‹ Histoire descriptive de la machine à vapeurChapitre 13 sur 24 · IO · texte numérisé non relu

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trémités : l'une d'elles commaniqae par od- tuyau au condeuseur^ l'autre doit se trouver accessible à l'air extérieur. L'efifet qui se produit dans ce tube est le même que celui du baromètre ordinaire. Si le vide du condenseur est parfait ^ le mercure monte dans la branche du tube qui aboutit au condenseur à la hauteur barométrique de Patmo^bère. Mais comme il est rare qu'on obt»*»"^ *-« vide dans les condenseurs'ordina*- - ^«^ machines à vapeur, le mercure ne ji'^^^^ habituellement dans le tube qu'en pro^^^^^^ ^^ '^ différence de tension de v^;^ «,A«erieur et de la vapeur qui existe encore dans le condenseur. Un autre tube semblable es* adapté à la chaudière, à l'effet d'indiquer par Télévation et l'abaissement du mercure l'élasticité de la vapeur. Celui du condenseur indique le degré de pression avec lequel l'atmosphère agit sur le mercure pour entrer dans le condenseur; et l'ascension du mercure dans la branche du tube ouverte à l'air extérieur indique la4ension de la vapeur enfermée dans la chaudière et qui presse sur le mercure poor s'échapper dans f atmosphère , à toute températare au-dessus de 2 1 2' degrés Fahr. , loo degrés thermomètre centigrade. Iiorsque la vapeur n'a pas atteint cette température, c'est au contraire l'air extérieur qui refoule le mercure comme dans le tube du condenseur. Ce manomètre est représenté fig. XXiy, pi. 2. Le tube en fer ou en verre a b est attaché sur une petite planche de cuivre qui porte

des divisions en pooces on centimètres. Lorsque les pressions intërieures et extérieures sont égaies , le mercare ne s'élève pas plas dans une branche que dans l'antre ^ si la pression intérieare surpasse celle dei'atmosphère, le mercure montera dans la bran* che d b. Chaque pouce dont il s'élèvera à partir dii^otnt d indiquera un excès de pression d'une demi-livre dans la chaudière sur la pression atmosphérique^ si le mercure s'élevait de a8 pou* ces, ce serait un signe que la Vapeur intérieure a une tension égale à celle de deux atmosphères.

Quelquefois , comme dans la fig. XXLY « on place } sur le mercure une baguette mince qui flotte perpen^ (Hcnlairement dans le tube et sert par son élévation a indiquer sur l'échelle E la pression intérieure. Lorsque Ton ne se sert pas de cette baguette , la planche descend jusqu'en </. On a depuis fait a ces manomètres des modifications que nous donne* rons plus loin.

L'on iviagina dès lors différents moyens pour obtenir les changements de communication de la chaudière au cylindre et du cylindre au condenseur. Le plus simple de ces moyens est représenté pi. H, fig. XXy : c'est ce qu'on appelle robinet à quatre fins. Soit la partie ombrée / la partie pleine du robinet qui est mû par son manche m; dans la posi^ tionque donne la figure, la vapeur arrive de la'chaudière C et se rend dans le haut du cylindre en e; en . même temps la vapeur s'échappe de dessous le pis-

ton, et passe dans le tuyau A^ qui conduit au condenseur* Si le robinet quitte cette position pour prendre edle indiquée par les lignes ponctuées, la vapeur venant de C cessera d'arriver dans le haut du cylindre et pénétrera pary*dans le bas ;,au contraire, lacommuuication établie entre le bas du cylindre et le condenseur en h sera fermée ^ et il s'en établira une entre le haut du cyindre e et. ce même condenseur.

Ce robinet, cpmine on voit, est très propre à produire le double effet nécessaire dans les machines de M. VVk'^t. II a été employé dans la machine de Geusanne , représentée fig. XVI, et dans celle de Leupold,'fig. XV.

r Ce robinet n'a pas été adopté pour le» machines de grandes dimensions : le frottement était , dit-on , trc^ considérable attendu le volume, et la perte de force employée à le faire monvoir trop grande. On lui a substitué un système de soupape S^e^vrant oa se fermant aux instants convenables.

La disposition intérieure de ce système est représentée par la fig. XXVI. A est le tuysuiqui amène la vapeur de la chaudière; p p\ q q*, deux boîtes divisées chacune en trois compartiments ; B, tuyau qui établit la communication entre les deux comparti* timents supérieurs àeC boites p p\ q q'; K, tuyau qui fait le même office entre le condenseur et les deux compartiments inférieurs de ces mêmes boîtes. Chaque boite renferme deuxsonpapes s'ouvraut de bas-en

ai5 4iaat 5 ee6 soapape$e>y> g, h, ferment le passage ent re les com partiments s«p^rieiir« et inféi^ieurs et ceux dumilien ; dans chactmde'.ces compartiments iotertnediaires' ah existe une cominanication latérale' 'toujours ouverte avec le cylindre , l'une au-dessus , Tautre au-dessous du piston. La vapeur arrive par ji dans le compartiment supérieur de la |>oit e p p', et passe ensuite par le tuyau b dans le même compartiment de q q\ Soit alors la soupapes ouverte et la soupape g fermée : la vapeur passera par e dans le jeompartiment ji , et de là sur- le piston , qu'elle chasser^a jusqu'au fond du cylindre ;' aloiu la soupape e se fermera ^ la vapeur ne pourra plus arriver sur la tête du piston , et celle qui s'y trouvait pourra s'écouler par suite de l'ouverture de la soupape J' dans le tuyau K, et de là dans le condenseur; en même temps la soupape g en s'ouvrant permettra H la vapeur d'arriver par b sous le piston et de la foire remonter. Quand g se fermera , h s'ouvrira et laissera la vapeur du bas du cylindre s'échapper par le tuyau K dans le condenseur, pendant que la vapeur arrivera de nouveau par 6 et a dans la partie supérieure du cylindre.

Ce mode de communication est d'autapt plus avantageux que, le jeu de chaque soupape étant iodépendantde celui des autres , la vapeur peut être arrêtée , lorsque le piston est à moitié de. sa coarse, afin de l'économiser suivant le systèmexle M. Watt. Ce mécanisme , par suite de la légèreté des soupa-

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pes f exige d'aUleurs ime faible dépense- de force poar être mis en mouvement.

