‹ Histoire du BeaujolaisChapitre 142 sur 216 · L, T, C, B : Lozanne; J : Lauzanne; G, vol. 5, fol · texte numérisé non relu

L, T, C, B : Lozanne; J : Lauzanne; G, vol. 5, fol

auparavant qu'annexe de Salles \ La justice haute appartient à Mademoiselle, et la moyenne et la basse, au prieur dudit lieu, et au seigneur de Blacé, alternativement.

Guichard, seigneur de Beaujeu, dit le grand, fils de Louis et d'Éléonore de Savoie, eut, en secondes noces, de Marie de Châtillon, une fille, Éléonore, religieuse à Polletain, laquelle après, par dispense du pape, fut transférée à Salles, environ l'an 13 17. Il y a un contrat en parchemin qui est une cession et transport de certains bois que Louis le connétable et Éléonore de Savoie firent à l'église de Beaujeu, l'an 1286, et croit-on que ce sont eux qui ont fondé le couvent de Sales.

Grelonge était autrefois prieuré, dépendant de celui de Sales, et fut échangé par les seigneurs de Fleschères contre une maison et domaine de Talebarde 2, dans la paroisse de Saint-Etienne-de-Varenne ?.

XVIII. Arbuis sonnas, 19e paroisse. — Arbuissonnas, du diocèse de Lyon, dans un assez maigre pays, était dépendante de l'abbaye d'Ainay qui l'a aliénée, lors de l'aliénation d'une partie du bien de l'église, sous Henri III, l'an 1575, de sorte que le seigneur d'Arginy en a le prieuré, la directe et quelques fonds dépendant dudit prieuré, la dîme étant restée au curé pour sa portion congrue.

La justice était autrefois de Montmelas et a été vendue, avec celle de Blacé, à noble Guyot de Thy-Milly et aujourd'hui appartient au sieur Chapuis de Courgenon.

Il y aune procuration passée, le 12 mars 1539, par frère Mathieu de Rostaing, vestiaire du monastère royal d'Ainay-lès-Lyon, prieur d'Arbuissonnas, pour faire les foi et hommage pardevant les commissaires établis pour ce, et bailler déclaration du revenu du temporel.

XIX. Vaux, 20e paroisse. — Vaux, pauvre pays, est une paroisse de grande étendue, dans le diocèse de Lyon et, dit-on, qu'elle a 7 lieues de circuit dans les montagnes qui l'environnent de toutes parts, était

1. T : erreur, 171 5. — 2. L, T. C, B : La Talebarde. — 3. L, T, C, B, J : la Varenne. Le ms. C ajoute : « Il y a dans cette paroisse un chapitre noble de chanoinesses comtesses, fondé par les princes de Beaujeu. Ce chapitre est sous la juridiction immédiate de M. l'archevêque de Lyon. Par lettres patentes de mai 1782, les chanoinesses sont tenues de faire preuve de sept degrés de noblesse du côté paternel, et la mère constatée demoiselle.

2l8 HISTOIRE DU BEAUJOLAIS

jadis doyenne, dépendant de l'abbaye de Cluny, comme font foi les vieux terriers de l'an 1437, et, aujourd'hui, paroisse de la collation du prieur de Mombertou, situé en Dombes, en tant que fermier de Cluny. Le pouillé dit que ce doyenné dépendait de celui de Limans. Le curé a un tiers du dîme au canton de Fouillât et des fonds à lui attribués, pour tenir un vicaire à Saint-Cire-de-Chatoux, annexe de ladite paroisse de Vaux. Il y a une prébende de Saint-Maurice qui a trois prébendiers, fondée par les seigneurs de Vaux. La justice appartenant au seigneur dudit lieu, du nom de Guetton, originaire de Tours en Touraine, conseiller au présidial de Lyon. Cette justice leur a été baillée en échange, par les seigneurs de Beaujeu, pour une portion du péage de la Marche, comme appert du second sac du 10e coffre du trésor où il est dit que, l'an 1428, il y eut procès, par-devant le bailli de Mâcon, entre Méraud de Bourg, procureur général de M. le Duc, et noble et puissante dame Éléonore de Grolée, veuve de détunt noble et puissant seigneur, Guillaume, chevalier, seigneur de Tournon et de Vaux en Beaujolais, en qualité de tutrice de leur fils Jean, seigneur de Vaux, touchant les tailles et imposition de la terre de Vaux que les officiers du seigneur de Beaujeu voulaient exiger de ceux de Vaux, que les seigneurs de Vaux soutenant, au contraire, leur appartenir, par la transaction passée, à la fête de Noël de l'an 1308, entre Guichard de Beaujeu et Milon de Vaux. Sur quoi enquête fut faite, à la requête dudit sieur de Vaux, avec les articles de sa demande, au second desquels est allégué l'échange qui fut foit, en l'an 1308, entre Guichard V, seigneur de Beaujeu , et Milon , seigneur de Vaux, par lequel échange ledit seigneur de Beaujeu remit audit seigneur de Vaux, la juridiction dudit lieu, en contre-échange de la portion du péage de la Marche, que ledit seigneur de Vaux avait droit de lever au pont1 de Belleville et faut noter que, l'an 1266, autre Milon de Vaux, doyen de l'église de Lyon, avait acquis par échange portion de ladite justice, que possédait audit lieu Jean de Saint-Sorlin, comme l'on verra au titre dudit échange qui est aux preuves.

Ensuite, l'an 1539 et le 17 février, noble François Richard bailla son dénombrement pour son château de Vaux, avec le bourg château

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