‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 24 sur 236 · Tome IV, page · texte numérisé non relu

Tome IV, page

4. Expressions de Buffon (Tome IV, page 9). Les vues de Buffon ne s’étendent, je l’ai déjà dit, qu’aux animaux vertébrés : ce sont les animaux qu’il désigne par ces mots : les animaux qui ont de la chair et du sang.

sur l’economib animale. 43

les plus essentielles, puisqu’elles sont les plus constantes, les moins sujettes à varier.

« En prenant, dit-il, le cœur pour centre dans la machine animale, je vois que l’homme ressemble parfaitement aux animaux 1 2 par l’économie de cette partie et des autres qui en sont voisines: mais plus on s’éloigne de ce centre, plus les différences deviennent considérables, et c’est aux extrémités qu’elles sont les plus grandes ; et lorsque, dans ce centre même, il se trouve quelque différence, l’animal est alors infiniment plus différent de l’homme ; il est , pour ainsi dire , d’une autre nature , et n’a rien de commun avec les espèces d’animaux* que nous

considérons 3 Une légère différence dans

ce centre de l’économie animale est toujours accompagnée d’une différence infiniment plus grande dans les parties extérieures3. »

Voilà donc la subordination des parties extérieures aux parties centrales clairement établie. Mais Buffon ne s'arrête pas là : dans l’enveloppe même, il y a aussi des parties plus

1. Entendez toujours les animaux vertébrés , et particulièrement ici les quadrupèdes et les oiseaux.

2. Tonie IV, page i 1. N’a rien de commun ; s’il n’y a rien de commun, il n’y a donc pas de dessein suivi, ou plutôt, et à parler plus exactement, il n’y a pas un seul dessein suivi.

Page 1