L'appareil dont la fig. XXVII donne une coupe est connu sous le nom de soupape à tiroir : c'est un de ceux qui ont été proposés pour remplacer les soupapes simples. 11 se compose d'une bmte carrée bbh h, percée de quatre ouvertures s l'une A reçoit le tuyau qui amène la vapeur de la chao* dière; la seconde ^établit la communication avec le sommet du cylindre ; la troisième h avec le bas du même cylindre j la quatrième donne entrée à un tuyau / / aboutissant au condenseur par son antre bout. La boite hh hh contient une soupape c c coudée è deux endroits, tenant toute ia largeur de ^ 6 et pouvant glisser de haut en bas et de bas en haut au moyen de la tige d^ qui traverse à frottement la paroi aupérieure de bb. Lorsque la soupape à tiroir c c est dans la position que représente la figure, la vapeur arrivant de ./^pénètre parg^ dans le cylindre- au-dessus du piston \ en même temps la commonicaticm est établie entre le bas du cylindre et le condenseur. Si au oontratre lasou«pape remonte et occupe la place indiquée par la li|^e ponctuée , la vapeur qui arrive de la chaudière peut je précipiter soos le piston et Je fime remonter , taadb que celle qui se trouve <ur «a tête peut s'écouler dans le condenseur. Ce mécu- .nisme ait dû à M« Mumy db Leedi«

Un antre appareil de TinventioB dé Watt«»t

2i5 représenté fig. XXVUI. 1( consiste en dens pUtons a a' h, V, mas par la même tigee dans denx boites carrées qa'ils remplissent hermétiqaemeat. Ces boi« tes sont pereées de pfosiears ouvertures. Denx de ces ouvertores & et ^ étublissent la communication avec le haut et le bas dn cylindre. Une troisième / reçoit le conduit de la vapeur venant de la chaudière. Deux autres ouvertures latérales o, p, donnent issue dans un tuyau parallèle qui feit communiquer les deux boîtes entre elles. Enfin chaque boite com« mnnique par une ouverture N N avec un tuyau K, se rendant dans le condenseur. Lorsque la surface inférieure du piston a a' est au-llessus de Tonyertnre A, la vapeur arrivant par /passe par h sur la tête du grand piston et par l'ouverture o dans le conduit parallèle ; le piston ib, se trouvant alors au-dessus de g, ferme Hssue p par laquelle la vapeur pourrait arriver du conduit latéral , et permet à la vapeur qui se trouve sous le graikd piston de s'écouler par g et N dans le tuyau K, qui mène au condenseur. Lorsque la tige e, en baissant, ramène Jes sur&ces supérieures des deux pistons l'une au-dessous de H, l'autre au-dessous de G> la vapeur de la chaudière ne peut plus pénétrer dans le liaut du grand cylindre; mais elle passe par o dans le canal latéral, rentre par/> dans la boite inférieure , et de là arrive par g sous le grand piston, La vapeur qui est sur la tête de celni'^i s'échappe par h et N daus k tuyau K, tandis que touta

communication est fermée par b &' entre ^ce tuyaxi . et le bas da cylindre.

Qh a fait à cet appareil des modifications trop pea importantes pour que nous entrions ici. dans le détail de ces légers changements : l'essentiel était d'indiquer le ^irincipe d'après lequel sont construites les soupiapes. Il serait beaucoup trop. long, de

. rapporter tous les perfectionnements que Ton a pu apporter dans leur exécution.

. Le procédé que l'dn employait pour donner le mouvement à un robinet à quatre fins était e]u:essive- .ment siipp.le. A une tige perpendiculaire attachée au balajicier sont fi^és deux clous ou cheYJlles placés à une distance telle que la cheviUeo^ lorsque le

..balancier descend, fait passer le manche m du robinet dans la position m'y lorsque la tige remonte,

. la cheville p ramène le manche et le robinet à sa première position. L'on reconnaîtra facilement, à la seule inspection de la fig. XXVI, le mécamsme

' qui fait mouvoir les soupapes ordinaires. Quant à celles à tiroir ou de l'invention de lYatt, elles sout élevées ou abaissées par une tige attachée au balàn-

. cier. Nous reviendrons plus tard sur cette partie.

. « La, soup«^ du pbtou.de la pompe s'étaut un

« jour rompue, et la machine se trouvant tout à

« coup privée de la résistance que lui faisait ëprou-

. < ver le poids de l'eau que l'on élevait.dfips le corps « de pompe, le piston descendit rapidement, et 4 « deux ou .trois reprises fit firapper si violerooieiit

« le balancier sur les poutrelles ou tiges de bois , que « Tuoe d'elle en fht brisée. Enfin le piston arrivant 4c jusqu'au fond du cylindre , qu'il heurtait, le « choc causé par le poids du balancier , augmenté « de toute la vitesse qui lui était imprimée , fut tel « qu'il fit plier la tige du grand piston. Pour préa venir de semblables accidents , on ajouta un petit fn tuyau à vapeur f qui s'adaptait le long du tayan « vertical et communiquait au passage conduisant A au fond du cylindre. Ce tuyau est fermé par une « soupape ; mais lorsque le piston descend assez bas « pour faire porter le balancier sur les ressorts , une a cheville fixée dans l'une des tiges frappe sur un A petit levier , qui , au moyen d'un fil de communia <i cation , ouvre la soupape ; la vapeur arrive sous ft le piston dans la partie inférieure du cylindre, a empêdie ainsi le vide de se former et s'oppose à éoi la descente du piston (i). p

Le projet d'égaliser le mouvement du piston par un volant , projet formé par Filz-Gérald , et dont M. Watt fait mention, en 1769 , dans une de ses lettres au docteur Small ci- devant rapportée , paraît avoir été mis à exécution d'abord par M. Wasbrougb. Ce fabricant, après avoir combiné le volant avec la manivelle, en fit l'application à ses machines de Bristol , à celle de M. Taylor à Sont-

(1) M. Farey, dans VEocyclopédie Ha Recs , ar!. 8team

ai8 Ihampton, et à qaelqdes moaliiu à ferine (i).

Dans Pexposé qu'il présenta à la chambre àm /commtinesi en 17741 M* Watt indiquait les mc^ns de £Edre agir la vapeur sur les deux edtës du piston. Cette idée, en 1779, fut ibise en avant comme neuve par un docteur Fald^. Ce docteur publia même une brochure dans laquelle il s'étendait loa? guement s^r les avantages qae présentait ce genre de machine, disant qu'elle était en état défaire le double d'ouvrage de celqi que font les machines ordinaires à simple effet de la même grandeur. Mais il ne parait pas qu'à l'appui de son assertion il ait produit aucun modale.

