GUARINI (CAMILLE
(Né à Modène en 1624, mort à Milan en iG83.)
Théatin. Outre des ouvrages sur l'architecture et la religion, il a laissé : Euclides adauctus et methodicus (167 1), où l'on remarque l'indication de procédés analogues à ceux de notre Géométrie descriptive; Mathematica cœlestis (i683)j que Lalande cite avec éloges, et Trattato di fortifie a:{^ione (1676).
SYDENHAM (tHOMAS).
(Né à W'inford-Eagle, comté d," Dorset, en 1624, mon à Londres en lô8o.)
Ildétinit la maladie un effort de la nature qui, pour conserver le malade, travaille de toutes ses forces à évacuer la matière morbitique. Les maladies viennent en partie de ce que certaines particules de l'air, qui ne sont point analogues avec nos humeurs, s'insinuent dans le corps et, se mêlant avec le sang, l'infectent et le corrompent; et en partie de différentes fermentations ou même de différentes pourritures d'humeurs qui séjournent trop longtemps dans le corps.
11 s'occupa beaucoup des épidémies et des influences qu'exer-
Neuvième Période.
cent, sur leur malignité ou leur bénignité relative, les saisons et l'état de l'atmosphère.
Il montra combien^ dans un même pays, une même maladie peut varier aux diverses époques de l'année, et indiqua les changements à faire subir au traitement, selon les circonstances. « Il y a, dit-il, des maladies qui attaquent dans tous les temps ; mais il en est d'autres et en aussi grand nombre, qui suivent des temps particuliers de Tannée. Très peu de médecins ont eu égard aux influences des saisons sur les maladies. »
Nous trouvons dans les Révolutions de la médecine de Cabanis ce jugement sur Sydenham : o Sa pratique fit u:ie véritable révolution dans la Médecine. Ce fut le triomphe, non d'un génie transcendant qui renouvelle tout par des vues générales et hardies, mais d'un observateur qui pénètre avec sagacité, fouille avec sagesse et s'appuie toujours sur une méthode sûre. Les théories de Sydenham étaient, il faut l'avouer, mesquines, ou même fausses ; et hors de son empirique, dans lequel un instinct précieux lui tenait lieu de tout, ses idées étaient en général étroites; cependant aucun médecin n'eut jamais une plus utile influence sur cette partie de l'art qui est le but de toutes les autres, sur la pratique; aucun ne mérita mieux, à cet égard, le titre de régénérateur. »
Il inventa la préparation de laudanum qui porte son nom, et indiqua la meilleure manière de prendre le quinquina, c'est-àdire après l'accès.
Sa doctrine générale était d'employer les débilitants dans les affections aiguës et les fortifiants dans les maladies chroniques.
De Cavalier i à Huyghens. 2 33