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L, T, C : Periers; B, J : Perières

roi de France n'avait point de quoi les remplir de paille. Il y a cinquante ans qu'il y avait encore une belle salle et une cave voûtée ou citerne et, aujourd'hui encore, une fontaine et des fossés qui marquent son ancienneté; c'était une châtellenie et prévôté, de laquelle dépendaient les paroisses des Ardillats, Saint-Didier, Chanelettes, Vernay, Saint -Igny- de -Vers, Proprières, Balmont, Saint-Christophe-la- Montagne et partie de Poule.

La vente en fut faite, par M. le cardinal de Tournon, le 21 octobre 1537, à Guillaume de Chandieu, baron dudit lieu et de Proprières, au pays de Beaujolais, des terres, seigneuries, justice et châtellenie de Tourvéon, appartenances et dépendances, avec les hommes et la justice haute, moyenne et basse, revenus et autres droits seigneuriaux, ensemble la vente des servis dus par les trois quartes parties seulement de la paroisse de Poule et es villages de Corcelles et de Brosses, en la paroisse de Claveysoles; ladite vente faite, tant sous la faculté de rachat perpétuel que des foi et hommage et du ressort de la justice, avec lettres patentes de la confirmation de ladite vente, du 12 mars 1537. Le rachat de ladite châtellenie fut fait, par M. le Duc, le 1 1 juillet 1564, de noble Pierre d'Amanzé et de messire Louis d'Aigueperse.

Il y a un hommage rendu, à M. Henri l de Bourbon de Montpensier, le 26 décembre 1600, pour raison du fief et seigneurie des Perriers, assise en la paroisse de Chanelettes, par André Noblet; autre hommage rendu, le même jour et an, par Claude de Noblet, écuyer, pour le fief et seigneurie de Vaillant, pour le fief et seigneurie de Saint-Romaindes-Prés ; ces deux fiefs ont été depuis aliénés à la maison des Prés de Thibaud \

La généalogie de la maison de Noblet a été prouvée et vérifiée, le 15 octobre 1 666, par M. de Bouchu, chevalier, conseiller du roi en ses conseils, maître des requêtes ordinaires de son hôtel, intendant de la justice, police et finance en Bourgogne et Bresse, député par Sa Majesté par arrêt du conseil, des 8 août 1664 et 22 octobre 1665, pour la vérification des titres de noblesse dans l'étendue desdites provinces, suivant la déclaration de S. M., du 20 avril audit an 1664, à la pour-

1. L, T, C, B : Louis — 2. Dans les manuscrits T et D la généalogie qui suit est insérée chap. XII de la première partie, manuscrit V, chap. XIII.

suite de Me Sébastien Loiseau, chargé par Sa Majesté de la recherche des usurpateurs de noblesse.

Charles de Noblet, seigneur de Chanelettes, Montgesson et Grand- Vaux, demeurant à Varennes, et Jean Léonard de Noblet, son fils, seigneur dudit Chanelettes, ont comparu à Bourg-en-Bresse pour représenter les titres justificatifs de leur noblesse et de la qualité d'écuyer et firent voir que le susdit Claude Noblet est issu en ligne directe de Jean de Noblet et de Pernette Lorin, par le testament de laquelle Pernette, du 14 mars 1504, ledit Jean de Noblet est qualifié damoiseau, comme aussi Antoine de Noblet, son fils, seigneur des Prés en la paroisse des Ardillats, qu'elle fait son héritier.

Antoine est encore qualifié damoiseau, par son contrat de mariage, du 3 mars 1505, avec Robine de Mirabel ; leur fils fut Benoît de Noblet, pourvu de la charge de capitaine gouverneur du châtel du bourg de Beaujeu, par Jacques de Savoie, duc de Nemours, lieutenant pour S. M. es pays de Lyonnais, Forez et Beaujolais, le 13 octobre 1562; il se maria avec damoiselle Huguette Barjot, le 7 février 155 1, et, par l'acte, il se qualifie écuyer, homme d'armes de la compagnie du sieur de La Guiche et seigneur des Prés. Ils eurent :

André de Noblet, qualifié, dans son contrat de mariage avec damoiselle Charlotte de Fougeat, le 5 janvier ' 1598, écuyer, sieur des Perriers 2, en la paroisse de Chanelettes; il servit longtemps dans les armées, depuis 1580 jusqu'en 1594, et encore, en 1635 5, dans le ban de la noblesse convoquée par le sieur de Bonne, gouverneur de Lyon et commandant la noblesse.