Il n'y avait de nouveau dans la proposition du docteur que les moyens employés pour opérer cette double action. Il proposait de se servir de deux cylindres munis de pistons, et communiquant l'un et l'autre avec la même chaudière. La vapeur était introduite sons les deux pistons, et le vide se produisait par la condensation , de la même manière que dans les machines atmosphériques. Il y avait seulement cette différence , que , pendant que la vapeur était admise dans Fun des cylindres , elle était empêchée de pénétrer dans l'antre par le régulateur. Les tiges des pistons , au moyen d'une

(i) c D^Bs le plan que présenta M. Watt, en 1773, à la Pi chambre des communes, le volant est placé sur T^xe de

^ y^jq\xç¥^\t\\,t> (HoEssxx>ifsaO

roae ûxée for tin arbre , étaient entretenues dans un mouvement ascendant et descendant continuel, de la même manière que les tiges de pbton d'une pompe à air ordinaire. Ils faisaient ainsi mouvoir un ase commun portant une autre roue. Cette roue faisait manœuvrer les tiges de pompe, dans le même sens alternatif que les tiges des pistons , et tenait constamment en action les pistons des pompes. « Nous avons vu, dit Farey dans l'Encyclopé* < die de Rees, à Varticle S team engine, Tappiica- « tion de cette disposition à la machine atmosphé- « rique et à celle à simple effet de M. Watt ; et sa m machine à double effet nous a semblé bien pré- M fêrable. »

Ce fut à peu près vers cette époque que Pon introduisit en France la machine à condensation de M. Watt. En 1779, M. Perrier , qui était associé avec son frère pour la construction des machines è Paris, fut chargé, par une compagnie alors ré« cemment -établie pour fournir de Pean à cette capitale , de se rendbre en Angleterre et de s*y procurer une machine à vapeur construite sur les meilleurs principes. Celles qui se faisaient en France à cette époque étaient aussi défectueuses sous le rapport de leur disposition que par la manière dont elles étaient exécutées. M. Perrier acheta de Bolton et Watt une machine où se trouvaient combinés tous leurs perfectionnements , et , avec la sanction du gouvernement anglais , il la fît transporter en

France, où il FéCWilit à Cbaillot près Paris. Un ingénieur français , M. de Prony , dans an ouvi'age 1res coonpteti qa'il publia sur la machine à vapeur (i), donne la description de celle apportée par M. Perrierj il entre avec une exactitude extrême dans le détail de toutes les parties dont elle »e compose et des avantages qu'on en peut retirer 50UÎ le rapport de Féconomie.

(x) ccUouvrage de Prony, dit Farey dans VEncyclopédU « de Bées, p'est guère autre chose que la description des c( planches. Les machines qu'il a données ne sont assuréce ment pas les meilleures ni les plus complètes de celles qu'a c( construites M. Watt. Elles furent toutes construites gn <i France par M* Perrier, de Paris , qui, en 1780 , y établit c< dpux machines, une grande à Chaillot, pour pomper l'eau c< destinée à alimenter la ville, et une autre de moindre rc dimension au Gros-Caillou , sur )a rire gauche de la rite vière. Ces machines sont encore ( 1817 ) en pleine acti- « vite; je les ai visitées en i8i4. Elles sont construites sur c le p^an des premières machines de M. Watt ; mais , par C' suite de la négligence avec laquelle on a exécuté quelques Cl. petits détails, elles ne produisent pas tout l'effet qu'on « pouvait en attendre; M. Perrier avait visité l'Angleterre <s dans le dessein d'y recueillir toutes les instructions ^écc cessaires pour faciliter leur construction, p Les Français, dit Playfair, se donnent beaucoup de peine pour tenir secrètes l'origine et la patrie de lé machine dé Chaillot. Ils ont même réussi à les eacher à M. Farey.

M. Watt était un homme d'une humeur flt>p pacifi* que pour vouloir relever ce qu'il y a d'inexacte dans M. de Prony j tellement qu'en i8ro ou i8ii, qnandon lui apprit, à IvonJres, l'injustice qui venait de lui être faite, il réj>ou-

MACHINE DE HORNBLOWER.

La machiné inventée par M. Hornblower né présente rien de nouveau ni dans son principe , ni même dans sa disposition; elle n'est qu'une simple combinaison de la machine expansive de Watt et des deux cylindres du docteur Falck. La vapeur 9 après avoir été admise dans ie premier

dit a qu'il le savait; mais quHl avait vu M. de Pit)ny; a qu'ils avaient causé de cette affaire, et que celui-^ci était ce entré avec lui dans des explications qui l'excusaient ». En général M. Watt ne paraissait pas désirer qu'on lui parlât de cette circonstance. {Mémoires de Playfiùr»)

L'auteur anglais réclame avec beaucoup de vivacité cou-> tre ce qu^il appelle la partialité de 11. de Prony. Cet ingénieur, selon lui, aurait dans son ouvrage fait honneur à M. Perrier de perfectionnements qui ne lui appartiennent eu aucune fa<;on , et qui sont dus à M. Watt* Il rapporte à ce sujet l'anecdote suivante d'apjçès un autre auteur anglais, anecdote dont nous sommes loin de garantir l'authenticité. Si nous l'avons copiée ici, 'c*est parce que, l'auteur an* glaisque nous traduisons s'étant attaché à discuter les dates des inventions et la part qui est due à cl^icnn des prétendants, l'on aurait droit de nous accuser d'une partialité nationale trop puérile si nous supprimions les Êdts qu'il cite à l'appui de son opinion. Nous nous sommes contentés de ne pas répéter les expressions un peu aigres de son mécontentement contre des hommes aussi recommandables que MM. de Prony et Perrier ; l'on a vu d'ailleurs, par la note extraite de V Encyclopédie de JRees, par Farey, que les auteurs anglais sont loin d'être d'accord sur l'origine de la machine de ChaiUot. [ Note de CEd,]

cylindre et y avoir déterminé l'élévation on l'abaissèment da piston, passait pour faire les mêmes fonctions dans un second cylindre de beaucoup plas grande dimension qae le premier, et par sa force expansive agissait sor le piston. La fig. XXIX donnera une idée générale de cette disposition. Nous avons omis d'y indiquer toutes les parties accessoires peu importantes , qui , étant les mêmes que dans les machines ordinaires , n'auraient fait que mettre de la confusion dans la figure; de plus , pour rendre celle-ci plus simple et l'explication plus fiicile , nous avons cm pouvoir nous permettre quelques légers changements dans l'arrangement des tuyaux , que Homblower avait disposés d'une manière plus compliquée. A est le petit cylindre avec son piston a attaché par une tige au balancier ; ce cylindre communique à la chaudière par le tuyau c> garni d'un robinet K. B est le grand cylindre , y son piston. Deux tuyaux à robinet K> X^ établissent une communication entre le fond et le sommet de chaque cylindre. E est un tuyau muni d'un robinet qui ouvre une comttiunication entre le fond du petit cylindre A et le sommet du grand j^. Fest un tuyau avec son robinet qui part du fond du grand cylindre et aboutit au condenseur O, près duquel est «ne pok&pé H ; tous deux 8(»it placés dans une bâche ren^tie d'eau froide comme à l'ordinaire. Celte partie de la machine diffère très peu de celle qu'on emploie dans les machines

