Danie
Quant aux peuples du Nord habitant la Danie ^ la Suède, la Norwége et l'Islande , ils paraissent, ainsi que nous l'avons dit, avoir été la partie conservatrice de la tradition théologique et hîstorlqtie de ces nations nomades ^t guerrières , qui
avaieot toutes gardé la mobilité coloniale du
groupe de Japhetb.
Nous ayons vu les Kimris s'établir les premier^ avec des géans études nains , et enfia la Dani^ être nommée par Dan. Le Gothland , la Zélande^ la Scanie , la Hallandie , avaient 4éjà reçu Içurs noms aussi.
Dès le principe, mie guerre s'éleva entre le$ Kimris et les Teutons , qui devaient rester long» temps ennemis. Cette lutte , ainsi que celle des races bâtardes qui allèrent chercher, coiitre les races anciennes qu'eljea voulaient déposséder, leurs secours . en Germanie . : les réformes 1er gislatives qui en furent la suite :. Tuai té, qui jLâcha de s'établir entre la Danie , la Suède > la Norwége et les îles de la mer Baltique ; et le^ tentatives pour constituer l'influence religieuse et politique des femmes, formèrent lapli^ grande partie de l'histoire du second âge de ce pays , qujj^ ^t renferméedans desdétails historiques fortcomplexe&i Ces détails seraient trop longs à expliquer, et ce que nous venons de dire suffît pour amener à la réforme morale du nouvel Odin , sous l'influence duquel la lutte pluralitairè antérieure se réduit à deux peuples ennemis , la Danie et la Suèdé« Aloj^s ^ toutes les vieilles races s'entre-tuent ; et cet im* mense et dernier sacrifice du passé y consignée
dans le poème des Niebelungen et les Eddas, laisse surgir la constitution par Odin de rhomme individuel , dont la science consiste dans la méfiance et le doute, l'acte pratique dans la guerre, et la morale finale dans le suicide : c'est-à-dire que, résumant en l'homme la doctrine de séparation du premier âge , Odin s'isole au milieu des autres et au milieu du monde , dont il sort volontairement pour aller jouir des plaisirs matériels qu'on goûte au ciel.
Cette réforme religieuse, comme toutes les nouvelles constitutions de ces temps, jeta au dehors des bandes migratrices : les unes , les Juthes et les Angles , allèrent en Angleterre ; et les autres, les Longbards, vinrent en Italie, ainsi que nous l'avons dit.
Toutes ces nations , qui s'étendaient du Rhin à la mer du Nord , étaient divisées le plus généralement en nobles , qui étaient prêtres et guerriers , en peuple ou agriculteurs et ouvriers , et en esclaves possédés absolument et séparés même de l'habitation sociale. Les sacrifices humains , suivis même d'anthropophagie, y étaient encore pratiqués à l'époque où le Christianisme soumit ces peuples. Aussi furent-ils les derniers de l'Europe à reconnaître la nouvelle loi; et même après que Charlemagne les eut vaincus, ils envoyèrent