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sa maison forte de Vaurion, assise en la paroisse de Chamelet, avec les domaines, rentes et héritages qui en dépendent, assis, tant en ladite paroisse de Chamelet, qu'es paroisses de Lestra1, Valsonne et Saint- Apolinard.
Dénombrement, du 13 mars 1539, par damoiselle Catherine de la Palu, veuve de feu noble Hugues de Bailly, seigneur de Chameyré, pour la maison appelée de Limas, assise à Chamelet, et un autre, du 26 avril 1552, par noble Juste de Bayas, pour sa maison appelée Combe-Robert et dépendances qui ont été baillées par la maison noble de Chanzi pour la septième partie du droit de feu noble Etienne de Lavieu, premier possesseur de ladite maison, avec un pré et une vigne, sis sur la rivière d'Azergue.
Dénombrement, du 21 mars 1539, par noble Claude de Monfriol, pour sa maison de Monfriol.
Dénombrement, du 15 mars 1539, par noble Pierre Olifant, archer de la garde du roi et capitaine de Chamelet, pour une rente qu'il disait avoir achetée du seigneur de Brouillât, assise à Chamelet et à Lestra.
Autre dudit, du 11 avril 155 1.
Dénombrement, du 8 mars 1539, par noble Claude de Brouillât, seigneur de Brouillât en partie.
Dans l'érection de la châtellenie du Thil en vicomte par le roi, le 20 d'octobre 1634% il y a lettres de cachet de M. le duc d'Orléans aux officiers de Beaujolais, du 12 mars 1637, °lm consent que M. Courtin, conseiller au parlement de Paris, jouisse de l'acquisition, par lui faite, de la maison noble de Sallain et d'un banc, sis au chœur de l'église de Chamelet, suivant l'acquisition par lui faite de la damoiselle d'Olifant.
IL Lestra, 75e paroisse. — Du diocèse de Lyon et de la collation du chapitre de Saint-Just dudit Lyon qui perçoit les dîmes et jouit d'une belle rente nommée La Chemina, est un assez bon pays à blé et peu de vignes.
La justice ordinaire appartient à Mademoiselle et ressort à Chamelet.
L'église a plutôt la forme d'une citadelle que d'une église, à cause
1. L, T, C, B, J ajoutent ici : Grandris. — 2. L : vol. 9, f° 174. Hist, du Beaujolais. 22
qu'elle fut fortifiée, enchastelée (pour se servir du mot incastellarc ecclesias), pendant les troubles de la Ligue, par permission du gouverneur de la province; néanmoins, il y a lettres au trésor qui font voir que cette fortification vient de plus loin et que, l'an 1408, les habitants de Lestra, voulant fortifier leur église au dessein de s'y retirer, en cas de nécessité, durant la guerre, avec leurs femmes, familles et biens, obtinrent lettres de Louis, duc de Bourbonnais, seigneur de Beaujeu, sur quoi ceux de Chamelet eurent dispute avtc eux. pour ne vouloir souffrir une fortification dans leur voisinage, lequel démêlé fut apaisé par ledit seigneur en 1410, le 8 avril, a Vichy, qui le leur permit, sans pourtant désister de faire guet et garde en la ville de Chamelet, et de contribuer aux contributions qui leur seront imposées pour les réparations et fortifications dudit Chamelet et d'en faire même serment pardevant les officiers dudit Chamelet, et Anne, dauphine, veuve dudit duc Louis, leur en accorda encore lettres de provision1 en 141 6, adressantes à son bailli.
Il y a une montagne appelée Tiers 2, dont les pierres ressemblent du marbre, plusieurs sculpteurs vont souvent les voir, pour essayer si on les pourrait polir et mettre en œuvre.
Il y a une maison noble appelée de Lestraicte, qui appartenait, en 1540, à M. Pierre de Vuarty, chevalier, comme appert du dénombrement qu'il en fit le 21 août de la même année.
Il y a encore quelques autres biens féodaux comme appert d'un dénombrement fait, le 13 mars 1539, par M. Jean de Servinges, prêtre, des biens féodaux par lui acquis du seigneur du Montel 3 au lieu de Lestra et de Courcelles.
III. Chambost-près-Chamelet , 76e paroisse. — Assez bon pays en montagne, du diocèse de Lyon, appartient, en toute justice, au seigneur de Rochebonne ; le clocher est sur une montagne fort élevée où il y a fort peu de maisons ; le bourg est dans la plaine nommée Allière, bon bourg et bon pays et qui prétend de faire descendre l'église paroissiale dans ce dit bourg, et même 4 les habitants sont en traité pour cela, l'église est sous le vocable de saint Pierre.
