‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 26 sur 297 · Plut., Demelr · texte numérisé non relu

Plut., Demelr

2. Ainsi se concilieraient les témoignages de Justin (XVH, 1, 4), d'après

fait pareille justice — cl par surcroît une bonne affaire — en mettant à mort les fils de sa femme Amastris, assassins de leur mère, et en s'emparant de leur héritage, la principauté d'Héraclée sur le Pont, dont il fit un douaire pour Arsinoé? Du reste, Lysimaque était de ceux pour qui la raison d'Etat répond à tout. Il avait mis à mort son gendre Antipater et condamné sa fille Eurydice à une réclusion perpétuelle pour ne pas leur restituer le trône de Macédoine qu'il avait fini par arracher à Pyrrhos : c'est par trahison et tentative d'assassinat sur la personne du jeune Ariston, roi des Pceoniens, qu'il avait annexé la Pa^onie : le meurtre de son fils n'était que le couronnement d'une série de forfaits. Cette fois cependant, la mesure était comble. Hellènes et Macédoniens manifestèrent leur répulsion pour le vieux tyran, bourreau de sa famille et redoutable surtout pour son entourage. Il avait, paraît-il, fait jeter et laissé mourir dans un cul de basse-fosse un haut fonctionnaire, l'hyparque Télesphoros, coupable d'avoir plaisanté sur l'infirmité V émé tique » d' Arsinoé. Il est probable que ses généraux en Asie Mineure engagèrent des pourparlers avec Séleucos et préparèrent leur défection. Philétaeros, gouverneur de Pergame, un client d'Agathocle, promit de livrer la place et le Trésor dont il avait la garde au roi de Syrie, et la cour de Séleucos à Babylone devint le refuge des mécontents. La veuve et les enfants d'Agathocle ainsi qu'Alexandre, un frère du prince assassiné, y trouvèrent un asile (283). Séleucos était entraîné dans une voie qui devait le conduire à une rupture ouverte avec Lysimaque. Celui-ci, du reste, prenait ses précautions en recherchant l'alliance de l'Egypte et négociant le mariage de sa fille Arsinoé avec le jeune Philadelphe. Il était enfin détroni[)('' sur le compte du malheureux

lequel Agathocle fut empoisonné ministra Arsinoé noverca, et de Memnon, 8 (FHG., III, p. 532), d'après lequel, le poison vomi, Agathocle fut tué dans sa prison par Ptolérnée Kéraunos. G. Corradi, Sidla uccisione di Agatocle (Uollett. di Filol. class., XVII [1911], pp. 2o7-2C0), rejette la version de Memnon.

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