‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 78 sur 171 · G : fol. 230. — 2. G : fol. 33. — 3. G : fol · texte numérisé non relu

G : fol. 230. — 2. G : fol. 33. — 3. G : fol

du cartulaire de Beau jeu x en ces mots : Anno ab incarnations Dïii MXCIV et Philipil régis an. ^2,canonicirequisierunt & dominusHumbertus et uxor sua Auxilia ac infantes eoruni Hugo, Guichardus Humbertus et Guigo obtulerunt mansum integrum cuin vineis pratis siluis & prœfatx eclesiœ ibid. Domino servientibus . Ainsi il faudrait que Humbert Ier eût vécu longtemps ; si cela est, Hugues, son fils aîné, n'a donc pas seigneurie dans le Beaujolais, ni son neveu Guichard après lui; il faut avouer le malheur ou l'ignorance du temps passé auquel on se contentait d'écrire les choses sans date, ce qui donne tant de peine à éplucher les choses ; néanmoins, puisque ce dernier titre donne quatre enflants à Humbert II : Hugues, Guichard, Humbert et Guigues, et que je n'ai point de mémoire si cet Hugues a succédé à son père ou s'il est mort avant lui, ou si on l'a mis en cet acte, le premier, à cause de sa dignité d'abbé de Saint-Itère 2 en Maçonnais [puisqu'il y a vu Hugues, abbé dudit Saint-Itère], mentionné frère de Guichard II, dans la donation à lui faite de Saint-Trivier, Perreux, Chamelet, par Guillaume, comte d'Albon et de Forez, je lui ferai succéder Guichard II, qui convient mieux au temps d'avoir épousé Luciane de Montlhéry, puisque le Humbert, son père, vivait encore en 1094 et que Louis le Gros, qui naquit en 1081, pouvait avoir été fiancé avant son mariage avec Alix de Savoie, l'an 1 1 1 5 .

Paradin dit que ces quatre enfants confirmèrent la donation des biens de Fontenelles aux Etoux, que leur père et leur mère avait faite au chapitre.

Il ne va pas comme cela, ni l'un ni l'autre n'ont pas entendu ce qu'ils ont dit, car, quant à l'acte de Severt, il faut savoir qu'Herbert d'Andilié, voulant aller en Hiérusalem avec Ranulphe, prêtre, et plusieurs autres, vint devant l'autel de la Vierge du château de Beaujeu et là, en présence des chanoines, pleurant et regrettant ses péchés, promit de leur donner quelque chose de ses biens, sis en sa métairie d'Andilié, savoir : un mas avec ses appendices, à la charge qu'il le tiendrait tant qu'il voudrait sous l'usage de bénéfice; mais que s'il venait à décéder sans enfants il appartiendrait entièrement à l'église de Beaujeu; or, il faut savoir que ledit Herbert avait épousé une

1. G : /// Litgd., p. 279. -- 2. L, B, J, V : H i hure ; les mots entre [ ] manquent dans les mss. 15, V.

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femme à laquelle il avait donné, en augment de dot, la troisième partie dudit mas et en avait été séparé pour cause de parenté; c'est pourquoi il dit qu'après le décès de cette première femme, cette troisième partie appartiendrait à l'église de Beaujeu, autant en dit-il de la seconde si elle vient à mourir sans enfants ; toutefois, dans l'investiture, il leur donna une sextérée de terre pour planter une vigne qui est située sur la grange des chanoines et le chemin passant; cela fut fait à Andillié par la main de Durand, en la place d'Odon, chancelier, l'an 1087, les nones d'octobre, sous le règne du roi Philippe ; quelque temps après et environ l'espace de huit ans écoulés, l'an 32 du môme roi Philippe, la première femme d'Herbert étant morte, les chanoines demandèrent ce qui leur avait été donné, mais Humbert, seigneur de Beaujeu, ne leur voulant accorder, leur dit que ses prédécesseurs avaient eu une coutume ou justement ou injustement sur le mas qu'ils demandaient et qu'il n'entendait pas le leur quitter sans un grand présent, c'est pourquoi les chanoines ayant pris conseil des sages, leurs amis, et entre autres de Landry, évêque de Mâcon, ils satisfirent audit seigneur, et lors lui, sa femme et leurs enfants, leur offrirent le mas tout entier avec toutes ses appartenances, vignes, cours, prés, forêts, terres, eaux et écoulement des eaux, et leur quittèrent toutes les coutumes qu'ils pouvaient y avoir de droit ou non, et sont signés : Humbert et sa femme Auxilie; leurs enfants, Guichard, Humbert, Guigues et Hugues, qui ont fait faire cet acte et ont prié le seigneur Landry, évêque de Mâcon, de le signer avec les autres qu'on verra dans la preuve.

Quant à ce que dit Paradin n'est pas de même, ce fut un nommé Dalmais, surnommé de Verneys, qui, par la clause de son testament, donna au chapitre de Beaujeu deux courtils, savoir : l'un, situé aux Étoux, appelé Fontanelles, et l'autre, en Gerson, avec toutes leurs appartenances et dépendances, et les chanoines lui donnèrent 60 sols de deniers en bonne monnaie et lui promirent tous les ans, au jour de son décès, un anniversaire. Il fonda une lampe qui brûlerait perpétuellement devant le saint crucifix; cela fut fait à Beaujeu, Tan 27 du roi Philippe.

Quant à Auxilie, il y a un acte aux preuves, tiré du chapitre de Beaujeu, qui dit que ladite Auxilie a fait de grands biens à ladite

église, savoir : en ornements, chasubles, chappes, étoles, manipules, courtines et tabernacles et parements d'autel ; c'est pourquoi les chanoines de ce temps-Là prient leurs successeurs d'avoir toujours mémoire de ladite dame au jour de son décès et de célébrer tous les ans son anniversaire, avec psalmes, messes, oraisons et aumônes .

Ce fut à cet Humbert que Herbert de Tisy ' donna la part qu'il avait au château de Néronde; laquelle, Humbert donna en fief à Guillaume Chauve et à Artaud Chauve, frères, les enfants desquels en firent hommage à Guichard, successeur du même Humbert, comme l'acte qui est aux preuves le justifie.

i.B,J:Thisy.

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