2a5 de M. Watt. La vapeur arrive de la chaudière par Je tuyau c, dont le passage, peut être ferme par le robinet K. Supposons maintenant qu'il soit ouvert : la vapeur^ trouvanitouslesrobmçU .£, X, Y], ouverts, remplira les de^x cylindres. iQu'on ferme maintenant X et Y , eu laissant ^ et X dans leur première position : la vapeur ne pourra plus passer du haut d'un cylindre à^ sa partie inférieure i Si maintenant Ton tourne le robinet Pi on ouvrira tme comtiiunicatioQ entre le dessotis du piston j* et le condenseur, de manière à faire le vide en B. La vapeur esikCrç^nt sa pression sur la face supé-* rienre du piston a > et la cpom^ii^ication étant éta^ blie entre la partie, du cylindre A^ au-dçs$ous ; cjjo, |>istoti et le haut du cylindre, jS^ la vapeur qui remplit le cylindre yjf se dilatera, arrivera par le tuyaui?au-de$susde^j» et, agissant en vertu de sa' fiirce d'expansion, fera descendre 1^ piston j* en B, La capacité que contenait la vapeur, en A s'au^-* mentant de toute la partie du cylindre^ qui est au-dessus du pistpn j*, a mesure que celui-ci descend, la vapeur se dilatera à proportion, et par suite sa tension et la résistance, qu'elle oppose à la descente du piston.^ diminuera d'autant. Ce pistou, qui est en outre poussé de hfiut en bas par la près-sion de la vapeur arrivant librement de la chaudièce, commencera à ^'abaisser, et les deux pistons descendront en méo^ te]?i;ips, en çntrainant avec eux le balancier* Lorsqu'ils sont arrivés au bas de

lear course, le robinet F ferme la commanication avec le condenseur ; le robinet E , entre les extrémité supérieure et inférieure des deux cylindres ; et le robinet K ne laisse plus arriver la vapeur de la chaudière } les robinets en F et X s'ouvrent en même temps , <3t permettent à la vapeur de passer de la partie supérieure de chaque cylindre an-dessous de chaque piston; ceux-ci se trouvent alors également pressés sur leurs deux faces , et le contre-poids placé à l'autre bout du balancier fait remonter les pistons au sommet de leurs cylmdres respectifs ; lorsqu'ils sont en haut de leurs courses , le cylindre B est rempli d'une vapeur très dilatée , destinée à s'échapper dans le condenseur ; le cylindre a est plein d'une vapeur plus dense. On ferme alors Xet Y/ E, F et K sont ouverts , et l'opération recommence de nouveau.

Le mode d'introduction de la vapeur sur les deux faces des pistons , de manière à permettre l'action du contre-poids } la fermeture des cylindres par en haut, pour empêcher l'action de l'air ; l'emploi du condenseur et des pompes à air qui en dépendent , sont tous empruntés aux machines de M. Watt. Il serait superflu d'entrer dans de plus grands détails sur la construction de l'appareil en question ^ l'usage et l'expérience ont prouvé qu'elle ne pouvait soutenir le parallèle avec les machines à condensation de forme ordinaire. En somme, l'appareil décrit par Homblower est sous tous les

rapports le même que celui de M. Walt (i); et ce doit être un sujet continuel de regret, qu'un homme doué d'auLtant de génie pour la mécanique ait em* ployé la plus grande partie de sa vie , et dérangé sa fortune , par une suite non interrompue de tentatives peu honorables pour copier les inventions de M. Watt, sans se^^ncontrer avec les termes de son brevet.

M, Watt| qui avait antérieurement construit des machines sur le principe de la double pression , se voyant exposé à des contrefaçons de toute cs-

(i) Homblowev a construit plusieurs machines sur ce plan, avec diyerses modifications imaginées pour éluder le brevet obtenu par M. Watt pour l'invention du condenseur et de la pompe à air; mais la pratique a fait connatfte que la machine originale n'avait rien gagné à ces change^ meats« Les propriétaires de ces nouvelles machines, plutôt que de courir la chance d'un jugement par Jury, se soumî»veot à payer à Bolton et Watt la somme que ces messieurs exigeaient ordinairement lorsqu'ils accordaient la permission d'employer leurs machines. On x^'a pas besoin de dite que lee instances si mal fondées que fit M. Homblower auprès da parlement, en ^793, pour obtenir qu'on étendit le terme de ma brevet, furent rejetées comme. elles le mé~ rHaient $ «t depuis l'expiration de sa patente , aucune machhse de son invention n'a été construitew Quoi qu'il en soit, les soupapes introduites par lui étaient fort ingénieu- 81^ ei d'un grand effet , et le procédé qu'il imagina pour relever le balancier est une grande preuve de son talent eonmie m^quÛGÎent

pèce I inséra une description de son appareil dans le brevet quMl obtint en mars 1782. Il décrivit aassi nne machine composée, c'est-à-dire un mode d'appareil pour unir les cylindres et les condenseurs de deux on d*an plus grand nombre de machines séparées , dans leqael la vapear, après avoir agi SUT le pbton de la première machine , agissait en vertu de sa force d'expansion sur le piston de la seconde : il résultait de là pour celui-ci un surcroit de force, qu'on pouvait employer pour le «faire agir conjointement ou alternativement avec le piston du premier cylindre. Il ne mit jamais à exécution la machine à mouvement circulaire alternatif, et la machine à mouvement circulaire simple ou rotative (i), qu'il a également décrite dans sa patente.

Le mécanisme pour transmettre la double inoH

(1) a Un de ses premiers essais était extrêmement iogé- <c Dieux. Il consistait dans un tambour tournant dans un aa- <c tre, de manière à.ne paa laisser de passage à Fair, avec (c des cavités tellement réparties, qu'il y avait une pression « forte et constante agissant dans une seule direction ; mais « aucune des matières dont on se sert ordinairement pour « la garniture n'était propre à exclure Tair extérieur sans tt gêner la liberté du mouvement. U remédia à cet inoon- « vénient en plongeant son tambour dans du mercure, ou « dans un amalgame qui restait fluide à la chaleur de c l'eau bouillante. Mais l'action continuelle de la chaleur « ^t delà yapeur, jointe à celle du frottement , oxyda bien*

pulsion dans se^ iioayeaax appareils, après avoir été quelques amées en usage, finit par être aj^audonné pour d^s procédés sujets à moins 4'inco|ivé« nients.