1. L, T, C, B, J : permission. — 2. T, C, B : Thiers. — 3. L, T, C, B : de Monlet ; J : Montet. — 4. G : et comme.
Il y a au trésor de Villefranche, livre A, f. 12, 13, 14, une transaction entre Guichard le Grand et Pierre de Verneys, chevalier, tant en son nom que de sa femme Marguerite, touchant les droits de justice et plusieurs autres que l'un et l'autre prétendaient avoir en toute la paroisse de Chambost, du mois de novembre 1309, scilicet omnimodam juridictionem altam et bassam, meruin et mixium imperium in aliqua parte parrochix Sancti Justi de Avreo, le seigneur de Beaujeu assurant le contraire et disant qu'elle lui appartenait ; enfin il fut accordé entre eux que ledit Pierre et ses héritiers ayants droit de lui auraient, à perpétuité, toutes les amendes jusqu'à vingt sous et au-dessous de toutes clameurs, délits et maléfices, desquels délits et maléfices, jusqu'à la somme de 20 sols viennois, la connaissance, punition et exécution lui appartiendrait et aux siens, tanquam prepositum dicti loci, aliquo tamen jurato vel notario curix nostrx fide digno vocato et adjuncto cum ipso domino Petro ; et pour tous les autres délits, clameurs et maléfices excédant la somme de 20 sols viennois, le seigneur de Beaujeu en aura les deux tiers et ledit Pierre de Verneys la troisième, et la connaissance de l'information de tout le procès appartiendra audit Verneys, jusqu'à sentence, définitive et aussi l'exécution, pourvu qu'il y appelle un juré ou notaire du seigneur de Beaujeu, et laquelle sentence définitive appartiendra à ses bailli et juge, comme aussi la peine capitale ou mutilation de membres.
Il y a un dénombrement rendu, le 21 mars 1539, par M. Claude de Fougières, chevalier, vicomte et baron d'Yoing, et de dame Jacqueline de Mondor, sa femme, pour le château et maison forte de Chambost près Chamelet, où il disait avoir haute, moyenne et basse justice, tant en la paroisse dudit Chambost qu'es paroisses de Grandris, Chamelet, de Valsonne, de Lestra et de Saint-Julien.
Contrat de 'vente passé, le 29 janvier 1604, Par ^es commissaires de M. le Duc, à dame Antoinette d'Aulny, vicomtesse d'Yoing et de Sarroux, femme se disant séparée, quant aux biens, de M. Jean de Piedefer, chevalier, seigneur de Basoches, comme mère, tutrice, de noble Humbert de Châteauneuf, son fils, et de feu M. Pierre de Châteauneuf, quand vivait chevalier de l'ordre du roi, seigneur de Rochebonne et de Chambost, pour et au nom de sondit fils, des cens, servis, rentes, droits de justice et autres droits seigneuriaux appartenant à
34° HISTOIRE DU BKAUJOLAIS
S. A., en et sur la paroisse de Chambost, près Chamelet et dépendances de ladite châtellenie, à la réserve des ban et arrière-ban, foi et hommage et ressort de la justice.
Le fief et maison forte de Longeval était autrefois de cette paroisse, comme appert du dénombrement rendu, le 6 mars 1539, par Aimard de Longeval, écuyer, pour sa maison forte de Longeval, assise en la paroisse de Chambost (ce sont les termes de l'acte), ensemble une vigne assise en la paroisse de Lestra, comme aussi pour rente à lui due sur quelques tenanciers, tant en les paroisses de Grandris, Chambost et Lestra que de Chamelet, et pour autre rente en la paroisse de Combres.
Autre dénombrement, du 5 avril 15 51, par Claude de la Balme, écuyer, pour ladite maison forte de Longeval.
Aujourd'hui, cette maison de Longeval a été déclarée être de la
paroisse de Saint-Just-d'Avray, par arrêt rendu au parlement le
entre messire l de Rebé 2 et noble Philippe des Gouttes,
écuyer, seigneur dudit lieu de Longeval, qui Ta acquise du sieur Joachim Sébastien de Roussillon, seigneur de Beauretour en Savoie.
IV. Saint- Apollinard , 77e paroisse. — Du diocèse de Lyon, pauvre pays de haute montagne, appartient à M. de Rébé, par suite de la vente qui lui en fut faite, le 29 janvier 1604, par les commissaires de M. le Duc, de la justice haute, moyenne et basse, et droit de guet et garde, avec les cens, servis et droits seigneuriaux appartenant à S. A., en et sur la paroisse de Saint-Apolinard, dépendant de la châtellenie de Chamelet, à messire Zacharie de Rébé Saint-Tri vier, seigneur de Thizi, conseigneur d'Amplepuis, à la réserve du ban et arrière-ban, foi et hommage et ressort de justice.
Il faut que cette paroisse ait appartenu autrefois à MM. de Saint- Just de Lyon, puisqu'il y a, au trésor de Villefranche, sac cote D du premier coffre, une transaction passée, le 25 juillet 1320, entre Guichard le Grand, seigneur de Beaujeu d'une part, et l'obéancier et chapitre de Saint-Just d'autre, contenant le règlement fait entre eux des limites du côté de la châtellenie de Chamelet et du lieu de Saint-Apollinard, ensemble les limites des terres dudit chapitre et de l'abbaye de Savigny, cote n° xxn.