VIII PRÉFACE
diverses reprises, sur l'utilité, sur la nécessité même de rhistoire, n'a jamais fait une leçon ni composé un livre; il a seulement écrit plusieurs Lettres sur cette utilité, sur cette nécessité, et inséré, dans le Dictionnaire en trente volumes, quelques bons articles (1) comme spécimen d'études qu'il aurait pu pousser très-loin, si le courage ne lui avait pas fait défaut.
M. Malgaigne, en 18/il, a groupé pendant trois ou quatre mois, dans une des salles de TËcole pratique, un nombre assez considérable d'étudiants attirés par sa parole brillante, facile, passionnée, et par sa juste réputation ; mais ses leçons, que j'ai suivies avec grand plaisir, ne se rapportaient qu'à la chirurgie, encore n'avaient -elles presque aucune suite, M. Nalgaigne passant de la Bible aux Asclépiades,
heures du soir, le 5 brumaire an Yl (1797), au moment où le canon onnonçait la signature du traité de paix entre la République et l'Empereur d'Autriche ». En tête du tome IV, supputant le nombre des pages lU'W* (2160) que ferait son cours imprimé, Goulin s'écrie : « Je m'étonne comment j'ai pu venir à bout d'un si grand travail. » Ce cours représente le systômo historique de Schulze et de Le Clerc élevé à sa seconde puissance : mômes et plus amples divagations sur les peuples et les temps dont on ne sait absolument rien de positif; digressions interminables sur toutes sortes de sujets non médicaux ; aucune critique dans l'emploi des sources. \\ fallait que les a citoyens élèves » fussent alors bien patients ou bien inoccupés pour suivre un pareil cours, dont la préparation a demandé, en eiïet, des recherches immenses, mais parfaitement stériles. J'ai remarqué seulement quelques réflexions judicieuses sur la chirurgie homérique, des analyses exactes de plusieurs troités d'Hippocrate, mais sans que Fauteur ait pu établir une distinction rigoureuse entre les écrits qui composent la (k>Uection ; enfin une table synchronique des événements politiques et des événements médicaux. Dans le Cours lui-même il n'y a aucun ordre, aucune méthode. — Les autres papiers de Goulin (environ vingt volumes) renferment une foule de notes, à peu près inutiles, sur divers sujets de la médecine ancienne. Heureusement il a publié séparément ou dans ses Mélanges ce qu'U a écrit de meilleur, (l) Lettres et articles réunis on 1838 en un volume in-S"".