NOMENCLATURE DE LA TROUPE
MM. Félix Peyssard, régisseur en chef.
Ilippolyte Sonnet, régisseur de l'orchestre. Salesses et Duclaut, sous-régisseurs.
Comédie.
MM. Colson, premiers rôles.
Matis, jeunes premiers.
Lazowski, seconds et troisièmes rôles, raisonneurs.
Chateaufort, troisièmes amoureux.
Roussel, financiers, manteaux, paysans.
Constant, premiers comiques.
Amédée, seconds comiques.
Buée, pères nobles, raisonneurs.
Raymond, troisièmes rôles et confidents.
Sainti, grimes et caricatures.
Frédéric Henri, rôles de convenance.
Devauchelle, Duchateau j"% Lescure, Vaugeois, utilités, jimes Lagardaire, grands premiers rôles.
Malis, jeunes premières et ingénuités.
Alexandrine, secondes et troisièmes amoureuses.
Suzanne, soubrettes.
Bernard, caractères.
Wagner, secondes soubrettes, caractères.
Lécuyer, seconds rôles de tout genre et mères.
Mare, troisièmes amoureuses.
Lévesque, Ess, utilités.
Mina Roussel, rôles d'enfants.
Opéra.
MM. Tianni, EUeviou, Ponchard, etc.
Auzet, première haute-contre, Philippe. Gavaudan. elc.
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MM. Châteaufort, seconde haule-conlre, Féj-éol chantant.
Grignon, Martin, Lays, Solié.
Adolphe, première basse-taille, tabliers, Julliet.
Aniédée, Trial,
Sainti, Laruette, Julliet,
Frédéric Henri, rôles de convenance.
Laloi, Désessard, Duchâteau aîné, Iroisièmes bassestailles, coryphées.
Devauchelle, Duchâteau jeune, utilités.
Choristes, j^jmi-s Bellemont, première chanteuse à roulades.
Ferrand-Frémont, première chanteuse sans roulades.
Tliuilier, Pbilis, Saint-Aubin, Dugazon.
Dumetz, Betzy, jeune Dugazon, Saint-Aubin.
Mare, seconde chanteuse, jeune Dugazon, Saint-Aubin.
Bernard, première duègne.
Lécuycr, seconde nièi'c Dugazon.
Wagner, seconde duègne.
Ess, grandes utilités, coryphée.
Lévesquc, utilités, coryphée.
.loséphine, coryphée.
Mina Roussel, rôles d'enfants.
Choristes.
Ballet.
MM. Alexis Blache, maître de ballets.
Duclaut, régisseur.
Salesses, chef de l'école de danse.
Lacliouque, premier danseur .sérieux, mime. Théodore, premier danseur dcmi-caradère, Zépliirs, Page, premier danseur.
Poulou, second danseur et rôles mimes.
Coustou, second danseur.
Robillon, premier danseur comi(iue.
Dutacq, premiers rôles mimes, jtèrcs.
Duchâteau jeune, second danseur comique.
MM, Philippe, troisième danseur, coryphée.
Brive, second mime.
Blanchard, comiques, caricatures.
Seize figurants.
jVjmes Évelina Fleuret, première danseuse, mime.
Rivière, première danseuse noble et demi-caractère.
Laure Peyssard, id. id.
N..., seconde danseuse et première au besoin.
Zélie, seconde et troisième danseuse.
Léonline, troisième et seconde danseuse.
Betton, mime, rôles à baguette.
Anaïs, Aglaé, coryphées.
Clotilde, rôles d'enfants.
Seize figurantes.
■ Orchestre.
MM. Fournera, chef d'orchestre.
Hippolyte Sonnet, second chef d'orchestre. •losse, chef des chœurs.
MM. Olivier, peintre.
Dauzats fils, macliiniste en chef.
Rey, costumier en chef.
ABONNEMENTS
Les abonnements à l'année commenceront le 21 avril 1830, et finiront le 20 avril 1831.
Pour les hommes 275 fr.
Pour les dames 150 fr.
Les abonnements au semestre d'été commenceront le '21 avril et finiront le 20 octobre prochain.
Pour les hommes 1 50 fr.
Pour les dames 100 ïr.
avec faculté de renouveler au merae prix pour les six (krnicrs mois.
L'abonné jouira de toutes les représentations, concerts et
grands bals publics qui auront lieu aux heures ordinaires. Il ne pourra exiger de dédommagement pour les relâches autorisées, ni sous prétexte qu'il n'y a pas de place, ni qu'on la lui réserve, ainsi que l'ont toujours porté les cartes d'abonnement , attendu qu'il peut venir prendre sa place à l'ouverture de la salle.
On s'abonne, pendant le jour, depuis dix heures du matin jusqu'à trois heures apriis midi, au Grand-Théâtre, à la direction ; et le soir, à l'entrée de la salle , où il y aura un bureau établi à cet effet. Les titres d'abonnement seront délivrés de suite, pour éviter le plus léger inconvénient; en échange, l'abonné à qui il ne conviendrait pas de porter de l'argent sur lui, souscrirait un bon à vue recouvrable à domicile.
DIRECTION DE L. SOLOME.
Je viens, selon l'usage, annoncer au public le nom des artistes qui doivent composer la troupe du Grand-Théâtre; mais je crois nécessaire de faire précéder cette nomenclature de quelques observations.
Par suite d'une délibération du Conseil municipal de cette ville, approuvée par l'autorité supérieure, le Grand-Théâtre devait demeurer fermé, pour cause de réparations, pendant toute l'année théâtrale 1832.
