‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 99 sur 171 · G : Justel, fol. 107. — 2. G : Guichenon, fol · texte numérisé non relu

G : Justel, fol. 107. — 2. G : Guichenon, fol

Montferrand, qui épousa une fille de la maison de Bonis l, en Berry, dont il eut trois filles, à savoir :

i° Blanche de Beau jeu, mariée à Guy de Chauvigny, seigneur de Levroux ;

20 Marguerite de Beaujeu, mère de Bernard, vicomte de Ventadour;

30 Marie, religieuse en l'abbaye de Longchamps, près Saint- Cloud, où elle trépassa l'an 1337.

Louis, leur père, gît en l'église de Notre-Dame de Bourg de Déols, au diocèse de Bourges; son épitaphe s'y voit à la main gauche du grand autel et se qualifie seigneur de Montferrand, frère de Humbert de Beaujeu, connétable de France.

Jacques Severt donne un autre fils à notre Guichard, seigneur de Montpensier, savoir : Guy de Beaujeu, archevêque de Lyon (au sujet duquel il a décrit toute la généalogie desdits seigneurs de Beaujeu), où il fut appelé de Pévêché d'Auxerre, l'an 1268, qui fut un des fondateurs de la Chartreuse de Polleteins, avec son oncle Humbert V et Marguerite de Baugé, sa femme.

Humbert ou Imbert de Beaujeu, seigneur de Montpensier et de La Roche d'Agout, en Auvergne, fut connétable de France, non pas immédiatement après la mort de son oncle, en la Terre Sainte, auquel succéda Gilles le Brun, comme j'ai fait voir de l'histoire du sire de Joinville, mais après ledit Le Brun, car quoique Severt dise sur les Mémoires de du Tiilet qu'il est mentionné après Mathieu de Montmorency et Amaury de Montfort, messire Humbert de Beaujeu, sire de Montpensier, ils ont pris le neveu pour l'oncle et cela se doit entendre d'Humbert V, à qui succéda Gilles le Brun, auquel succéda cet Humbert, sire de Montpensier. Duchesne dit qu'il accompagna deux fois le roi saint Louis en la Terre Sainte, qui le fit connétable et qu'il servit depuis Philippe III, son fils, en la guerre qu'il eut en Aragon où il mourut, dit Severt; le même roi lui donna, pour ses bons et agréables services, la seigneurie de La Roche d'Agout, en Auvergne, avec les châteaux du Poinssac et Montdegel, l'an 1277.

Il eut pour femme Isabeau de Melun 2, dame de Sainte-Marie en Puysaye, et laissa d'elle une seule fille, savoir : Jeanne de Beaujeu, dame

1. G : Sainte-Marthe, fol. 967. — 2. G : le sieur de La Mure dit de Mello, veuve du comte de Joignv, fol. 177 de son Histoire de Lyon ; L, T, B, V : de Mello.

de Montpensier et de La Roche d' Agout, mariée avec Jean II, comte de Dreux et de Braine, après la mort desquels et de leur postérité, Blanche de Beaujeu, dame de Leuroux, sa cousine, et Bernard, vicomte de Ventadour, fils de Marguerite de Beaujeu, sœur de ladite Blanche, intentèrent procès contre Louis, vicomte de Thouars, et Jeanne de Dreux, sa femme, pour les terres de Montpensier, Aigueperse et autres situées en Auvergne, comme à eux échues de la part de Jeanne de Beaujeu, leur cousine. Je ne sais sur quoi était fondé leur procès, puisque ladite Jeanne avait eu des enfants, dont Pierre, comte de Dreux, en était un l, le père de ladite Jeanne, mariée à Louis, vicomte de Thouars, seigneur de Talmond. Dans Y Histoire de la maison de Dreux % de Duchesne, aux preuves, il se voit comme Jean, comte de Dreux, et Jeanne, sa femme, fille d'Imbert de Beaujeu, connétable de France, vendirent à Jean, comte de Forez, tout le droit qu'ils avaient en la ville de Roanne.

Dans les Mémoires du sieur Pérard, il est dit que, l'an 1280 et le lendemain de la Noël, lui et sa femme aliénèrent, au chapitre d'Auxerre, la terre de Corseins, mouvante du duc de Bourgogne.

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