de la nation. Elle trouva ' ' adversaires. Vers

1890, le culte de l'iiii euse réapparut, et

il eut encore ses adepte cvue Sanwnatorul

V Le Semeur ". qui pami i i ' avec des col-

laborateurs appartenant à toul^ ,'rovinces rou-

maines, le culte du passé, le sentiment de la beaaté qui se dégage du chant populaire, l'étude attentive des réalités nationales s'exprimèrent de nouveau et gagnèrent la victoire. Les nouvelles de M. Sadoveano, de Sandu-Aldea ' les flnes esquisses psychologiques de J. bratescu-Voinesti n'ont pas la même origine), la pot-sie si «louce de tons et si riche en nuances de St. U. lusif. les grands éclats de voix qui se mêlent aux scènes rurales attendries d'Octavien Goga« inn dans la partie combattive de son œuvre par

, le magyare de PetôfTy, appartiennent à ce mouvement de réaction, dont l'inHuence dure encot

Les autres arts fo ' ' ' ir part à ceiie

grande œuvre de véi > analogue do-

mine dans la ■ s>'mphonie roumaine » de Georges Kncsco. 11 en est de même de la peinture nouvelle: Rniinescu et Cosbuc, mieux qu'Alecsandri, surfait et oreux dans ses scènes populaires, se retrouvent ^ les riches poèmes campagnards de Nicolas Gri- ^' i< scu Tmort plus récemment), dont les prés fleuris, les r; ins, les lents chariots traînés par

des Lu ^. les frêles pastourelles et les bergers aux clairs yeux noirs, donnent, sous un ciel bleu < !>erle. dans les nuages de poussière des grande .^^ics ou dans la transparence d'atmosphère des lisières de forêt, toute l'idylle rurale de ce peuple. C'est lui, ce peui)le. qui est "' * ". * ili-

sation motlerne; il donna ;ii , ^,,e-

miers de tes écrivains et de ses artistes: Enesco est

2S6 IIMTOIIIB DES noUMAINS

le fll« d'un fermier: Grigorescu avait commencé par fabriquer des icône» pour les églises de village. Non seulement par son labeur incessant, qui donne à la Hounianie agraire toutes ses richesses, mais aussi par d'autres manifestation, il a montré que l'avenir doit reposer sur ses robustes épaules; négligé, maltraité, pressure |)ar l'étranger et par les siens mêmes, ce peuple de paysans réussit, par son énergie invincible, à vaincre toutes les résistances, à maintenir la vitalité de la race. La vie des Roumains de Transylvanie ne repose

iir le cl' ' ne s'est pas t" '

, iication ii „nia et n*a pas fidèlement son héritage: maint évèque fut un fidèle

iir du g(Hi ■ i ■

■ ugra, aclt-^ et de trahisons au service du comte Tisza. de TËglise des Roumains orthodoxes. Elle ne ' ;i le

talent et L*s connaissances de la < lec-

tuels. qui, après avoir arraché aux prélats la conduite de la lutte pour le droit, se prêta trop souvent aux concessions et qui ne comprit pas toujours le seul rôle de protestation implacable que peuvent avoir ses représentants au Parlement des usurpateurs à Budapest: il y a eu parmi eux des opportunistes et de simples démagogues. Le vrai héroïsme ne se rencontre que dans les masses paysannes, qui. dans des élections faites à prix d'argent, sous le gourdin des agents et le fusil des gen icr leur

vote oral aux c.i.i .- , ics supportent une charge plus lourde que les 300.000 frères qu'elles ont en Bucovine, pays d'Etat autrichien, car à la contribution que leur impose le Trésor, elles en ajoutent volontairement une autre destinée à entrete- T 'c l'organisation ' "T' lise et toute la vie scoi l elles ne s'en ] it pas, toutes ûéres de vivre par elles-mêmes.

REXAJSSANCB ROUMAINS AU US* SlftCLC 287

Lù fMiysan roumain du royaume n'a pas été admis jusqu'à prendre part à la vraie rie politique: les quei- " ' <|uelquefois dans la Cham-

icnt au décor, et les électeurs du troisième Collège n'étaient guère laissés 11- . 1 ... , .r >çj. |çjj„ gympaihies réelles. L'état écolal de la claaae qui forme plus des trois quarts de lu nation n'a pas inspiré de trop lourds son.'H Hepuis !*• commencement de cette vie des partis <;iii •!. trait l'attention des administrateurs de leur ;our la reporter sur des Intrigues

, »iit, les paysans ont fait des efforts

louables pour profiter de l'école rurale organisée enfin (lof>tiis p mnées, par les soins d'un ml-

nistrt- a« . . nt démocratique, le professeur

Spiru ilaret. Alors qu'on ne pensait pas même à leurs mi V. r.s ;ts s petites économies pour

ooMiiiitiK* I . ite des maîtres d'écoles et

des prêtes, ce grand mouvement de coopération rurale, qui est en tr. ' ' * >former le pays.

