CHAPITRE II
Souvent on réunit les gloses les plus importantes; pour les distinguer, on mit à la suite de chacune d'elles les premières lettres du nom de leur auteur. Les Distincliones, Apostille, Bepetitiones, ReportaHoneê, NotabUia ne portaient habituellement que sur des cha> pitres isolés; les Indices, Margaritœ et aussi Summœ étaient des tables ou répertoires des textes* Les Qus^siiones expliquaient les points de droit qui se présentaient dans un procès réel ou imaginaire; les Casm traitaient aussi de questions pratiques, mais rentrant souvent dans le for intérieur. Les Tractaius, Consilia étaient des monographies étendues sur une matière importante : de matrimonio, de acfiombuSj etc. On employait aussi quelquefois le mot sianma dans le même sens.
A répoque où commencent les recueils officiels de décrétales^ on avait épnisé tout ce qu'on pouvait dire alors sur le Decretum. La promulgation de ces nouvelles collections et Tinterdiction d'employer d'autres recueils de décrétâtes limitait rigoureusement le champ d'études. Le sens des textes était d'ailleurs assers clair pour qu'il fût nécessaire d'en donner une explication littérale, Aussi^ depuis 1234, date de la promulgation des décrétâtes de Grégoire IX, on trouve peu de gloses, mais un assez grand nombre à^Apparaius, Commentarii, Ledur^y DisUncUones, Repetiliones sur ce recueil comme sur le Seste et les Clémentines, Les Sttmmse ou Summm tituloritm étaient le plus souvent des résumés très concis des divers recueils. Les Répertoria, Lexica, Tabidm abrégeaient également les textes, mais en suivant Tordre alphabétique. On trouvait aussi à cette époque de nombreuses monographies, ou Tracta-
ttis; des recueils de sentences des tribunaux ecclésiastiques : Decisiones, Qurnstiones, Responsa, Consilia.
La plupart des manuscrits du Deot^etum et des décrétales qui nous sont parvenus contiennent les gloses les plus accréditées. Les premières éditions reproduisirent ces manuscrits avec leurs gloses.
SECTION II
TRAITÉS DE PROCÉDURE CANONiaUE
Formulaires. — Ordtnes judiciarii.
Tous les écrits des Glossateurs et Ganonistes du XII* au xvi'' siècle sont loin de nous oflfrir un égal intérêt. Si leurs gloses contiennent parfois des notions instructives, les Summœ, Apparatus, Casus, Tractatus, Repetitiones, Disputaiiones nous apportent bien rarement des renseignements utiles pour Thistoire du droit ecclésiastique.
Il en est tout autrement des traités de procédure où des canonistes expérimentés ont retracé les règles à suivre dans Tinstruction et le jugement des procès, et donné les formules des actes de cette procédure nouvelle qui a eu une si grande influence sur la formation de la procédure moderne. On doit donc donner une attention spéciale à ces traités pratiques qui traitent de Tordre à suivre dans les instances judiciaires. De ordine judiciorum, bien que leurs auteurs soient cités dans d'autres chapitres.
Mais il convient de mentionner sommairement les