CHAPITRE L 2îl
ment reçu pour ces citations. Si l'on n'invoquait ces textes qii'accidentellcraentj il serait préférable, d'employer un mode beaucoup plus long sans doute, mais plus accessible aux lecteurs peu familiarisés avec les sigles des canonistes. Au lieu de dire :
G. k, D, LXIIi:
On déyelopperait ainsi ce renvoi :
« Ep. NicoL P. I Loihario Régi (A. 863) Ap. Corp. « Jur, Can. Decr, Grat. Pars I, Dist* LXIII, G. 4. »
Ce système a le grave inconvénient d'ôtre trop long et coûteux; mais Thistorien peut avoir souvent besoin d'indiquer la provenance et la date du texte qu'il allègue , et, pour rester dans l'exemple choisi^ d'avertir ïe lecteur que le passage cité est un fragment d'une lettre (perdue) écrite en 863 par le pape Nicolas I" au roi Lothaire, et que ce fragment se trouve dans la première partie du Corpus juris cano- 7iicij au lieu indiqué.
On arriverait plus brièvement au même résultat pour les personnes à qui le Corpus ;wm canonid ne serait pas complètement étranger^ en employant le mode suivant que nous croyons devoir recommander aux jeunes érudits :
C, 4, D. LXIII [A. mX Nie. I Loth, Régi.).
§ 2. — Décrétaks de Grégoire IX,
Elles ont été appelées pendant longtemps ^ comme on Ta vUj Exiravaganles decrelaks^ parce qu'elles étaient extra Decrelitrtt. Elles sont désignées dans les
citations par le niot Exira^ ou par les aigiea Ê, X^ ou X,
Ces (lécré taies sont divisées en cinq livres et subdivisées en titres et en chapitres. Le mode de citation le plus usité consiste à donner le premier mot du chapitre et la rubrique du titre :
Gp Quia in causis, X, De procuraioribus \
Pour retrouver ce texte , quand on n'est pas fami* iiarisé avec le Corpus juris cmionici, il faut recourir à la table alphabétique des titres, qui se trouve dans toutes les éditions modernes, et on y lit que le titre de procuraloribus est le trente-huitième du livre premier des décré taies. Quelques canonistes ou historiens prennent le soin de donner ces deux chiffres à ia suite de la citation :
G. Quia ï?t causis, Xj De procuratoribus (L 38).
Enfin l'usage commence à s'introduire de citer ces textes par leurs seuls numéros,
Il serait bon d'ajouter l'indication très sommaire de la provenance et autant que possible, de la date de la. pièce :
G. 1, X, V, :i (G, 18 Gonc. Later, III, 1179 «).
§ 3, — Le Sexte, les Clémentines et les Extravagantes^
Le mode de citation pour les autres recueils de décrétâtes est le môme, si ce n'est que le sigle X est
! . L*X sarmontd d'un li^ma (X) ne so Lrouvnnt pa^ dans toutes; Jes imprimeries, ou le remplace Je plus aouveut par \m X majuscule d'un a{\\ plus fort
que les cliifTj'es romains employés pour le numéro du livre àié dans ces dfïcrétaies de Gr^j^ûire IX,