‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 272 sur 323 · CHAPITRE II. ZM · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. ZM

un canonîste. mais -il a résumé les règles générales du droit ecclésiastique dans les livres VIII-XI du Spéculum doctrinale, Tune des parties de cette vaste encyclopédie qu'il aurait rédigée, selon certains auteurs, pour Tinstruction des fils de Louis IX, sous le titre de Spéculum majus ou Bibliotheca mundi ^

Henri de Suse {Henricus de Segusia^ habituellement cité sous le nom de Hosliensis)^ né à Suse dans le Piémont vers le commencement du xiii^ siècle, étudia le droit romain à Bologne, sous Jacques Baudouin (f 123S), et le droit canonique sous Jacques de Albenga. Les anciens canoni^tes le qualifient de Juns utriiisque doctor ou monarcha. Il enseigna le droit canonique à Paris, et reçut le titre de prévôt d'Antibes. En 1244, le roi d'Angleterre, Henri III, le chargea d'une mission auprès d'Innocent IV. La même année il fut nommé évoque de Sisteron, en 1250, archevêque d'Embrun et, en 1261, cardinal» évêque d'Ostie et Velletri, d'où son surnom de Hostiensis. Il mourut à Lyon, en 1271. Son principal ouvrage est \me Summa super titulis Decretalium^ appelée au Moyen Age la Summa aurea, qui est en effet l'un des plus importants traités de cette époque ; on en a signalé onze éditions ^

Raymond de Penaforte, né près de Barcelone, vers 1180, étudia à Bologne, y reçut le grade de docteur en décret et y enseigna le Droit canonique. Entré eu 1222 dans l'Ordre des dominicains, il fut élu général de l'Ordre en 1238; mais il se démit bientôt de ses

1. Hist. lut., XVllI, 449. — Pliil- 1 2. Doujat, 600. — Sarti, 1, 360. lips, IV, 321. - Schulte, II, i20. | Phillips, IV, 325. — Schulte, 11. m.

fonctions pour cause de santé et retourna en Espagne, où il mourut en 1275, après avoir fondé avec Pierre Nolasque l'Ordre de la Merci pour le rachat des captifs. Il a été canonisé en 1601. L'Église célèbre sa fête le 23 janvier. Son œuvre la plus importante, après le recueil des Décrétales qu'il composa par ordre de Grégoire IX, est une Summa, Tun des premiers traités de cette époque où Ton voie apparaître la casuistique *.

Guillaume Durand, né en 1237 à Puimisson, près de Béziers , élève de l'École de Bologne , professeur à Modène, nommé par Clément IV auditeur général des causes du palais du Pape, ce qu'on appellera plus tard auditeur de Rote, puis gouverneur général au temporel et au spirituel du domaine de Saint-Pierre en Toscane, comte et gouverneur général de la Romagne et de la Marche d'Ancône en 1283, évêque de Mende en 1286, mourut à Rome en 1296 et fut inhumé dans l'église Sancta Maria sopra Minerva^ Les savants allemands l'appellent Durantis^ nom d'un village qu'il aurait fondé, ou Durand, forme donnée par l'inscription placée sur son tombeau à Rome; mais dans les écrivains du Moyen Age, les manuscrits et les éditions de ses œuvres, il est appelé Guillelmus Durandus, ou, suivant un usage assez général à cette époque, Guillelmus {filius) Durandi. Ce sont les noms qu'il se donne lui-même dans diverses parties de son livre. On trouve notamment Guillelmus Durandus

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