Ledit André a eu Claude, défendeur 4, marié à Anne de Grandvaux, ila servi longtemps dans les armées, depuis 1635, 36, 39 etc., il a laissé Jean Léonard, son fils, aujourd'hui vivant, marié à >

Par la justification desquels titres et arrêt, donné à Dijon le 10 février 1669, signé Bouchu, Cottin, fut dit qu'ils devaient avoir entrée et voix délibérative dans les assemblées de la noblesse du pays de Maçonnais et qu'ils jouiraient de tous droits, privilèges et immunités attribués à l'ancienne noblesse de ce royaume, eux et leur postérité, nés et à naître en légitime mariage, tant et si longuement qu'ils ne feraient acte déro-

1. D : septembre. — 2. L, T, C, B, V : de Periers. — 3. J : 1636. — 4. L, T, D, C, V : Claude de Noblet, marié. — 5. Blanc dans les manuscrits.

géant et qu'ils seraient inscrits au catalogue des gentilshommes dudit département r.

XVI. Poulie, 69e paroisse. — Pays de montagne et néanmoins bon à blé, est du diocèse de Mâcon, de la collation du prieur de Charlieu et de la chàtellenie de Beaujeu, comme appartenant à Mademoiselle. M. le marquis de Chandieu en est décimateur, par transaction faite avec les moines dudit Charlieu, l'an 1355, et le curé du lieu a, pour sa portion congrue, la moitié des dîmes avec ledit seigneur es villages de Pay, Longefay, Chantrion. Ratigny et La Font.

Dans cette paroisse est le château de Fougères qui appartient audit seigneur, comme aussi Proprières, Chape et autres places; j'ai parlé de ses ancêtres en la paroisse de Proprières, paragraphe 58. Il y a dans l'église une chapelle appartenant à ladite maison et un tombeau de pierre à l'antique autour duquel sont ces mots en lettres gothiques :

Gilbertus jacet hic, cui régna Deus sua donet ereptumque jugo mortis super astra coronet.

Amen. Anno Domini 1272 die sanctœ virginis obiit dominus

Gilbertus 2 dominus de Fougères bonœ mémorise miles, anima cujus requiescaï in pace. Amen.

Dans son écusson à l'antique, il y a un écusson chargé d'un rosier.

En divers endroits de ladite église, on y voit les armes de la maison de Chandieu et, dans Indite chapelle de leur maison, du côté de l'épître, un cardinal dont la tète est environnée de l'auréole de saint. Son chapeau de cardinal est supporté par un ange, au-dessus de la tête de ce cardinal et à côté d'icelui est encore un autre chapeau de cardinal au-dessus des armes de ladite maison ; au haut de la voûte de ladite chapelle, sont les armes de Fougères, anciens seigneurs de Pôle, Proprières, Jarnioux, Chabottes, etc.

Il y a un fort bel étang (d'où sort la rivière d'Azergue), appartenant au seigneur marquis de Chandieu qui en a plusieurs autour de son château, remplis de fort beaux poissons.

1. C ajoute : Note de 1758, Pierre Agniel, ancien échevin de Lvon, acquit cette seigneurie de M. de Noblet de La Clayette en 1733, il en fit donation en 1735 à Pierre-Henri Agniel, son fils aîné, trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Lyon et seigneur de Grandpré. — 2. L, T, C, B, V : Robertus.

