IV. — Hypothèse des générations spontanées
Au moment où Buffon reproduisit les générations spontanées , elles étaient oubliées, et, selon toutes les apparences, pour toujours oubliées.
Les méprises des anciens étaient trop palpables.
Aristote dit que les chenilles viennent des feuilles vertes 1 ; les puces, d’une légère fermentation qui s’excite dans les ordures7; les poux, de la chair3 , etc., etc. ; plusieurs poissons, soit du limon , soit du sable4, etc. Il dit enfin que « tout corps sec qui devient humide, et tout corps humide qui se sèche, produit des animaux, pourvu qu’il soit susceptible de les nourrir5. »
Les travaux de Redi, de Swammerdam, de Vallisneri, avaient depuis longtemps détruit toutes ces erreurs. Redi, le premier, avait montré qu’on trouve jusque dans les animaux qui vivent dans d'autres animaux 6 des mâles, des femelles, des
1. Histoire des Animaux , traduction de Camus, tome I, page 287.