INTRODUCTION XXI
formation naïve ou érudite se détachent toujours assez nettement pour qu'il n'y ait erreur ni sur l'œuvre ni sur l'auteur.
En entreprenant une édition de l'Histoire du Beaujolais et de Dombes de Louvet, on pouvait se demander s'il convenait de se livrer au travail en somme aujourd'hui facile d'une annotation critique.
C'était, il est vrai, mettre en relief à bon compte le rôle des éditeurs, la gentillesse de leur esprit, comme on eût dit autrefois, et la sûreté de leur information que de relever les erreurs du bon Louvet, parfois grosses, comme dans sa description des rivières.
De parti pris, M. Léon Galle et moi nous sommes abstenus de notes, non par crainte de tomber dans le travers trop commun si agréablement raillé dans Le chef-d'œuvre d'un inconnu, mais parce que, entre un travail grossi de notre chef, qui nous eût peut-être fait plus d'honneur, et un livre dressant, en quelque sorte, le bilan des connaissances historiques sur le Beaujolais avant la Révolution, nous n'avons point cru devoir hésiter. De là le titre donné à ces deux volumes qui seront suivis, à brève échéance, d'un troisième contenant les mémoires de Guillaume Trollieur de La Vaupierre, et, si la critique ne nous est pas trop dure, d'un recueil de pièces justificatives qui rectifieront les textes donnés ou cités par Louvet et ceux qui l'ont suivi, et pourront remplacer en partie les preuves réputées perdues.
Georges Guigue.
Lyon, le 8 novembre 1902.
Hist. du Beaujolais, I.
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