XVII. Balmont, 70e paroisse. — De plus de deux cents feux, dans le diocèse de Maçon et de la collation du chapitre, consistant au bourg qui en porte le nom et en divers hameaux qui l'environnent et qui sont du département du Lyonnais, n'y ayant que le bourg et le clocher qui soient en Beaujolais et qui sont disputés par les seigneurs marquis de Varennes et comte de Chauffailles, et l'on prétend que le curé en soit le vrai seigneur.

C'est un pays bon a blé, duquel le chapitre de Saint-Vincent de Maçon tire la plus grande partie du dîme, le curé une autre et le seigneur de Verpré, une autre.

Dans le bourg, qui est du Beaujolais, le seigneur de Chauffailles y a justice sur quelques maisons du côté de bise, au delà de l'église, et Mademoiselle a le reste qui est du Beaujolais. Ce qui reste de ladite paroisse dans le Lyonnais appartient a divers seigneurs qui reconnaissent la justice de Charlieu.

Vente faite, parles commissaires de M. le Duc, le 7 août 1604, a Claude d'Amanzé, comte de Chauffailles, et Arcinges, des cens, servis, droits de justice et autres droits seigneuriaux appartenant à S. A., en et sur les paroisses de Balmont et de Saint-Germain-la-Montagne, dépendant de la chatellenie de Tourvéon, à la réserve du ban, etc.

Dans cette paroisse, il y a le hameau de Villion, duquel le chapitre de Beaujeu est décimateur, et ce hameau est de trois paroisses, Chauffailles, Balmont et Saint-Germain-la-Montagne. Les paroissiens sont, une année, de la paroisse de Chauffailles, y vont communier à Pâques et y recevoir les autres sacrements et s'y faire enterrer; l'année suivante, ils font de même à Balmont et, la troisième année, à Saint- Germain-la-Montagne et ainsi, à tour de rôle, en recommençant toujours, de manière qu'ils n'ont point de paroisse certaine bien qu'ils en aient trois.

XVIII. Claveysoles, 71e paroisse. — De grande étendue, en assez maigre pays, du diocèse de Maçon, dépendant de l'abbaye de Savigny et de la collation du prieur de Saint-Nizier-d'Azergues qui prennent chacun partie du dîme. L'abbé confère le prieuré et le prieur la cure.

Lamine de Claveysoles forme vitriol, tient aussi argent, plomb, cuivre et soufre. Voir au chapitre des mines de Beaujolais.

Cette paroisse était autrefois prévôté d'où dépendait Claveysoles, Saint-Bonnet-de-Troncy, Thil, Cublise et partie de Poulie, appartenait au sieur de La Palu qui l'échangea, en contre-échange de la justice moyenne et basse que M. de Montpensier lui bailla en la paroisse de Quincié et Marchamp, en l'année 1584, et, aujourd'hui, appartient à Mademoiselle et est de la châtellenie de Beaujeu.

Joignant l'église de la paroisse, il y a une chapelle de Sainte-Anne qui est fief comme appert du dénombrement, du 15 juin 1541, rendu par M. Girard Fillion, prêtre prébendier de ladite chapelle, pour la rente de ladite prébende consistant en vingt sols viennois, huit bichets de seigle et sept ras d'avoine.

L'an 149 1 et le 14 juin, il y eut une complainte obtenue par Simon, bâtard du Thil, pour raison de la seigneurie de La Douze, Claveysoles et Advenas. Exploits d'ajournement et informations du mois de juillet de la même année. Lettres de mainmise sur lesdites seigneuries, à la requête du procureur de M. le Duc, des 18 janvier et 2 février 1406, et autres titres qui soutiennent que ledit bâtard du Thil ne pouvait tenir lesdites seigneuries.

Dans cette paroisse, il y a un fief appelé de Paquelet, appartenant à N. Jean l de Vaginay, etc.

XIX. La Mure, 72e paroisse. — Annexe de Claveysoles et de même diocèse, pays bon à blé, appartient, en toute justice, au seigneur de Pramenou 2 qui y possède un fief appelé Bourdon; une partie de ladite justice de La Mure du côté de Saint-Cire, au delà de l'orme de Vanel appartient au seigneur de Montmelas.

