DE LA CHATELLENIE DE LENT
La ville de Lent est close et mal peuplée, le domaine consiste en rente noble, étangs, prés, moulins et forêts, partie des villages de Longeis, Serves, mas de Montugon, les Orgillières.
Il n'y a que cette seule paroisse de Lent.
Le seigneur de Corgenon est le seul qui ait justice au mas de Serva, encore y a-t-il à dire.
Les fiefs sont : Montugon, La Teissonnière, la rente de Maillard, la rente du sieur de Bonau, à Longeis.
Il y a lettres au trésor de Philippe de Savoie touchant les foires de Lent \
La seigneurie et ville de Lent ayant été vendue avec sa justice, cens, servis et autres droits au seigneur de La Forge et de Challiouvre, M. le Duc la voulant retirer et l'ayant fait saisir, il y eut opposition le 17 août 1565 par Etienne de la Forge, écuyer, seigneur desdits lieux, puis, le 5 juin 1567, il y eut transaction entre le seigneur de La Paccodière et ledit Etienne de la Forge, par laquelle transaction ledit seigneur de La Paccodière accorda, au nom de M. le Duc, audit seigneur de Challiouvre que, jusqu'à ce qu'il eût été effectuellement remboursé du prix de l'acquisition de la seigneurie de Lent, il prendrait tous les ans, la somme de 500 livres sur les fruits de ladite seigneurie 2.
Dénombrement, du mois de juillet 1286, par Guichard de Chamont, écuyer, seigneur de Corgenon, pour le mas de Les Orgillières et autres héritages assis dans le mandement de Lent.
Dénombrement, du 12 mars 1539, par Pierre Fournier, pour le château de Challiouvre, appartenances et dépendances où il disait avoir haute, moyenne et basse justice.
1. G : vol. des enregistrements, n° iv, fol. 39. — 2. G : IIIe vol. des enregistrements.
Autre, du 12 avril 1552, par dame Peronne Bousin, veuve de feu Jean Cléberger, pour ledit château.
Autre, du 17 août 1565, par Etienne la Forge, sieur de La Forge et de Challiouvre, pour ledit château.
Dénombrement, du 19 mars 1539, par noble Aimé Malivel, pour cens et servis qui lui appartenaient en la paroisse et châtellenie de Lent.
Ces huit châtellenies ci-dessus décrites appartiennent à S. A. R., les quatre suivantes sont bien royales, mais elles ont des seigneurs particuliers qui nomment leurs officiers, lesquels entrent aux assemblées générales et ont les mêmes attributs que les autres.