‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 57 sur 297 · Justin., XXVII · texte numérisé non relu

Justin., XXVII

106 CHAP. IV. SÉLELCOS 11 CALLIMCOS

faire cause commune. Autant dire que Séleucos, traître à la cause dynastique, abandonnait l'Asie Mineure à l'Egyptien. Mais on constate aussitôt que Ptolémde n'avait nulle envie de conquérir l'Asie Mineure : il laisse Antiochos Uiérax en paix, si tranquille de ce côté que le jeune prince se met en tôte de guerroyer contre son frère. Le traité passé entre Ptolémée et Séleucos a dû stipuler l'abandon par le Lagide de toutes prétentions sur les provinces de l'intérieur du royaume, mais laissait entre ses mains, outre la Cœlé-Syrie (et la Gilicie ?), certaines places du littoral lycien et carien, Ephèse en lonie et Séleucie de Piérie, à l'embouchure de rOronte '. Ptolémée restait maître de fermer à son gré les communications d'Antioche avec la mer.

La guerre fratricide (233-226?).

C'est par conjecture que la date de ce traité est placée dans un intervalle qui, vu l'écart des opinions, va de 242 à 237 a. Chr. De cette date dépend celle que l'on assigne à l'offrande faite en commun « par les rois Séleucos et Antiochos » à l'Apollon milésien ^. Il est question aussi, dans un texte cunéiforme daté de 237, d'une rétrocession d'un domaine royal faite par les rois Séleucos et Antiochos « aux gens de Babylone et de Borsippa » ^ Les documents épigraphiques permettent au moins d'affirmer qu'il y eut un moment, peut-être quelques années, de concorde entre les deux frères, associés sur le pied d'égalité, avec préséance honorifique de l'aîné. Antiochos Hiérax paraît avoir été dès lors le collègue de son frère, roi d'Asie Mineure en résidence

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