CHAPITRE L
mage après qu'il les avait purifiées par Tiiitroduction' du soc sacré.
Il élait donc impossible de former une unité plus absolue, plus compacte , où se réunissaient, dans une sorte d'égalité , l'esprit et la force , l'origine céleste et l'origine terrestre , représentées par un seul être possesseur de toute la société. C'était un mélange de la tendance de la fonction japhétique à produire le dogme du fils de la mère, unité à double nature , être de milieu , et de celle de la fonction sémilique à constituer l'unité mâle qui faisait le père maître de tout.
Aussi cette double disposition se retrouvet-elle dans le reste de l'organisation sociale chinoise : l'initiation mandarinique , qui confond tous les nobles en une seule classe , et la conservation de l'esclave avec le droit de le punir de mort ( pratiques qui se rencontrent chez les nations de cet âge qui ne sont soumises qu'à une réforme ) se joignent à l'injonction sémitique, qui se retrouve dans les révélations indiennes , de ne pas sortir du centre sacré , et de n'avoir aucune communication avec les étrangers , qui ne doivent pas y entrer.
Il en est de même dans la famille. Ainsi , en même temps que le père et la mère sont considérés comme deux puissance unies , le père doit
être plus révéré , parce qu'il est Tesprit et que la mère n'est que le corps ; et il peut vendre ses femmes et ses enfans , qui sont aussi punis de mort pour les paroles ou les actes les plus légers de désobéissance : les enfans ne peuvent.en outre s'établir hors du domicile pâlernel.
Le summum de la pratique morale , qui impose à tout homme le devoir de tenir le plus invariable milieu entre la passion et la raison, peint bien l'organisation stérile de ce peuple, qui s'est appelé à bon droit lui-même le Royaume du milieu. Son activité la plus générale n'a pour but que de conserver ses souvenirs historiques personnels , et de cultiver la terre pour se nourrir. Enfin , n'ayant pas même eu le courage d'adopter le dernier terme de sa doctrine, dans la dernière hérésie indienne, le Bouddhisme, qui confond l'esprit avec la matière , ce peuple a encore aujourd'hui assez de férocité égoïste pour martyriser les missionnaires chrétiens.
Cette organisation , mélange du principe autochlhone, de Tsin et du principe importé par le Radjah hérétique indien , ne se constitua dans le second âge qu'après de longues luttes avec des ennemis intérieurs, tels que des races bâtardes , des aristocraties révoltées contre le principe unitaire qui voulait s'établir ,