‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 70 sur 236 · FIXITE · texte numérisé non relu

FIXITE

ferait pas une espèce, non plus qu’un milliard d’êtres semblables qui dureraient aussi toujours; l’espèce est donc un mot abstrait et général, dont la chose n’existe qu’en considérant la nature dans la succession des temps, et dans la destruction constante et le renouvellement tout aussi constant des êtres b »

L’espèce, comme il le dit encore, n’est qu’une suite d’individus.

« Il n’existe, dit-il, que des individus et des suites d’individus, c’est-à-dire des espèces2. »

L’espèce est donc une succession, une suite : comme je le disais tout à l’heure, l’espèce est une reproduction continue, et puisque Y espèce n’est qu’une reproduction, Y espèce nécessairement

fixe et constante.

Concluons donc, et concluons avec Buffon luimême, lorsqu’il voit bien : que la nature « imprime sur chaque espèce ses caractères inaltérables3; » que « chaque espèce a un droit égal à la création4; » que les espèces, même les plus voisines, « sont séparées par un intervalle que la nature ne peut franchir5 ; » et que cc chaque es-

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