I/application que l'on^t de la machine à imprimer le mouvement aux meules d'un moulin donna luttssanoe à une autre inven^on. Cette innovation est rapportée dans le brevet de 1782 : avant cette époque, la double impulsion était communiquée au Jbalaucier parle moyen d'i^n secteur placé à l'extréjuité de la tige de pçippe, engrenant avec un autce secteur plaqé à Texti^mlté du balancier. Mais Je xaouvement était T^l^ et saccadé, et surtout (très bruyant; d'ailleurs je|s dents et les secteurs -étaient sujets à s'i^ser promptenient. M. Watt pensa que, si Ton imaginait un mécanisme se mou- .yftnt sur des centres cpû m^i^tiftudraient la tige des

« tAt le mëUi fluidei et le mit hors d'état de senrir. 11 es-' a saya alors le moolin ^e.Pare&t ou de Berker, dont il renc ferma les bras dans on tambour de métal ou (^lindre c creus plongé da&B Teau froide : la vapeur monta rapidec ment le long du tayau , qui seryaitd'aze , et on espérait c qo'one grande réaction aurait lieu aux extrémités dw c bras ; nais l'effet fut presque nul. On répéta le même es* « sai av^ un tambour tenu à la température de Veau bouil« « lanie $ mais l'impulsion fut extrêmement faible , compa- « ratiyement k la dépense de la vapeur employée à la pro- € duire. D (Fahzy, dans l'Art du Cyclopt dt £$€, Madinoc à vj jjCwI . 19*7.)

aa8 pistons perpendienlaire, soit en tirant , soit en poussant , on obtiendrait un mouvement plus doux et plos régalier. Ce problème fat résolu par rinvention de cette belle combinaison mécanique appelée fe mouvement parallèle , ou, parallélogramme. Cet ïippareil est représenté dans la fig. XX, et a été mis en usage pour la première fois dans les madhines constroites pour les moulins d'Albion , près liOndres.

Le parallélogramme QQ* Q** Ttient au bahinder par les points Q T, fixes par rapport au balancier; mais les côtés de ce parallélogramme peuvent chan* ger d'inclinaison les uns par rapport aus autres^ a« moyen de ce que leurs extrémités sont assemblées avec des boulons sur lesquels elles peuvent tocu> ner comme sur des axes.

Les axe en Q et en 7* sont dans un ra^nie pkui,, avec le centre ou axe z de rotation du balancier.. Déplus, les angles Q\ Q*%dn parallélogramme sont toujours retenus à une distance constante d'an point fixe w, au moyen delà verge de métal Ç>*'tr, dont chaque extrémité peut également tourner sur un axe ou boulon.

Ceci bien conçu , si l^on suppose que le point on Fangle Ç* soit poussé ou tiré dans une direction verticale, l'effort se décomposera suivant Ç* Ç et Q* Ç'V les points Ç, T, décriront des arcs de cercfe dont le. point z sera le centre, et le point Q"* décrira 4e son côté on arc de cercle dqnt iv sera le

centre et w Q*' le rayon. Or les courbes dëcritea par les points Q" et Q Tsont dans des sens opposés ; et Ton concevra aisëmenty àlasealemspectibn de la figure, qae, lorsque le moavement du balancier indiqué par la courbe qu'il décrit c d tend à écarter les points Q', Q'", de la verticale dans un çeos, Peffet de la rotation de Q" autour de w est d'écavter Q^ Q** de la verticale dans un sens contraire . Ces deux effets peuvent se combiner de telle manière que la courbe décrite par les points Ç% Q*', diffère si peu d'une ligne droite verticale que dans la pratique on peut la considérer comme telle.

Un mode plus simple de conserver le mouvement rectiligne du piston a été employé avec succès d&ns les machines peu oonsidarables ; il est représgente fig. XXXyiL Une pièce ji attachée par un bout à l'extrémité du balancier , et de l'autre à la tfge du piston , porte deus^ rouleaux ou galets , un die chaque côté, qui se meuvent dans les lunettes D^D, et conservent ainsi à la tige sa direction rectiligne.

Ce mécanisme a surtout été employé depuis dans les machines oh Ton a supprimé le balancier , soit que le cylindre fut vertical ou horizontal. Dans ee cas une bielle fixée .par un bout sur l'axe des galeti met en communication le sommet de la tige du piston avec la manivelle du volant.

li'exposé de ce même brevet , accordé à Watt en 1781 , contenait aussi la description de plusieurs procédés imaginés pour réguiaiiscr la descente

da piston. Uan deux consistait dans l'emploi de deax cylindres ouverts à chaque extrémité et munis de deux pistons suspendus aux extrémités opposées d'an balancier en équijibre sur un point d'appcâ j les cylindre conunuDi<|Qbept par ion canal à leur extrémité supérieure, et sont tous deux remplis d'eau. Quand les pistons sont en équilibre, et le balancier borisontal , le poids de l'eau exerce une pression égale sur <2hacun d'eux; mais lorsqu'une d^ deux extrémités s'abame, l'eau éiev^ par le piston opposé coule par le oa^ nai dans l'autre cylindre , et. cette différence de pression , étant ajoutée aux résistances qu'éprouve le piston à vapeur dans ses mouvements d'ascension et de descente , forme une condensation si^Esante pour régulariser ce mouvement) quisanst^b serait accéléré. Des leviers agissant inégaiemezit l'un 9ur Fautre , des chaînes s'enrouiapt en spirale, è la manière d'une fusée , et un poids c<Hisid8r«ble attaché au balancier, ayant son centre de gra*- Tîté beaucoup an-dessus de son centre de mouvevement, tels sont les moyens proposés en outre pour régulariser l'ascension et la chute du piston. Ils sont tous ingénieux; mais à l'exception des cylindres à eau , ils n'ont été que peu ou point em^ ployés , et nous ne croyons pas qu'il» aient été es^ sayés par M. Watt lui-même dans aucune de ses machinas.