Hn 1877. gagna l'indépendance était en

grande partie une armée de paysans. Mais, bien qu'il ' it de combattre l'ancien ennemi liéréditaire, le ien profane », il n'y eut pas un m<Nrp«Bent poire qui prépara, qui imposa la guerre. En 1912. ../. ^que la Confédération balcanique attaqua la Turquie, la Roumanie était incertaine de la vc^ à suivre: le chef i iiel des junimistes. qui se troovalt au

pouvoir. ........ .t ses cxMés le chef du parti conservateur-démocrate qui existait encore, le critique et le phiritus Maioreseu, se contenta de répéter la

<1 ion vainc de désintéressement faite en 1877

par la Roumanie. La politique de parti s'en mêla cepend : à C4^té des abstentionnistes, il y avait

les i> me guerre immédiate avec la eoiilition

entière. Le roi Charles, qui s*» rappelait son anden rôle

2S8 iiiSToins DIS novMAiNS

au proflt de la chrétienté de l'Orient, refusa d'obtempérer aux sommations de cette opi- Autriche, qui comptait sur un conll : •- et Bulgares pour arracher aux premiers le fruit de leur victoire, envoya à Bucarest, en ;•! ' .le général Conrad de Hoctzendorf, <i ijor impérial. Lorsque l'armée bulgare attaqua traîtreusement ses camarades, il y uvait à Bucarest des politiciens qui, ne pensant qu'aux avantages possibles, n'étaient pas décidés sur la direction que devaient prendre l'intervention roumaine.

Or, si la Roumanie, soutenue par la France et la Russie, put résister aux suggestions de l'Autriche, aux conseils mômes de l'Allemagne, elle le dut à l'esprit public formé par cette civilisation nationale dont les tendances étaient dirigées, non vers une expansion d'Etat vers les Balcans, mais vers la reconstitution de l'Unité roumaine primordiale au-delà des Carpathes. La campagne contre la Bulgarie, qui sauva < ment la Serbie et la Grèce d'un désastre, fut fai-. .... haine aucune, et l'annexion de la Dobrogea méridionale avec Dobritsch-Bazargic et Balcic, ne fut qu'uiv» mesure de précaution contre les appétits <le voisins qui voulaient arracher au Royaume son droit à la mer. Enfin l'enthousiasme populaire pour cette c.Tinpagne était une preuve t'vi<hnte de la vitalité \>a\sanne en plein essor.

Lorsque la guerre gcncrale éclata, vu août lui i. i la suite de la violence que l'Autriche voulait faire à la Serbie par son « expédition de châtiment ». les hommes politiques roumains, retenus par tout leur passé et intluencés par la grande autorité d'un roi fidèle aux « bonnes traditions ». hésitèrent encore une fois. I!^ "ut peut-ôtre bien qu'il fallait faire une

autre ]• ^ • . mais ce n'était pas la leur. Ce fut un grand succès inattendu que la déclaration de neutra-

RENAISSANCE BOIMAINB AU XIX* SIKCL.E 2t9

lité votée dans un Conseil de Couronne. Le roi Charles en mourut lentement (3 septembre 1915).

Les agitation > ({ui commencèrent un peu plus tard pour amener l'inter^'ention de la Roumanie du cdté de l'Entente, agitations qui n'étaient pas exemptes de ce même esprit de parti, n'auraient pas réussi contre tant d'intérrts roalisi-s tii faveur de l'Allemagne, si cette niOnic conscionci-. à laquelle demanda conseil la loyauté de Ferdinand I", neveu et taccesseur de ' I", n'avait imposé sa volonté à tous les partis,

.. % débris des junkers junimistes et quelques ennemis personnels du tzarisme russe. La manière dont, dans une lutte absolument inégale, les paysans roumains, auxquels on vient à peine d'accorder, par une réforme constitutionnelle, un droit plus large à la terre et celn ~ irent et combattent

encore, l'en; , i leurs frères de

Transylvanie et de Bucovine sont venus, quittant lea camps de |> '<>rs en Russie, se sacrifier à leurs

côtés, non ii ^ue la révélation d'une ftme « mol-

dave » dans la Bessarabie russe, montrent, plus que ' ' ' ■ ' 1 . qu'il y a dans cet Orient

pie de presque 14.000.000.

millions d'àmes, d'une ancienne civilisation originale, qui ne demanda " ^^fiange de ses souffrances millénaires, dont la • on du monde chrétien a profité, que le respect dû à ses droits incont

TABLEAU CHRONOLOGIQUE des princes ayant régné

TÂLACHIE SÉVF^r^v. 1247-12

MOLDAVIE

ib novembre 1364.

Vi \i)isi.\\ Vl.'icu ou Laico, i:iC4-ca. lZ6i).

I;vDf f. 1?,8.-

Page 1