Plut., De f rat. am., 18. Apophlh. reg., s. v. A. Hiérax
2. Conjecture fondée sur Appian., Syr.^ 63 (Ptolémée Aao5(xTjv xe èVxetvs, xat èç S'jptav èvéSaXs xai sç BaSuT^ûva T',>.aff8v), passage chronologiquement inacceptable, mais contenant peut-être — quoi qu'en dise Beloch [Gr. Gesch., III, 1, p. 698) — un renseignement à garder.
3. A quel moment in Lidiorum terra Seleuciis vicit, sed neque Sardes neque Ephesum cepit, Plolomaeus enim urbem tenebat (Euseb., I, p. 231), personne ne le sait. Séleucos soupçonnait sans doute une entente entre Ptolémée et Hiérax.
108 CHAP. IV. — SÉLELCOS II CALLIMCOS
les forces des coalisés. Il y perdit, assure-t-on, une vingtaine de mille hommes. On crut môme, durant quelque temps, qu'il avait péri dans la môléc (235?). Plutarque raconte que Anliochos Iliérax, croyant son frère mort, prit le deuil, cl que, en apprenant la vérité, il ordonna aux villes de lùler « le salut de son frère » '. Cet on-dit achève de peindre le caractère bizarre de l'oiseau de proie qui s'attendrit sur sa victime. D'après Polyen, Séleucos s'enfuit, à la faveur d'un déguisement % et réussit à regagner Antioche [f]. La suite des événements indique qu'il dut y avoir alors une paix conclue entre les deux frères, et que Séleucos se résigna à laisser Iliérax régner, non plus comme collègue, mais comme souverain autonome, en Asie Mineure.
Nous ne trouvons pas, dans tout le règne de Séleucos II, d'autre moment (vers 235) où placer l'expédition que le roi entreprit dans la Haute-Asie. Le bruit de sa mort avait couru jusque dans ces régions, éveillant partout le désir de rendre aux nationalités leur indépendance. 11 était bien tard pour reprendre la Bactrianc, mais un acte de vigueur pourrait peut-être refouler ou contenir l'expansion du nouveau royaume des Parlhes, qui, accru déjà de l'Hyrcanie, menaçait d'envahir la Modie et la Perse. Séleucos comptait avoir désormais les mains libres. Ptoléméc avait assisté en spectateur neutre à la querelle des deux frères, et Antiochos Hiérax était assez occupé chez lui, avec ses Gaulois et Attale aux aguets. Séleucos réunit donc une armée à Babylone et s'avança vers l'Orient. Il fut sans doute accueilli, on Susiane et en Médic, comme l'avait été quelques années auparavant Ptolémée : aux yeux des Iraniens, tous les Grecs se valaient. Mais il rencontra chez les Parthes une résistance énergique.