La première amélioration introduite ensuite par

H. Watt portait sur la construction do fojrêr. Cette invention a servi de type à la plupart des procédés proposés récemment par une foute defiiiseurs de projets, pour consnnyer la ftitnée. Elle reposé sur ce principe que Pair destiné à fournir un des aliments de la combustion est obligé de traverser la surface enflammée du brasier avant d'entrer en contact aveo la chaudière ou de monter dans la cheminée. Toute la disposition de ce foyer est extrêmement avantageuse. Un procédé semblable pour faire arriver le combustible au moyen d'une espèce de trémie, de même que les deux ouvertures latérales qui donnent passage à l'air, ont été mis en usage, mais dans des proportions moindres, par les alchimistes. Dans leurs opérations , le four« neau s'appelait athanor. Glauber en employa une semblable , et en donne la description dans ses ouvrages. M. Watt proposa aussi d'employer deux foyers placés l'un au-dessus de l'autre. Sur la première grille était du charbon de bois , et la fumée de ce feu devait passer sur la surface du feu allumé sur l'antre grille avec du charbon de terre ou du coke (i) , de manière que tous les gaz combustibles qui s'échappaient du feu placé sur la pre^

(i^ Résida du charbon de terre employé i la confiectiOD da gaz hydrogène destiné à l'éclairage < et dont on se sert maintenant comme combustible dans beaucoup de maisons de Vaii\s*[Notc du traducteur,]

mière grille étaient consamés par le charbon eti^ flammé placé sur le second. Le procédé dont nous yenoo&de parler pour consamer la famée dans les foomeaaz fut introduit en France par M. Watt , yers Tan 1790* « Nons aurions ignoré (disent MM^ « Morvaa et de Prony , dans leur rapport sur la « méthode employée à Thôtel des monnaies pour « cottsmner la famée de la machine } le procédé « qu'emploie M. Watt poor obtenir ce résultat , « s^l n'eût pas été suivi dans la constmction des a foumeatix d'une machine à yapeur à Nante»w « Les différentes pièces de cette machine sont sor- « ties des ateliers de M. Watt, et elle fut établie à « Naiites en 1790, sons la direction de notre cot- « lègue 9 qui avait discuté et arrangé les plans avec a M. Watt lui-même. »

APPLICATtOtf DE LA HJkcklIffB A TAPEUR A LA

MAVIOATIOlf.

La premiire application sur une plus grande échelle de la machine à vapeur, pour mettre les hateaux en mouvement, fut faite, vers cette lépoque, par un gentilhomme français (i). Le mar-

(1) Dam rhÎBtoire de la naTtgation parte moyen âéhk rst~ peur, oaot ne devons pas omettre le nom de M. J. A., Genevois, ecdéftiaf Uqoe dans le canton de Berne , qui publia à Génère I en 17^99 nn livre oontcnaat ce qu'il appelait

qais de Joufroy ( ou Geoflfroi) fit, en 1781 » qctelqaes expériences en grand snr la Saône, à Lyon , avec au bateaa qui f à ce qu'on rapporte ,

àéeovLrerïe da grand principe. Ce principe consistait à cott«* centrer la force obtenue par an moyen quelconque dans une série de ressorts qui pourraient s'appliquer ensuite à une foule d'usages différents, dans le temps et de la manière tes plus convenables. H proposait l'application de son grand principe à une manière de faire marcher nn vaisseau au moyen de rames mises en jeu par des ressorts. Il proposait aussi d'employer une machine à vapeur atmosphériquîie pour tendre les ressorts qui devaient faire mouvoir les rames, et même pour donner le mouvement à un chariot ailéf lorsque le vent manquerait, et à une machine ailée destinée à marcher, quelle que fût la direction du vent, fût-il même tout4*fait contraire. Quoi qu'il en soit, il parait que son projet favori consistait à employer la forcç ezpansive de la poudre à canon pour tendre les ressorts de ses rames. U se rendit en Angleterre en 1760, pour soumettre son livre et ses plans aux lords de l'amirauté, qui l'engagèrent à es.^ traire et à leur présenter la partie de son ouvrage qui concernait la navigation. Il fit imprimer son mémoire avec une planche et des figures représentant la forme de ses rames , la manière de les employer, et son cylindre à poudre. Nous empruntons à son ouvrage l'anecdote suivante :

a 11 est vrai qu'un honorable gentleman, l'jin des mem- <K bres de l'amirauté, me dit, lorsque je me présentai de- < vant eux , le 4 août 1760, qu'environ trente ans aupacaa vaut , un Ecossais avait proposé de faire marcher un vai»- « seau au moyen de la poudre à canon^; mais que^', les exc périences faites à ce sujet ayant prouvé que dix barrik a de poudre avaient feut à peine avancer le yaisseau de l'es-:

avait cent quarante pedt de long (i). Noos lie €30unais8on8 pas les détails et rarrangement da mécanisme de ce vaisseau , non plus que les circonstances qni ont été cause que Ton a abandontié le projet. Il paraîtrait qne, pea de temps après cette expérience , M. Miller^ de Dahnnstx»i» près ÉdîoH , bourg, eut la même idée de fiûre marcher un ba« teau par la vapeur. Ce gentilhomme , très instruit dans tontes les sciences « grandanialenr.de méca«

«t pàce de dix niiOes» rkveiitlcn avait été nqelée. -p> A a cela f e répondia ^il m'appeenaît nue droas toulHà-lait a ncmvdle poar inoiy qoe œ projet avût été jiuteDieiit r&a jeté , -mais que le mien était d'une nature toat-à-iait dH* « férente. On m'a dit, depuis, qne c^était sor la Corae de a rétrogradation d'un oa de pln^em» canons piacéi anr la « poope que cet bommearait kmâé ympât de finie avu»- « oerlevainean.CelamemppdleFeiiaifiùtilyaplaaieBn a années sar le Bhùat par un gentiihonnne câefare » eani a qui oonûstait à faire cooler Fean ^nn tabe placé à l'aib» « rière par une mneitnre dirigée vert la prone : ce nfétait a qu'une plaisanterie. Quant an plan de l'EcosHÔs» il i^a « riai de common avec le mien, si ce n'est l'idée d'an-* c ployer la pondre à canon.9 Pag. ao.