La vente de la justice de La Mure fut faite, le 7 janvier 1604, par les commissaires de M. le Duc, ensemble des cens, servis, rentes et autres droits seigneuriaux appartenant à S. A., en et sur la paroisse de La Mure, dépendant de la châtellenie de Chamelet, à Sébastien- Yves de Ronchivol, écuyer, seigneur de Pramenou, à la réserve du ban et arrière-ban, foi et hommage et du ressort de la justice, sur quoi3 il y eut une ordonnance du bailli de Beaujolais, du 4 août, audit an, fai-

1. Le nom Jean manque dans le mss. G. — 2. G : « Pramenou porte d'or à l'aigle déployée becquée et onglée d'azur. » — 3. B, J : après.

sant défenses au notaire Gaudet d'expédier ce contrat audit seigneur de Pramenou.

Le château de Pramenou est dans la paroisse de Saint-Nizierd'Azergues comme je dirai ci-après.

XX. Saint-Ni^ier-d' Axer gués , 73e paroisse en ordre, est un prieuré dépendant de l'abbaye de Savigny, et la paroisse de la collation du prieur qui y dîme partout avec le curé pour sa portion congrue ; la justice est de Mademoiselle, et de la châtellenie de Beaujeu, pauvre pays et presque tout de bois.

Il y a deux fiefs dans cette paroisse, Fougières et celui de du Bost, tous deux appartenant au seigneur de Pramenou et sont de la justice de Mademoiselle et de la châtellenie de Beaujeu.

Le château de Pramenou est en ladite paroisse, mais le seigneur dudit château en a acquis la justice avec celle de La Mure des prédécesseurs de Mademoiselle.

Il y a un dénombrement, du 9 mars 1539, par noble Jacques du Bost, écuyer, pour sa maison forte de La Court, assise en la paroisse de Saint-Nizier-d'Azergues, plus, pour une maison sise à La Mure avec une grange contiguë et les terres et bois qui en dépendent; et pour ses vignes assises en la paroisse de Denicé ; autre, du 15 mars 1550. Autre, parle même Jacques du Bost, le 5 avril 155 1.

Dénombrement du même 9 mars 1539, par M. Claude de Fougières, comte et chanoine de Lyon, et damoiselle Claude de Chandieu, tuteurs de nobles Philibert et Girard de Fougières, pour la maison de Fougières, assise en la paroisse de Saint-Nizier-d'Azergues, avec un bois de haute futaie et un autre bois de sapins, à Poulie.

Dénombrement du 12 avril 1540, par noble Simon de Ronchivol, pour sa maison forte de Pramenou, de Saint-Nizier-d'Azergues et autres granges, bois de sapin, domaines assis es paroisses de Saint- Nizier, La Mure, Claveysoles, Chambost, Grandris et Montmelas, où il disait avoir justice haute, moyenne et basse l.

La noblesse de la maison de Ronchivol est ancienne en ce pays, et vient du pays de Forez, comme appert d'un acte de l'an 1375, que

