‹ Histoire des vierges: les peuples et les continents disparusChapitre 49 sur 63 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

NÀRI.

LA YI^BOE IMPOUB.

Les légendes génésiques, que noas avons étudiées dans la première partie de cet ouvrage nous ont révélé l'existence d'un principe mère de la divinité qui, d'après les croyances mythologiques des anciens, aurait joué le rôle le plus important dans la création .

Ces croyances, que les émigrations brahmaniques ont répandues dans le monde entier, sont nées du sloca suivant de Manou.

« Ayant divisé son. corps en deux parties, le 30UVoraiii maître deyipt moitié mâle et moitié femelle, et en s'uqi3sapt h cette partie femelle il engendra Viradj. »

(Manou, livre I*% sloca 32.)

Le germe qui a fécondé le principe-mère diviriy la matrice .d'or, suivant l'expression des védas, a mçu dans Tlnde et chez tous les peuples dont cette vieille terre fut le berceau, les noms d'Esprit ^ et de Verbe.

Telle est Torigine de la trinité initiale.

Brahma ou Nara, le père.

Nari, la mère.

Viradj, lefîls.

Nous disons Brahma ou Nara, car VEsprii^ le Verbe, se confondait dans Brahma, le père.

Toutes les déesses initiales naquirent de cette fiction. Plus tard la trinité se manifesta sous un autre aspect ; à mesure qu'une réaction brutale dans les mœurs tendit à faire de la femme l'esclave de l'homme, le principe-mère disparut du culte vulgaire comme dieu créateur. On n'admit plus qu'un générateur màle, Brahma, dans lequel se confondirent les trois qualités, créatrice, conservatrice, transformatrice. De là^ la trinité dans l'unité.

Brahma, le créateur.

Vischnou, le conservateur.

Siva, le transformateur. Tous les dieux et esprits inférieurs, mandataires de l'unité trinitaire, sont nés de cette croyance.

Du jour où le dieu père ne s'est plus uni au dieu mère pour se manifester, pour créer et développer sans cesse, le dieu unique a agi par procuration et a partagé l'infini des cieux entre un nombre infini de dieux directeurs de l'univers, sous sa suprême direction.

Cependant une fiction religieuse ne disparaît point tout d'un

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