Et pour faciliter la réunion
luîfîn les altercations et les accommodements des Protestants nous feront voir en quoi ils ont mis de part ou d'autre l'essentiel (!♦* la religion, et le nœud de la dispute ; ce qu'il y faut avouer, ce «(u'il y faut du moins supporter selon leurs principes. La seule (loiifession de foi d'Ausbourg avec son apologie, décidera en notre faveur beaucoup plus de points qu'on ne pense, et sans hésiter, ce qu'il y a de plus essentiel. Nous ferons aussi reconnoître au (^.alvinistc, complaisant envers les uns, et inexorable envers le:?
autres, que cet]ui lui parott odieux dans le Catholique, sans le paraître de la même sorte dans le Luthérien, ne Test pas au fond. Quand on verra qu'on exagère contre Tun ce 'qu'on favorise ou qu'on tolère dans l'autre, c'en sera assez pour montrer qu'on n'agit point par principes , mais par aversion ; ce qui est le véritable esprit de schisme. Cette épreuve, que le Calviniste pourra faire ici de lui-même, s'étendra plus loin qu'il ne croit. Le Luthérien trouvera aussi les disputes fort abrégées par les vérités qu'il reconnoît ; et cet ouvrage , qui d'abord pourroit paroître contentieux, se trouvera dans le fond beaucoup plus tourné à la paii qu'à la dispute.