LE PEUPLE
Et avec ton esprit.
l'évêque.
Allez en paix.
C'est ainsi que se célébrait le culte chrétien au troisième siècle, non sans quelques innovations dangereuses, mais avec une grandeur simple, une effusion de louanges et an élan de prières qui en faisait un acte véritable d'adoration, le sacrifice réel et moral de TËglise, dans la prière et Faction de grâces. L'art en est encore presque absent, bien qu'un lyrisme plein de largeur et de flamme jaillisse spontanément de ces cœurs pénétrés. L'esprit
* Ëà^apiOTOUtASv 70t. (Ântenicxna^ p. 25.)
aTO CARACTËBi QÉHKIUhL D0 QJLTE.
diirin souffle enrcore librement an tr^rers ée ces fouies simples. Jamais il n*a eoorbé plus profontléiiieiit dam la pondre TÀme pénitente, et ne Ta releyée plas baut dam la joie de son pardon e^^t la ferveur de sa gratitude. L'antd proprement dit manque encore, mais il est dans tons les cœurs. Il est surtout dressé dans les prétoires et les cirques, partout où coule le sang des confesseurs. Nous n*ayons pas craint de reproduire dans leur abondance un peu monotone les prières de TEglise, car' c* est ainsi que se formait cette atmosphère pénétrante qui enve* loppait Fàme chrétienne, la préserrait des souîUuresda monde païen, et la rendait capable des plus hantes vertus et des plus héroïques souffrances. Bien ne montre mieux ce qu'était le Christ pour elle. Il était tout ensemble le Yerbe créateur et le Sauveur charitable, le fils de Dieu, le frère et Tami. Elle trouvait des paroles de feu pour exprimer sa tendre vénération pour lui. Voilà pourquoi Tunitarismc lui parut, dès sa première manifestation, l'hérésie du cœur aussi bien que celle de l'esprit. la foi dans le Christ -Dieu était inscrite au plus profond de son ame; chacune de ses prières exprimait cette foi qui était sa raison d'être. Ce n'est pas à l'Eglise de ces premiers siècles que le divin maître eût pu dire comme au pharisien de jXaïn : « Tu m'as reçu, mais sans me donner un baiser. *» La pécheresse arrosant ses pieds de pleurs et de parfums ne lui a pas montré plus d'amour que l'Eglise des martyrs. Qu'est-ce que l'Eglise en réalité, si ce n'est une pécheresse pardonnée adorant le Christ ?
Le culte tel que nous l'avons décrit était le culte ordi-