I. Dans les mss. T, D,la généalogie suivante fait partie du chap. XII de la impartie, ms. V, chap. XIII.

Guillaume de Ronchivol demanda permission à Mme Jeanne de Bourbon, comtesse de Forez, de se retirer ailleurs. Voici les mots de l'acte : « Jeanne de Bourbon, comtesse de Fourez, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, savoir faisons que, comme notre amé et féaux Guillaume de Ronchivol, écuyer, soit venu par devers nous, au jour et date de ces présentes lettres et nous ait dit et exposé que, pour son évident proufit et pour son accroître de chevance, hors de notre comté de Fourez, il a voulenté et propos de vendre et transporter sa maison de Marclop avec tous ses droits, rentes, revenues, juridictions et autres choses quelles qu'elles soient appartenantes à sadite maison, et nous a supplié et requis humblement à grande instance que d'icelles choses, lesquiex sont et meuvent de notre fieu et hommaige nous li veuillons donner et octroyer licence et autorité de les vendre et transporter et de en faire sa voulenté si comme bon li semblera. Et d'autre partie notre amé et feaulx conseiller Jean de Vigènes, chanoine de Sens, et chantre de Montbrison, nous a dit et expousé qu'il a grand désir de se logier d'aucune chivence en notre pays de Fourez, et nous a suplié et requis humblement que nous li veuillons donner octroy et licence d'acheter et conquérir dudit Guillaume les chouses dessusdites et luy et les siens être reçus en fieu et en hommaige de nous et de nos successeurs et encore en guerdon de ce qu'il nous a servi longtemps, et encore fait, sans espoir, de luy admortiser ledit fieu et homaige au cas qu'il les voudra transporter en l'église ou en autres causes pies en tout et en partie, quand il luy plaira d'en ordonner pour s'âme. Pour ce, par considération des chousses dessus dites, nous inclinant à leur suplication et requête, de notre pure voulenté et certaine science, avons donné et octroie, donnons et ouctroyons par ces présentes audit Guilaume pouvoir, ouctroy et licences, toutes fois qu'il luy plaira et voudra, de vendre, transpourter et aliéner perpétuellement toutes les choses dessus dites audit Jean de Vigènes et non a autre ; lequel Jean nous en promettons à recevoir et les siens par nous et les nôtres en fieu et en homaige comme les autres hommes fonciers de notre comté de Fourez sans contredit toutes fois qu'il aura aquis les choses dessusdites dudit Guillaume; et encore admortiser ledit fieu et hommaige si mestierest, et ledit Jean nous en requiert, pour les donner et transportera l'église ou en autres pies causes pour s'âme, quand il en voudra ordon-

ner en tout ou en partie, comme dit est, par considération des bons et loyaulx services qu'il nous a fait et faict encore tous les jours, et voulons et octroyons que ces lettres soient doublées et que chacun de leurs deux en ait une. Donné en notre ville de Saint-Galmier le 3e jour du mois de novembre, l'an MCCCLXXV, sous notre propre seing plaqué et sous notre seel de secret pendant à ces lettres. Présens messires François de Farges, Jean de Southadit, Albert Bedots, nos chapelains et écuyers et sous le seing de M. André Lorent, notre chapelain et secrétaire. Par Madame la comtessse Pelavi. »

L'an 1459 et le mardi 22 mai, pardevant Humbert de Maleval, clerc, notaire public et juré de la cour de Beaujolais, noble Etienne de Ronchivol, seigneur de Pramenou, confesse tenir de tout temps du fief et hommage de M. le Duc, primo sa maison forte dudit lieu de Pramenou, comme aussi la juridiction haute, moyenne et basse que ledit confessant avait dans les paroisses de Grandris, Chambost, La Mure et Saint-Nizier-d'Azergues, sur les héritages et possessions mouvant de sa directe et seigneurie ; item, un certain moulin appelé de Corteilles *, situé en la paroisse de La Mure, jouxte le chemin tendant de La Mure à La Folletière avec son bief et écluse, etc. ; item, la place d'un certain autre moulin vieil, situé dans ladite paroisse de La Mure, etc.

L'an 1504 et le 8 janvier 2, il y eut sentence rendue à Villefranche, par M. Girard delà Bruyère, Ennemond Payen, docteur es lois, juge ordinaire et civil de la terre et baronnie de Beaujolais pour madame Anne de France, au profit de noble et puissante personne Antoine de Ronchivol, seigneur de Pramenou, défendant, contre M. François Rimady, procureur général et fiscal, prenant en main la cause de Guillaume Haste, garde des sceaux dudit pays, sur ce que le grenier et notaire dudit seigneur de Pramenou se servait dans sa terre et juridiction et entre les sujets dudit seigneur, d'un certain scel par lui établi aux contrats dans sadite terre de Pramenou, autre que celui de M. le baron de Beaujolais, au préjudice dudit Haste, garde de la ferme du scel général et ledit seigneur de Pramenou fut maintenu en ladite possession, cà cause de l'ancienneté et qu'il avait accoutumé de tout temps de se servir de son scel dans ses terres.

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