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DE LA CHATELLENIE DE PERREUX ET DE SES DEPENDANCES ET ANNEXES

SOMMAIRE. — /. De Perreux et des fiefs de Cerbue, Monter nas et Chervé et de la forêt de La Fleschie. — 77. De Notre- Dame-de-Boisset. — III. De Saint-Vincent de Boisset et des fief s de Lay, La Court et Lamothe. — IV. De Parigny et du château d'Ailly, et des maisons fortes de Cucurieux et de Roncy. — V. De Saint-Cire-de-Faviêre. — VI. De Pradines et des châteaux de Valorges et de Les Plaines. — VII. De Coutouvre et du château de La Varenne. — VIII. De Nandax et du château de Ressins. — IX. U Aiguilly- sur-Loire et de La Talonière. — X. De Voulgy et des fiefs de Les Forges et Bonvers. — XI. De Pouilly-sous-Charlieu. — XII. Des autres tenanciers des biens nobles en Beaujolais. — XIII. Appendice de la ville de Char lieu.

I. Perreux, 1 16e paroisse. — Perreux, bon pays à blé et à vin, consiste en un bourg et château qui est ancien, comme il paraît aux restes qui sont demeurés, qui consistent en deux grosses tours bien bâties sur une éminence qui commande la rivière de Loire qui n'est séparée de Perreux que par une grande prairie; la paroisse est du diocèse de Mâcon et a une société de huit ou neuf prêtres.

Il y a un fort beau prieuré appelé Villeneuve dépendant de Cluny qui perçoit tous les dîmes dudit lieu, à la réserve d'un quartier de la paroisse que tient le seigneur de Pradines. Il y a eu autrefois des moines actuellement servant ce prieuré qui était de la fondation de saint Hugues; l'un des fils du baron de Semur-en-Brionnais.

Cette châtellenie avait toujours été l'apanage des cadets de la maison de Beaujeu. Imbert II, connétable de France, en fut pourvu, et leur donna des privilèges : Guichard, fils de Guichard le Grand, l'eut en apanage, et Edouard II, seigneur de Beaujeu, était seigneur de

Perreux avant qu'il parvint à ladite seigneurie de Beaujeu, et, même après sa démission en faveur de Louis de Bourbon, il resta et mourut seigneur de Perreux.

Après la mort duquel ladite châtellenie retourna au trône d'où elle était sortie, jusqu'à ce qu'elle fût vendue avec tout son mandement, le dernier octobre 1537, par M. le cardinal de Tournon, ayant pouvoir du roi à messire Philibert de Beaujeu., baron, seigneur de Lignières, et à dame Catherine d'Amboise, son épouse, laquelle s'étant remariée dans la maison de Nevers, M. de Montpensier fit offre à Jacques de Clèves, duc de Nevers, de lui rembourser tant le sort principal que les loyaux coûts, frais et mises de la vendition de la terre et seigneurie de Perreux, à quoi n'ayant voulu consentir il y eut une sentence rendue aux requêtes du Palais, le 27 juin 1564, par laquelle les offres de M. le Duc furent déclarées recevables et ledit duc de Nevers condamné de délaisser, audit duc, par droit de retrait perpétuel, ladite terre et seigneurie de Perreux, avec ses appartenances et dépendances, lequel fut mis en possession le 141 octobre 1564.

Il y a un capitaine pourvu par Mademoiselle et ne reste aujourd'hui de ladite châtellenie à (Mademoiselle que Perreux et Pouilly, le reste ayant été aliéné, savoir : Pradines, à un seigneur de la maison de Lestoux ; Coutouvre, à un autre de la maison d'Arcy ; Nandax, au seigneur de Resseins, trésorier de France; Voulgy, au seigneur dudit lieu de la maison de Levi; Parigny et Saint-Cire, au seigneur comte d'Ailly, de la maison d'Arcy; Saint-Vincent, au seigneur dudit lieu de la maison du Bec; Aiguilly, au seigneur dudit lieu de la maison de Digoine.

Il y a lettres patentes du roi pour l'établissement d'un marché au jour de jeudi de chaque semaine, en la ville de Perreux, outre les deux foires qui y sont établies par chacun an, au mois d'août 15 81.

Dénombrement, du n2 mars 1539, par Etienne de Rux, écuyer, pour le fief de Sorbue ou Cerbue3, assis au mandement de Perreux, consistant en une maison forte, domaine, cens, rentes, dîmes, prés, terres, bois, colombiers, rivières, moulins, étangs; autre, du 3 mai 1601, par Jean Dubost, écuyer, pour ladite maison, appartenances et dépendances.

1. L, T, C : 24. — 2. J : Dénombrement du mois de mars. — 3. L, T, C : Cherbue.

Dénombrement, du 8 mars 1539, par M. Georges de Servinges, pour le tellement de Monternas, assis au bourg et tellement de Ferreux.

Dénombrement, du 14 mars 1539, par noble et vénérable Jean d'Amanzé, comte de l'église de Saint-Jean de Lyon et prieur commendataire du prieuré de Riorges, en Roannais, pour cens, servis et autres droits à lui dus, à cause dudit prieuré, en la chatellenie de Perreux.

Dénombrement, du 18 mars 1539, par Jean Perrin, pour sa maison de Chervé. Autre, du dernier mai 1601, par Jean du Sex, écuyer, pour la même et appartenances en ladite paroisse de Perreux.

La forêt de Fleschie est en ladite paroisse, comme appert d'un acte du 26 février 15 15, par lequel Charles Mathieu et plusieurs autres y dénommés, jusqu'au nombre de trente-six, confessent devoir à madame la duchesse de Bourbonnais, baronne de Beaujolais, chacun une mesure blé seigle, valant quatre coupes, mesure de Perreux, et une poule, à cause du champéage qu'ils disaient avoir de leur bétail dans la forêt de Fleschie, excepté qu'au temps de gland et de paisson ils n'y pourraient pas envoyer paître leurdit bétail, et aussi de pouvoir faire prendre la rame et menu bois mort et pourri tombé par terre.

Vente de la forêt de Fleschie, faite, leS1 août 16032, a M. Benoît de Monchanin, juge de Perreux, pour le prix de 3.800 francs et a la charge de six bichets d'avoine, de 20 sous viennois et de trois gelines ou poules de cens annuel et perpétuel, payables a la recette dudit Perreux, portant lods et ventes pour la moitié seulement, l'autre moitié lui étant délaissée en pur et franc aleu ; et faut noter que, pour le droit de champéage en ladite forêt, chacun doit au seigneur de Beaujolais une mesure de blé de seigle, valant quatre coupes, mesure de Perreux, et une poule.

IL Notre-Dame-de-Boisset, 117e paroisse. — Du diocèse de Maçon, de la collation de l'abbé de Saint-Rigaud, les dîmes sont au seigneur du Becq5, seigneur de La Mothe, pour deux tiers, et au chambrier de Charlieu, pour l'autre; ces dîmes passent au delà de la rivière de Rain, du côté de Parigny, suivant les limites qui y sont plantées entre le seigneur d'Ally, seigneur décimateur dudit Parigny, et lesdits sei-

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