COMBUSTIBLE
Aucun essai heureux n'avait été fait depuis Beigh' ton, tendant à diminuer l'énorme consommation du combustible qui avait lieu dans les machines les mieux confectionnées. On avait bien inventé , pour y parvenir, différentes formes de fourneaux et de chaudières ; mais aucune ne donnait à l'exécution les résultats désirés. M. Payne (2), entre autres,
(i) Smoaton, Transactions philosophiques, vol. 47, pag. 437.— 1752.
(2] TrantticUons philfwphiques, — 1 74 1 .
i38 avait cotiça l'idée, à l'aide de loyaux en spirale , de distribuer l'eau en filets très déliés dans l'intérieur d'oïl cône de fonte creux et constamment chauffé au ronge. Mais la vapeur ne s'y produisait pas en quantité suffisante, et l'appareil n'avait qu'une très courte durée. Vint ensuite M. Smea-» ton , qui , dans l'espoir d'obtenir une combustion plus complète, et par suite une chaleur plus forte , en arrêtant plus long-temps la fumée sous la chaudière , imagina de n'>introduire la flamme dans la cheminée qu'après lui avoir fait parcourir de longs détours. Il en fit l'essai ; mais il arriva que le courant d'air dont s'alimentait le foyer s'en trouva tellement affaibli, que , la combustion né^ s'effectuant plus que difficilement , il fallut renoncer à ce projet, dont les avantages n'étaient point en raison des inconvénients. Les savants ne faisaient alors que commencer à tourner leur attention vers les moyens d'économie dont le chauffage des fourneaux pouvait être l'objet.