CHAPITRE n. lil
Atlantes d'Afrique , et , comme partout , divisés en deux grands groupes ennemis. L'un était dans le Péloponèse , composé des sociétés pluralitaires condamnées par Zeus; Fautre sur le continent grec , formé de Zeus et de ceux qui avaient reconnu son unité.
Les groupes condamnés étaient : — les Titans , parmi lesquels se trouvait Prométhée , le voleur du feu animateur ; Hera ou Junon , la grande mère , déesse de TArgolide , qui avait affranchi son fils, Tesclave mutilé, cetEphaistos (Vulcain), habitant boiteux des Hypogées et transformateur matériel , duquel était née en outre une race bâtarde , Pandora la femme , source du mal , sortie des lieux inférieurs ; enfin les Géans , cette pluralité désordonnée et violente d'êtres bâtards , doués d'une grande force matérielle.
De l'autre côté de l'isthme de Corinthe se trouvait au contraire Zeus , en Thessalie , reconnaissant son père céleste , Kronos ou Saturne , et une femme triple et vierge, la grande Hécate. Il avait adopté en outre les deux enfans de Leto , Apollon et Arthémis ; Athéné , la vierge savante de TAttique ; Poséidon ou Neptune, qui habitait l'extrémité de l'isthme de Corinthe ; et Aidés ou Pluton , établi dans l'Attique ; lesquels formaient tous des fonctions secondaires de son unité direc-
lis HISTOIRE DU PREMIER AGE.
trice. Enfiù la race bâtarde des Briares aux cent mains le gardait contre ses ennemis.
Le lieu maudit , séjour de la pluralité antagoniste de Zeus, s'appela le Tartare ; et la montagne sacrée , centre de Tunité de ce dieu , se nomma l'Olympe.
Mais nous avons vu qu'une partie de la colo* nie , qui venait peupler la Grèce , s'était arrêtée en Thrace sous le nom de Maneos ou Maneros ; et là nous verrons se former deux grandes unités , l'une religieuse » l'autre politique , qui succéderont aux deux grandes races du second âge : les Pélasges du Péloponèse , et les Hellènes du continent opposé.