‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 46 sur 171 · DE LA CHATELLENIE DE BEAU REGARD · texte numérisé non relu

DE LA CHATELLENIE DE BEAU REGARD

Beauregard se doit considérer en sa ville et château, la ville devait être jolie, sur le bord de la rivière de Saône, toute carrée, ceinte d'une belle muraille de brique qui subsiste encore pour la grand part, mais dénuée d'habitants; le château est beau, situé sur une colline qui commande à la ville, comme sont les châteaux et villes de Trévoux, de Riotiers et de Montmerle, mais inhabité, hormis d'un fermier qui le laisse dépérir. C'était autrefois la demeure des seigneurs de Beaujeu en Dombes et le siège de leur ressort, devant que les ducs de Bourbon eussent acheté Trévoux; de ce château dépend une rente noble, et le port dudit lieu de Beauregard, le greffe de ladite châtellenie, le droit de blairie, chacipolerée en toute la châtellenie.

Outre la paroisse de Beauregard, en dépendent quatre autres paroisses et villages, qui sont : Fareins, Meyssemy, Frens et Jassans.

Les seigneurs hauts justiciers, qui sont dans ladite châtellenie et qui relèvent dudit château de Beauregard, sont le seigneur de Fléchères, qui doit hommage et reconnaissance audit château, et le seigneur de Meyssemy.

Les fiefs sans justice sont : G relonges, la maison de Gléteins, la maison de La Place, celle des R. P. Chartreux de Lyon, auxquels appartient le port de Frens ; la maison du fief de Mondemango en la paroisse de Meyssemy r.

Beauregard a été plusieurs fois sujet aux révolutions des querelles d'entre les comtes de Savoie et les seigneurs de Beaujeu, au sujet de l'hommage prétendu par lesdits comtes, et ce château ayant été pris, avec les villes de Lent et de Thoissey, par le comte Vert de Savoie, l'an 1377, il fut dit, par le traité de paix, que, moyennant les ducs de

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