‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 99 sur 187 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

grand législateur, ciTilisateur et conquérant , de la Perse^

Une partie de la race bâtarde noutelle fut cependant adoptée pour son adresse et son iutel- Hgence dans le langage, la culture, la devination et la musique. Alors se forma une organisalion sociale composée de quatre classes : les prêtres , les guerriers , les laboureurs et les ar* tisans.

LesGéans, ennemis intérieurs, restes des êtres monstrueux créés par un crime , et les^ Arabes , ennemis extérieurs de toutes les grandes civilisa-^ tiens de l'Asie et de l'Egypte , furent domptés ou ebassés alors , par les guerriers de cette société puissamment organisée. Mais une division dans les hautes races du pays , en royaumes du Touran et de l'Iran, ennemis l'un de l'autre ets'entre*détruisant , amena bientôt une dynastie nôùyelle ^ celle des Kaïanides , qui succéda aux Pischdadiens. Cette nouvelle race réunit en unseul empire les deux royaumes babylonien et médo-perse : ce fùft elle qui conquit TÉgypte , la Judée , toute la Haute-Asie et l' Asie-Mineure de* l'Inde à la Mséonie , et qui porta la guerre jusqu'en Grèce.

s Elle avait adopté la doctrine de Zoroastre , sorte de résumé adouci de l'ancienne morale dea

i9i HISTOIRE DU SECOND AGE.

Sémites , que ce réformateur avait superposé aux nombreuses sectes qui divisaient alors la Perse^ La était conservée la séparation de tous les êtres en purs et en impurs , qui ordonnait l'extermina* tiondu mal. Dans la race pure, qui était celle des Parsis , la fonction royale était seule héréditaire : le reste de la nation ne formait qu'une seule masse divisée en trois classes , les prêtres , les militaires , et les laboureurs , dans lesquelles le Parse pouvait être appelé à toute fonction , quand il avait passé par tous les sacrifices purifîcateui'S que chaque âge amenait.

Les grands actes d'expiation étaient le mariage , le labourage , et diveirses pratiques purificatrices ou de sacrifice.

La polygamie était permise. Cependant il n'y avait qu'une seule femme légitime , qui pouvait être la mère ou la sœur du Parse , mais qui n'avait de dieu que son mari. Une fille qui voulait rester vierge était vouée à l'enfer.

Cette unité religieuse et politique avait, comme cela arrive toujours , donné une nouvelle activité conquérante aux chefs guerriers de cette race,^ Mais celui qui voulut pénétrer en Grèce , Darius, filsdeGuschtasp, fut arrêté par la fédération grecque à Marathon ; et dès ce moment la puissance^ perse commença à décliner, pour finir par tom-

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