(i) Journal de» Débats, PAaTanmov^ Notice hùtoriqm • sur la machine à vt^ur,

U paratt qne, dès l'année 1775, M. Perrier aurait construit un bateau qui devait être mis en mourement pat une ma* diine à vapeur de la foroe d'un cheval. Ce bateau o^anraît pu vaincre le eûttrant, et cette tentative n'aurait pas en de suite. (Mabzst, Mhnoùpes sur les bateau* à papsurdm Etats-Unis ^ Amérique.) [NoH de ¥Ed. ]

nique, et d'an esprit d'invention remarquable ^ ptt' plia une description de ce quUl appelait un triple bateau, dont il présenta des copies à différents souverains de TEurope. Le bfttiment qu'il se pro^ posait de faire marcher au moyen de la vapeur était un double bateau avec une seule roue à aubes dans le milieu (i). On Tessaya plusieurs fois sur le Forth et sur la Clyde | et il parait que ces diverses expériences réussirent (â); et même, si l'on en croit quelques auteurs , ce bateau aurait, en 1789, fait un voyage sur mer. La date du premier essai n'est point indiquée ; mais il eut probablement lieu après la publication du livre de M. Miller, en 1787, où il parle de son projet comme propre à atteindre le but proposé (5). Que M. Miller ait été Vïnyenteur dubateau à vapeur dans la stricte acceptîda du mot, c'est, dit le docteur Brewster, ce que je n'oserais affirmer ; mais je n'hésite point à dire^ que dans

(1) Brewster.

(a) Le docteur BrewBtér, dsns sou volame sapplëmentaire» à la mécanique de Fergusen, repréiente ce bateau comme double et muni de roues an centre. Nous n'avons pu avoir Touyrage sous les yeux. M. Buchanan, dans son Traité sur les bateaux à vapeur, dit que rexpérience ne réussit pas an gré de M. Miller.

(5) «J'ai des raisons pour croire que la force de la machine a à vapeur peut s'appliquer à faire tourner des roues de ma- « nière à leur imprimer un mouvement plus rapide, et par c conséquent à accélérer la marche du vaisseau. 9 (M. MiZr; ixsL, passage cité par le docteur Bre\irster,} -

ttion opinion il a plus de droits à ce titre qu'aucttfi des individus dont on ait cité le nom josqa'ici.

INTRODUCTION EN FRANCS DE LA MACHII^E A VAPEtJR A DOUBLE EFFET.

M. Bettancoort, dont le nom est bien counil parmi les mécaniciens, comme autear de qaelqaes^ expériences et de formules sur la force élastique de la vapeur, fut employé en 1787 et 1788 par la oour d'Espagne pour obtenir des éclaircissements e-t recueillir des modèles des machines qu'il pouyait Âtre avantageux d'employer dans les mines de 1^ Amérique espagnole. Durant son séjour en An^ gleterre , il trouva l'occasion de visiter les moii-> lins d'Albion, où M. Watt avait fait établir une de ses machines à double effet. Là M. Bettancourt observa que l'emploi des chaînes qui unissaient le balancier à la tige du piston avait été remplacé par l'introduction du mouvement parallèle ou pa* ratlèlogramme : d'où il conclut que le piston était également mis en jeu par la vapeur dans ses deux mouvements de descente et d'ascension; mais il n'eut pas la possibilité d'étudier le mécanisme intérieur de cet appareil, qu'on lui dit seulement être plus parfait qu'aucun de ceux qui avaient été con* struits jusque alors. A son retour à Paris, il constmisit un modèle qui offrait à l'extérieur l'apparence de la machine de M. Watt; mais les soupapes d'admis* sïoUf et la manière de faire communiquer le cylindr^

a57 £t la chaudière , étaient de son invention, Ces par» tics sont extrêmement imparfaites. Une machine décrite au long par M. de Prony fut construite et placée par M. Perrier , d'après le modèle de Bettancourt, dans le voisinage de Paris (i). Ce n'est ni son mérite , ni la date de sa construction , qui lui donnent des droits à trouver sa place dans une histoire des machines à vapeur. P^ous^n'en parlerions pas si M. de Prony n'avait revendiqué pour de Betn jtancourt l'honneur d'être regardé compie le second inventeur du méçanisipe de la m.^hine 4 double .effet.

{1) Cette machine fat éUhlie à TUe-des-Cygnes. Nbas rap* x>elleroD8, d'ailleurs, que M. de Prony, dans son Ajvhitet^ture hydraulique^ ne cherche en aacune maniéré à présenter M. de Betlancourt comme un second inventeur de la machine à double effet. Il dit seulement « ce qui est vrai et reconnu par l'auteur anglais, que l'on ne voulut pas permettre à cet ingénieur d'examiner le mécanisme de la myachinè qui faisait mouvoir les moulins d'Albion , qu'on lui cacha le principe encore peu connu d'après lequel était construite ki ■nadûne à double effet, et que les seules observations qu'ouïe visite rapide permirent à fil. de Bettanoourt de faire lui strtZi. rent pour deviner les perCectîonnemens apportés dans cela p. pareil et pour le mettre à même d'en construire on modèle qui n'en différait que dans quelques détails. Quant au système de soupapes d'admission inventé par M. de Bettancourt , fce toteur sera à même de juger ^ par la description que nous eii donnons, s'il mérite le- dédain avec lequel l'auteur an- laie

en parle. .

La vapepr (fig.XXXVm) arrivcde la chaudière par le t\»yau

If dans un disque ou plateau cveus A^ ayant deuK autres issut s ;

MACHINr DÉ COOK,

M, Cook présenta' en 1787 à T Académie royale dlriande la description d'une machine à rotatiou , qui est représentée dans la Gg. XXX' A la circouféreucejd'one roue sont attachées hait soupapes oa clapets I au moyen de charnières faites de manière à ce que les clapets en s'ouvrant décrivent un arc un peu plus grand qu'un quart de circonférence. Du«» rant la rérolujtion de la roue , les soupapes qui sont

l'une d permet à la Tapeur de passer par le tayan e dans le cy* lindre audestns du piston , l'autre <f conduit la yapeur par le (tuyau c? au-dessous du piston. Une seconde boite à vapeur a de nxéme forme, paiement percée de trois ouTertui^ reçoit par J^ tuyaux e e* la :?apeur qui s'échappe des deux extrémités du cylindre; la troisième issue spdonnejentrée à un tuyau qui aboutit au condenseur. Chaque boite k yapeur porte à l'tiktérieur une portion de aercle gh,^ h\ de même rayon que celui du disque, et tournant autour d'un axe placé au oen* Ue. Cette portion de cercle peut dans sa révoluticm fermer une des deux ouvertures di^e ^^ placées sur la circonférence de chaque boite.

L'on conçoit que , les portions de oercle étant dais la position indiquée par la figure» la vapeur arrivant en ^ ne peut passer au-dessus du piston , mais s^éUnce au ooptrâire dans le has du cylindre par le tnyisiu c^, tandis que la disposition de la soupape de la boite a ne laisse pas sortir la vapeur qui p%\\ en dessous du piston , mais pecmet à celle qui h trouve sur SI téjte de s'^cc^uler daos le condenseur.

