‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 172 sur 187 · Russie · texte numérisé non relu

Russie

Le peuple russe , sorti de la race nomade des Slaves, branche elle '-même de la race tatare fille de Turk, fils de Japheth , établit son premier centre sacré à Novogorod. Cette ville sainte avait déjà un certain degré de puissance, lorsqu'elle fut conquise par un peuple d'origine Scandinave , descendant de Gomer, . toujours en guerre avec les Slaves ses voisins.

Sous cette domination étrangère , les Russes s^étendirent encore ; et , vers le dixième siècle ,

*cei emjHre du nord eut le sort que kè dçux eisi^ pires d'orîeiit et d'occident avaient eu au commencement du quatrième et du sixième siècle : le christianisme y fut constitué. De même qu'à Byzance , rimpératrice Hélène : de m^œe que chez les Francs* la rme€lotilde : de même qu'a» Angleterre, la reine Berthe, avaient contribué à «cette conversion : une £emme , en Russie, la prio* cesse Olga , accomplit le même acte sameur/ - ' Mais lorsque vint le schisme grec , en vain les 'pafies cherchèrent^ls à retenir le peuj^e russe -dans l'ÔPthodoxie : son impuissance spirituelle et sa tendance à la dominaticm parla Jérce-^ .hâ firent adopter le schisme de Photius, qui regardait comme égales deux personnes de la Trinité que l'Ëglise catholique hiérarchisait. Aussi allonsnous voir ce dogme produire son résultat inévitable..

Vers le quinzième siècle , après qae les Russes •se furent affranchis du joug du grand Khan de Tatarie dont nous pariions toutHà^'heinre^ commença la ccàfôtitution de l'empire russe tel que nous le connaissons aujourd'hui • Iliit de hii-^méme la seule chose qu'il fût capable de faire : il c(m« stitua l'unité de pouvoir par la force ; et il représenta cette unité, suivant la pratique nécessaire .du dogme grec, par l'unité compacte et immobile

€HAPrrRE III. 5ô?r

d^mi enspereur chef religieux et guerrier, dômi<itaùtlanobkisseqiiîjusque^làâTait servi tibremeht de ses armes* Cette féodalité est donc devenue uûa srmée4:;&Êomsaaàéù par un empereur pour soa^ mettre et ixwuteutr en senrittide une lûifititude ' de peuples difflérens^ dans laquelle ue s'èdt fomné aucun corps à hiérarchre> spirituelle, semblable à notre fédération des conimunes.

Une transformation de ce genre était impos^ sible à la Russie , comme à toutes les nations qui n'ont pas gardé au-d^sus d'elles le signe de la hiérarchie chrétienne formulée par l'Église catholique^

L^état èè dégradation dai^ lequel se irouTe le prêtre russe éloigne même toute idée que par lui aucune applicatîozi chrétienne puisse èdre faite à ce p^iple. Sans dcmte les serfe du nord ont plus de moyens de conservation que nos ouvriers ; mais ces derniers sont dai» la voie qui mène à' la liberté morale, et à l'accomplissement libre de la volonté de Die» piar le dévouement qui doit ame* ner la hiérarchie ^rituelle et la fraternité uni-^ verselle , derniei^but du christianisme.

Ne pouvant rien créer avec le schisme grec, Tempire russe a reçu de l'Europe centrale ses arts , se^ sc^ices et son industrie. '

Hais^ si l'onilé stérile et scbismai^^pie ; telle

que celle de la Russie , est incapable de i^onduire à la réalisation chrétienne , la pluralité catholique qui reste basée sur le droit de race » sans S'unir à Funité féconde, «t sans abandonner ses droits à l'étré possédé , est Incapable aussi d^un résultat progressif, malgré son orthodoxie* Li^utrç partie de la race Slave ^ les Polonais^ vont nous en offrir Ja preuve.

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