DB QUELQUES LETTRES DE M. BURNET
M. Papin lui ayant envoyé le discours de Strimésius, si décldré pour Flndifférence , comme on Ta pu voir ci-dessus . U. Burnet lui fit cette réponse.
De la lettre écrite à La Haye, le 27 avril 1688.
J'ai vu avec beaucoup de plaisir que M. Strimésius a porté les principes de la tolérance chrétienne fort loin, ce qui lui attirera peut-être la censure ie tous les rigides : mais nous verrons comme il sera appuyé; car c*EST ON !>AS TRÈS-DIGNE D'UN BON CHRÉTIEN, ET D*ON GRAND THÉOLOGIENi qu'il
rient de faire, et vous avez raison de dire qu'il a porté la tolérance plus loin lue n*a fait votre livre, etc.
Tout à vous, Burnet.
Je ne crois pas que personne en demande davantage sur ce sujet. Au reste quand M. Jurieu me reproche , dans le libelle qu*il a écrit contre M. Papin , que je n'ai pas fait abjurer & ce ministre son socinianîsme, ni son pélagianisme , il ne songe pas que le symbole de Nicée est à la tête de la Profession de foi des Catholiques, et qu'on y reçoit expressément la doctrine de la session vi du concile de Trente, où le socinianîsme et le semi-nélagianisme sont de nouveau frappés d'ana* thème.