A la partie infiSrienre de sa çirconfére&ce^restent sâspendues dans une (érection verticale, en vertu de leur propre gravite, et remplissent les fonctions cks anbes jattachées aux rd^ies liydranliiines. c c e sont les soapapes on clapets ; ^ est le tnyan par où s'introduit la vapeur de la chaudière , a nn tnjrau conduisant au condenseur; A: A: est là caisse ou la roue A A se trouve enfermée jusqu'à la hauteur de la ligne indiquée avec des points. Cette caissedoit être ^ hermétiquement fermée, de pianièn» à né laisser aucune issue à la vapeur. La roue étant supposée dans la situation pu la figure la représente, les soupape^ , tenant toute la largeur de la cajy^se , em-r pèchent qu'il y ait aucune communication entre la /chaudière et le condenseur. La vapeur se précipite alors par Touverture b^ et exerçant la pression sur ç c, elle les pousse devant elle , dans son passage , jusqu'au condenseur, et prpduit un mouvement çM rotation. La pompe du condenseur est mise en jeu ^ par une manivelle fixée à l'axe , qui fait mouvoir une tige d, destinée è entretenir un vide constant dans cette moitié du vaisseau k k .• par ce moyen , lorsque la tension de la vapeur est seule-" ment ég^le à la pression atmosphérique , comme les soupapes ont si^^ pouces carrés , la roue seramise en mouvement par une force équivalente à un poids de 356 livres environ, agissant suivant une tangente à sa circonférence, sur laquelle il faur dra retranehjsr joelle qui est perdoe pour frottier

ment , si toutefois i comme M. 0)oL aurait dû rajouter, son plan était exécutable ^vec un mécanisme aussi imparfait, g est une pièce de bois qui ferme les soupapes lorsqu'elles passent devant elle , et \t% fait entrer ainsi fermées dans la boite à va-» peur(i).

MAGHIME BOTATIVE DE SADLER.

€'est aussi vers la même époque, en 1790, que la première machine rotative à condenseur, employée comme premier moteur d'un métier à filer le coton, fut établie à Manchester.

Cette machine, pour laquelle M. Sadkr obtint un brevet d'invention , parait avoir beaucoup de ressemblance avec celle dont nous avons fait mention plus haut comme ayant été essayée par M. Walt. Nous ne chercherons pas ici à décider si M. Sadler s'est rencontré avec l'illustre Watt , ou s'il fa copié. Les dessins que nous avons sous les yeux sont trop incomplets pour que l'on puisse aborder la description et l'examen des détails d'exécAion de cette machine rotative; c'est tout au plus s'ils sont suffisants pour donner une idée générale de son mode d'action: nous nous bornerons donc à Tiudiquer. Un cylindre creux, ouvert et recourbé à ses deux extrémités dans des directions opposées, reçoit

(1) Tramaciions d0 VAeadimh royaU étidande, 1787,

par l'axe cretix sur lequel, il tonrne la vapeur pro* dnite dans 'une chaudière. Près des extrémités aboutissent deux petits tuyaux à peu près parallèles au cylindre , qui reçoivent Feau apportée par l'autre partie de l'axe creux, he cylindre peut tourner dans une boîte exactement fermée. La vapeur introduite dans le cylindre le remplit; mais le bras qui est au-dessous de l'axe reçoit l'eau arrivant par le petit tuyau ; la vapeur se condense dans cette partie du cylindre , et l'eau s'échappe par l'ouvertare dans la boîte qui renferme le tout ; elle passe à travers une soupape et s'écoule dans le conden* seur. Le vide est formé momentanément dans un des bras du cylindre; l'autre est rempli de vapeur, qui tend à sortir par l'ouverture. Telle serait la cause du mouvementée rotation qui fait que chaque bras à son tour so'trouve au-dessous de l'axe y reçoit l'eau froide et la laisse échapper avec la vapeur conden$ée.

MACHINE DE M. FRANÇOIS. (fIG. XXXI.)

M. François, professeur de philosophie à Lansane, ayant été consulté par quelques membres du gouvernement sur les moyens propres à opérer le dessèchement d'une étendue considérable de terrain marécageux, situé entre les lacs de Neufchâtel, de Bienne et de Moraf, queques circonstances locales lui firent abandonner l'idée de parvenir

à ce rësaltat an moyen de moalins à vent^ etit proposa à leur place une machine à vapenr sur le plan de celle de Savery.

La madiine (voyez figure XXXI) est composée d'un conduit s w, dont rextrémité inférieure plonge dans l'eau , tandis que la partie supérieure entre dans le récipient a; elle est fermée par une soupape s'ouvrant de bas en haut. De ce récipient sort un tuyau ne, qui monte jusqu'à la hauteur à laquelle on veut élever l'eau, et qui est muni d'un robinet ou d'une soupape en b. Un autre tuyau t , avec un robinety, conduit la vapeur de la chaudière k dans le iiécipient a. «fcst nn auget tournant sur un axe ; à cet auget sont fixés deux leviers aux points p et o; z est un canal qui sert à l'écoulement de l'eau qui a été tirée du fossé ou excavation , et élevée au niveau désiré.

Cette machine n'offre de neuf et de remarquable que la simplicité du procédé par lequel elle se suffit à elle-même. Quand la vapeur, passant de la chaudière dans le récipient, force l'eau qu'il peut oon» tenir à monter dans le tuyau n, et à se vider, dans fauget oscillant d, cet auget, étant rempli, tourne sur sou axe en décrivant le quart de corcle indiqué par la ligne ponctuée , se décharge dans le canal z, et est ensuite ramené à sa position horizontale par le contre-poids e. Cependant l'auget d, en tournant , fait baisser le levier o > et lever le levttr p / le levier o, agissant sur i^ le pousse , et déter-

mine la fermeture da robinet/^ tandis que le le* yier p » agissant sur m ^ ferme le robinet b. Le passage d'une nouvelle quantité de vapeur de la chaudière dans le réservoir se trouve ainsi intercepté) et l'eau qui est dans le conduit d'exhaustion ne peut plus revenir dans le réservoir. En même temps une soupape placée en z se trouve aussi levée, ce qui permet à une petite quantité d'eau froide de tomber en a, et de condenser la vapeur qui remplit ce vase. La. pression de l'atmosph^e force ensuite l'eau à monter dans le réservoir, et le contre-poids ramenant l'auget à bascule à sa première position , les robinets f et b sont ouverts. « La « vapeur sort de la chaudière, et l'eau est refou* « lée de nouveau : cette même opération peut se « répéter cinq ou six fois par minute. » (i)

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