‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 215 sur 297 · Ctésiphon, située an faca, était la résidence royale · texte numérisé non relu

Ctésiphon, située an faca, était la résidence royale

ment absorbée, du moins pour quelque temps, par Tirrésistible expansion de l'empire parthe. Ses dynastes ou rois indigènes paraissent avoir été à ce moment dépossédés au profit d'une branche cadette de la dynastie des Arsacides [f] \

Mithridate avait amplement mérité le titre de « Grand- Roi des rois » qu'il se donne sur ses monnaies. Mais, parmi les vaincus, plus d'un ne se résignait pas à sa défaite. On savait depuis longtemps que les plus grands empires ne sont pas à l'abri des vicissitudes soudaines et que la guerre peut défaire ce que la guerre a fait. C'est à ce moment — autant que l'on peut ordonner tous ces faits dépourvus de chronologie — que, cédant enfin aux instances réitérées des « Hellènes et Macédoniens » ^, Démétrios II, roi presque sans royaume, entra en conflit armé avec le roi des Parthes (140/39 a. C).

Un plan grandiose s'élaborait dans son esprit au cours de ces deux ou trois ans que Justin nous représente comme voués à la paresse et aux vices d'une adolescence corrompue. Battre les Parthes à l'aide d'un soulèvement général des villes et Etats hellénisés ; ressaisir la suzeraineté dans ces régions de la Haute-Asie où les Séleucides n'avaient plus pénétré depuis le temps d'Antiochos le Grand ; puis revenir glorieux et puissant en Syrie pour abattre définitivement la branche rivale ; il y avait là de quoi tenter l'imagination aventureuse d'un jeune homme et d'un roi en détresse, qui se sentait haï et méprisé chez lui. Il comptait un peu sur les peuples qui l'appelaient, beaucoup sur le hasard.

Le succès sourit tout d'abord à l'audacieuse entreprise. Les promesses faites à Démétrios furent tenues. Le représentant de la civilisation hellénique vit accourir autour de lui non seulement les descendants des colons d'Occident, mais même les contingents des peuples d'Orient qui, « à

1. D'après Moïse de Chorène (II, 3), dont le témoignage mérite peu de confiance. La série des rois indigènes se continue par la suite.

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