‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 447 sur 613 · SPIRITUALITÉ DU NOUVEAU CULTE · texte numérisé non relu

SPIRITUALITÉ DU NOUVEAU CULTE

premiers jours de l'Eglise sous prétexte qu'il a moins de liberté et qu'il est réglé avec plus de soin. Ce serait oublier que le culte de la chambre haute est plutôt l'adoration de la famille que l'adoration de l'Eglise et qu'il n'empêche pas l'assiduité au temple. Le culte des chrétiens issus du paganisme est au contraire leur culte public ; aussi a-t-il un caractère moins intime; ses formes sont plus solennelles. Ces formes, d'ailleurs, qui rappellent la grande émancipation opérée par saint Paul, sont très-simples ; elles ne sont que la manifestation réglée de l'ardente piété des croyants. L'idée véritable du culte en esprit et en vérité les pénètre et s'en détache avec une clarté et une beauté incomparables.

Le culte de l'ancienne alliance se rattachait à des conditions extérieures qui le matérialisaient plus ou moins. Il s'enfermait entre les murs d'un sanctuaire, il avait ses moments marqués ; la caste sacerdotale avait seule le droit de s'approcher de l'autel. Toutes ces restrictions tenaient à une seule et même cause : la séparation qui subsistait encore entre l'humanité coupable et son Dieu non apaisé. De là la nécessité des sacrifices qui révélaient le sentiment de cette culpabilité comme ils prophétisaient la réconciliation future. La nouvelle alliance qui repose sur la certitude du salut accompli a pour premier effet de substituer aux sacrifices quotidiens le sacrifice du Christ, « qui s'est offert une fois pour nos péchés', » comme aussi d'abolir toute prêtrise spéciale au bénéfice de l'éternelle sacrificature du Sau-

» Nùv §£ àica^. (Hébr. IK, 26.)

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