‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 188 sur 323 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

universités fut suspendu par la maladie et la mort du pape qui, d*aillears^ avait été mécontent du travail, et avait ordonné de retirer toutes les copies en circulation. Quatre ans plus tard (25 octobre 1317), la coU lecliou fut envoyée aux universités par Jean XXII; de même que Grégoire IX et Boniface VIII, il ordonna dans la bulle d*envoi qu'on se servît désormais de ce recueil dans les tribunaux et les écoles, mais sans exclure remploi d'autres compilations, comme on l'avait fait pour les deux recueils précédents.

Les cinq livres de cette nouvelle collection comprennent cinquante-deux titres et cent-six chapitres. Deux constitutions seulement appartiennent à des papes antérieurs à Clément V:

Ce recueil fut appelé d* abord Liber sepiimus decreialiitm ; mais l'usage a prévalu de très bonne heure de lui donner le titre de Constiltiliones demeutinj^ , ou plus brièvement Clemeniinœ, les Clémentines, Jean André le glosa dès Tan 132G- Il en existe de nombreux manuscrits^ et plus de cinquante éditions an* térieures à 1300. La plus ancienne qui soit datée est celle de J. Fiist et P. Schoeffer, Mayence, l^CO, L'édition romaine de 1S82 est le texte authentique comme pour les autres parties du Corpus juris canonici,

Priedberg a reproduit ce texte dans son édition; il l'a collationné sur huit manuscrits, et^ de môme que pour le Sexte, il a indiqué par un astérisque les variantes mises en note qui lui ont paru reproduire le texte original plus fidèlement que Tédition oflicielle K

' 1. V. Phillips, IV, 373. — SchtiUe, IT, 45. — rhciiberg, II, col. LVll.

§ 2. — Les Extravagantes de Jean XXIL Les Extravagantes communes.

Les décrétales de Grégoire IX, le Sexte el les Clémentines, recueils officiels de décrétales, composés par ordre des papes et promulgués par eux, firent tomber dans Toubli les collections privées qui devenaient désormais inutiles. L*ère des compilations est terminée ; le corps du droit canonique est fermé bien avant l'époque où Ton emploiera couramment Texpression de Corpus furis canoniei; il ne reste plus désormais qu'à étudier des textes invariablement arrêtés*

Il existait cependant, en dehors de ces recueils officiels, un certain nombre de constitutions rendues par différents papes, qu'on n*bésitait point à appliquer et qu^on transcrivait comme appendice à la suite des collections précédentes. Ces décrétâtes étaient glosées comme les autres dans les universités, et, en 1323j Zenzelinus de Gassauis donnait à Montpellier un commentaire étendu de vingt bulles de Jean XXIL

Le nombre de ces pièces varia beaucoup dans les éditions incunables comme il variait dans les manuscrits. Il ne fut définitivement fixé qu'à partir de rédition du Corpus jurU canoniei^ donnée à Paris par Ulrich Gering et Berthold Remboldt, sous la direction de Jean Ghapuis. Celui-ci plaça les vingt constitutions de Jean XXn à la suite des Clémentines, el il les repartit en quatorze titres rangés dans Tordre des recueils officiels des décrétales.

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