Devenu cessionnaire des droits de M. Constant à la direction des théâtres, je crus devoir, tant dans l'intérêt des plaisirs du public, que dans celui des artistes et des pauvres, qui, durant une année entière , auraient été privés de la portion qu'ils prélèvent sur les recettes, je crus devoir, dis-je, solliciter de l'administration municipale l'autorisation de réduire à six mois la fermeture projetée et de rouvrir le Grand- Théâtre, au plus tard, le 2-1 octobre. Appréciant mes intentions, l'administration municipale s'empressa d'accéder à ma
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demande, et prit même envers moi l'engagement de me livrer la salle à l'époque que je désignais.
M. le Maire, dans sa sollicitude éclairée pour les vœux du public, traita avec MM. Cicéri et Gigun, pour la reconstruction des machines et du plancher du théâtre, pour la nouvelle distribution et la peinture de la salle, et enfin pour la confection de huit grandes décorations : deux d'entre elles ont été exécutées par M. Olivier, dont le talent a depuis longtemps été justement apprécié.
Sous la direction de ces artistes , le beau monument dont s'enorgueillit la ville de Bordeaux s'est rajeuni et a pris une nouvelle vie : la salle a reçu une élégante et riche décoration; sa belle coupole a été ornée de figures dues à Thabile pinceau de M. Yaflard , l'un de nos peintres d'histoire les plus distingués. De grandes améliorations ont été apportées dans sa distribution; l'amphithéâtre a été supprimé et remplacé par un parterre, que des bancs larges, bien rembourrés et garnis de dossiers, rendent aussi commodes que le parquet; de nouvelles ouvertures ont permis de diviser les galeries en loges de six places ; le parquet a été agrandi, et il y a été pratiqué, ainsi qu'à la galerie de l'amphithéâtre, des stalles telles que le public en désirait depuis longtemps ; les loges grillées ont été abaissées, et l'orchestre a reçu une disposition plus favorable.
Enfin, sur le désir que j'en avais témoigné à M. le Maire, ce magistrat eut la bonté de demander au Conseil municipal, qui l'accorda, l'autorisation d'éclairer la salle au gaz, et de remédier à l'inconvénient du froid excessif qui y régnait pendant riiivej-, à l'aide d'un système ingénieux de calorification.
Cependant, je devais ouvrir au milieu de l'année théâtrale, et je ne me dissimulais pas tous les sacrifices qu'il me faudrait faire afin de me procurer pour cette époque les artistes que je désirais offrir au public. J'ai fait de grands efforts pour y parvenir. On en jugera lorsque je dirai :
Que, pour avoir une première Dugazon, emploi dont Bordeaux était p)'ivé depuis ]ilii,si('iirs années, il m'a fallu engager
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pour six mois, comme première bassc-taillc, tandis que j'eu avais déjà une, le mari de M""" Sallard ;
Que, désirant remplacer M. Tianni, dont la voix un peu fatiguée ne m'eût pas permis de varier le répertoire, comme je me le propose, et de représenter le grand-opéra, j'ai traité avec M. Moreau-Sainti, que Bordeaux a toujours regretté ; et, pour l'avoir, j'ai dû engager, aussi pour six mois. M"*'' Moreau- Sainti, dont on connaît le beau talent, mais qui l'orme dans ma troupe un double emploi avec M""" Dutertre, déjà engagée pour les premiers rôles de la comédie.
Un des journaux de cette ville m'a fait, il y a quelques jours, le reproche de n'avoir pas remplacé M. Lachouquepar un danseur sérieux; mais, sur les explications que je lui ai fournies, il s'est empressé de reconnaître que depuis que MM. Albert et Lefebvre ne font plus partie de la troupe de l'opéra, on ne travaille plus pour les danseurs sérieux. Cet emploi n'existe pas dans les ballets nouveaux, tels que la Sylphide et autres ouvrages que je me propose d'oflrir au public, en remplacement du vieux répertoire que l'on joue à Bordeaux depuis trente ans.
Un cercle commercial devait être établi dans les magnifiques salles du Concert et des Grands-Hommes, et dans les appartements de la direction ; j'avais la signature de cinq cents abonnés; mais de graves inconvénients s'étant opposés à l'établissement de ce cercle, j'ai dû y renoncer momentanément. Le Conseil municipal ayant décidé que la salle du Concert serait ré]»arée, je conserve l'espoir de l'offrir pour foyer au public, d'établir un cabinet de lecture dans l'ancien foyer, et de disposer la salle des Grands-Hommes d'une manière agréable à MM. les Abonnés,
Si j'ai cru devoir augmenter un peu le prix des abonnements et celui du parterre et des secondes, j'ai cru aussi devoir diminuer le prix du paradis et celui de l'ampliitliéâtre des secondes; de cette manière, la classe peu aisée pourra se procurer à bas prix le plaisir du spectacle.
J'ai administre le Grand-Tliéâtre pendant quelques mois avant sa fermeture; on a paru rendre justice à ma bonne volonté, à mon activité et aux soins que j'apportais à la mise en scène des ouvrages. Ayant été directeur de la scène à la Comédie- Française, au Grand-Opéra et à l'Opéra-Comique, aucun des genres que je suis appelé à faire représenter ne m'est étranger. Je continuerai à faire mes efforts pour varier les plaisirs du public, en lui offrant beaucoup de nouveautés. De ce nombre seront les opéras de Robert-le-Diable et Guillaume-Tell, qui ont été couronnés à Paris du succès le plus éclatant.
Mon bail avec la ville finissant le 20 avril 1834, mon administration doit durer encore dix-huit mois , dans lesquels se trouveront deux hivers et un été; j'ai cru en conséquence ne pas devoir faire d'abonnements à l'année, mais des abonnements, soit aux six mois, soit pour les dix-huit mois que doit durer ma direction. Les abonnements aux dix-huit mois pourront être payés par moitié, de neuf mois en neuf mois.
Donli'aiix, le 18 octobre IRô^.