‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 252 sur 323 · Formtdse Merov. et Karol. œr · texte numérisé non relu

Formtdse Merov. et Karol. œr

1882-86, in-4^

4. Recufii iiénéral dts jormulen usitées dam l'empire franc du V^ an X^ siècle, u 11 |i. CÛUW^, Î&HL

des papes aux empereurs, impératrices 5 patrices, exarques, consuls, rois et patriarches. Il contient encore les règles à suivre dans le sacre des papes et des évoques suburbicaires, la concession dn palim m aux métropolitains, les relations du pape avec les évoques d'Italie, Tadministration et Talienation dti patrimoine de l'Église romaine. Le cardinal Deusdedit s'en est servi et Gratien y a encore fait quelques rares emprunts. Il n'est plus cité à partir du xii^ siècle.

L'oubli dans lequel le Liber diurmus est tombé a fait conjecturer que ce n'était pas, comme on Pa cru^ un code officiel de la chancellerie pontilicale, rédigé par les archivistes du Saint-Siège. Si Ton écarte les formules nouvelles ajoutées par les éditeurs el qu'on s'en tienne à Tunique manuscrit qui subsiste, on se demandera si la grande chancellerie romaine aurait pu se contenter, pendant plusieurs siècles ^ d'un manuel aussi restreint. On y cherche vainement des instructions pour les actes les plus importants de cette chancellerie, et, ce qui est plus surprenant, plus de la moitié des pièces concernent les chancelleries épiscopales. Ce recueil pourrait donc n'être qu'une œuvre privée comme les recueils précédents.

Bien que le Liber diurnus ne contienne rien qui porte atteinte à la foi ou à l'autorité de l'Église romaine, les papes en ont, tour à tour, interdit puis autorisé la publication. On n'en compte pas moins de six éditions; les deux dernières sont celles de Migne^ et de M. de Rozière^

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