CONTACT DES JUIFS AVEC LES PAIENS
Cette prépondérance du scribe est le trait caractéristique de toute cette longue période. Au lieu du prophète qui parle directement au nom de Bleu et qui ajoute une page nouvelle à la révélatîon,. nous ayons le grammairien qui la dissèque. De même qu'à la pé-^ riode créatrice de la grande poésie heUénique succède la période des Aristarques alexandrins-, qui ne savent plus que classer les trésors de Tancienne litté* voCiurc et souvent les ensevelir sous des gloses péf dantes, de même la période des. Esaïe et des Jàrémie est remplacée par colle des Gamaliel et des docteurs de la loi. Le résultat le plus grave de cette toinsfarma'^ tîon est de donner à la religion un caractère exclusifveiaent mtellectuel, de la réduire en système ^, de' refroidir par 1& même la piété.
Le contact des Juifs avec les autres nations, stfréqoent depuis Texil, leurs nombreuses émigrations volontaires après leur émigration forcée ,. les colonies qu'ils fondèrent à Babylouc, à Alexandrie,, et dans toutes les grandes villes de TOrient et de TOccident civilisés, où ils commencèrent à manifester leur aptitude pour le commerce, voilà autant de faits dont il feut tenir compte pour comprendre leur état religieux au commencement de Tère chrétienne. Gq)endant il nous parait certain que Tinfluence qu'ils exercèrent fut beaucoup plus grande que celle qu'ils subirent. On compte par nfillicrs les prosélytes sortis du paganisme pour embrasser le judaïsme, tandis que le paganisme ne fit aucune conquête sur ce peuple méprisé et vaincu, mais qui puisait dans sa défaite même la haifie ar-
DECX OOCaiANTS DANS VE JUDAÏSME. SfS
deûte de Tétrang^r. On ne pe«it cependant oontester qu'un certain nombre de Jirifs n'aient essayé <de cosnbiner soit lets résultats de la philosophie ^reeque, soit la phflosophie orientale ayec renseignement de rAn«îm Testament. Plus on s'éloigne du centre Teligienx de la nation , plus cette influence se fait sentir ; an eontiiaire pins on se rapproche de Jérusalem , ptos elle est faiUe et imperceptible.
On peut, dans le judaïsme de cetle pérMte, distin^ ^uer deux courants très différents : Vnn qai roule dans ses eaux troublées tous les préjugés nationaux, tcnites les ^reurs Importées du dehors : c'est le oourast ém judai^sie déchu, qui s^ éloigne toujours pins die m^ymàé tradition religieuse ; le second courant est eefad du jitdalsme normal, héritier des prophètes, instruit «fc épuré par toHîles les tristes expériences du présent et portant vers TaYenir le regard assuré d'une espéraoee ferme. Son existence nous est révélée d*tiiie manière 'Certaine par ces Israélites craignant Dieu et 'attendant le Messie, qm nous apparaissent sur le seuS Mfe ThistrA^ ëvangélique. B était natordl ^[ue le secwid courant ftA beaucoup moins f^emarqué que le premier; car eélui-ci entraînait , depuis qu'il n^y tivatt? plus «4 rots pieux, ni prophètes , tous les principaux de la mttiou. Le judaïsme normal vi^t ^lans Foiri^, mais fi est évident pour ne«s que san apparitiofii à la lumièBe, au Commencement de rhistoire évangéfique^ *iît saiffir sous nos yeux fe dernier anneau d'une chaîne à^ longue. CTert 4 tort qu'on Ta né^ê, car cm a «*é amené par là à rattacher trop iniimenei^ l^Sgf&st élmk-