FASCES
MAGALOTTl , vakè d'or et dê table, au chef de gumUei, chargé du mot libertas en letiree d^or» « Les bastoas de marédial de France posez sur cet esca marquent que la seule mort Ta reculé de cette dignité, que sa ?aleur avait méritée. » Ainsi lisonsrnous dans la Toscane française, par messire Jean-Bapliste THermite de Soliers, dit Tristan.
Les lettres dans les armoiries sont rares; on en pent dter toutefois quelques exemples. Le même auteur i^oote :
< Les Magalotti , qualifiés entre les premiers citoyens de Florence
dès l'annéf» !200 'rommf> le rapporte Paiiln Mini), avaient leur ancienne rifmeiirft au quartier du Saint-Kspiit , d'où sont sortis plusieurs gonraionniers , seigneurs et prieurs de la liberté publique. Scipione Ainiratto place les Magalotti entre les plus puissant». 11 les rend aussi protecteurs du peuple et do parti des blancs.
• Jean, fils de Francis Magalotti, fUl choisi l'nn des lieutenants géoéraux de l'armée de la république contre Barnabé , vicomte.
« Après la victoire, on leur décerna un triomphe comme aux conservateurs de la liberté de la Toscane; la république leur envo;i'a a chacun une large et un pennon sur lesquels leurs armes étaient peintes avec le mot LtiBaTAS.Ges généraux furent d'on eonunon consentement appelés tet eainlt de la r^^Uque,
« Depuis lors tous les membres de la famille Magalotti portèrent es mot au chef de leurs armes, qui sont , selon Ugolfno Verini dans son lirre de lUustratione urbis Floreniirr , semblables à celics des Satviati. Salvinlu))i sohules cr/posacca ex stirpr rrcata est, Utaltn 'iiiaintis iiyno Magaloltus eodem. »
Feiiill£, &b, se dit d'une fleur dont la tige est garnie de feuilles.
DE CHfiVIGNY, en Champagne « titasur, à Uroit roeeid^or, Utties et FpmuJpt de gueulee.
D1CTI0NNAIRB HÉRALDIQUE. S83
Fiché , au pied nciA, se dit d*un pal , d^uné croix , d*uiie croisette ou autre pièce longue qui parait aiguë en sa partie iiilî^ rieure et propre à être enfoncée en terre.
Une pièce au pied fich< est moins aiguë que celle qui est aiguisée.
r>E HACAN, en Touraine, d'azur, au croissant d'argent, accompagné de six croisettes recroissetées, au pied fiché d'or.
Flambant , pul aiguisé et ondé , qui imite une flamme ; il est mouvant du bas de Técu et sa pointe ondoyante relevée en haut.
BATAILLE DE MANDELOT,eD Bourgogne, d'argmi , à trois pals FLAMBAHTS de gueules,
KLANcms, petit sautoir alésé qui meuble l'écu ou charge une pièce honorable.
DË MORMIEU , en Bresse, d'axur à trois flahcbib (for.
Flanoui^', se dit dos pals , dos ai bres et de tous les objets qui ont d'autres figuies à leurs côtés. Les pals d'Aiagon , dans les armoiries de Sicile, sont flanqués de deux aigles.
FunjiniLisÉ, éi, se dit d*un sautoir, d*une croii, d*un rang d^escarboucles, etc. , dont les eitrémités se terminent en fleurs de lis.
DE SUABD, en Normandie, de gueules, à la croix fleurdelisée d'argent,
Fuimi , lE, se dit du rosier, d*une plante , ou d'une fleur qui parait avec des boutons non épanouis.
Florencé , te, fleur de lis qui a des boutons entre ses fleurons.
Flottant, tk , se dit d'un vaisseau, d'un cygne, d'une canette, qui semblent flotter sur les ondes.
DË LA NAVE, à Paris , de gueulet au misseau équipé d'argent PLOTTAifT ncr les ondes de métne, accompagné m dtef de trois itoUes d'or.
Fourché, tE, se dit de la queue d*un lion divisée en deux.
m MCTIONIULIRE HÉRALMQUB.
DE HONTFORT L'AMAURY, de gueules, mi (ton d'argerU à ta
queue FOUKCHÉB.
Simon de Montforl e«t l'une des Apures ieg plus fiéres du moyen <^ge. C'était, duail-uD, un Montforl qui avait donné à Louis le Grû£, après la iléfiUê de BrennevUle, le conseil d'appeler à «m teeonn let milioei des commiiDei sous leun baDolèret panilMielce. Ag siii* siècle , SimoD de Monlforl fantlt être roi du midi. Chef de la erobadé dirigée contre les Albigeois, il prit et saccagea Bézîers et Carrassonne, battit In roi d'Aragon, le vninqiH ur des Almohades, à Muret. Les Aragonais étaient dix fois plus nombreux que les croisés On coa&eillail à Montrort d'éviter le combat. « On ne compte pas ses ennemis , répondit-U ; on les écrase. > il les écrasa en effet de tout le poids de sa lourde cavalerie; et quinie mille Aragonato, avec leur roi , restèrent sur le champ de bataille. Hontfort périt au siège de Toulouse ; tinr pierre lancde du haoides murs par une vieille Temme tua le nouveau Pyrrhus.
La deptinée du sec<»nii Ois de Simon fut féconde en résultats pour l'Angleterre. Quand son frère aine, Amaury , eut cédé au roi de France ses droits sar le Languedoc, Simon , cherchant en Angleterre la fortune qu'il a?alt manqnëe en Prance , devint comte de Leicrster, lldole do peuple anglais. Il eombattit contre le roi Henri II I , flis de Jean Sans-Terre, pour les eonununes anglataes, et leur ouvrit le chemin du parlement.
FouiamTÉ, ÉE, se dit «Tune croix dont les brandies finissent
en manière de fourchette à deux pointes recourbées à dextre et à scnestre , de même que les fourchettes qui servaient ancienoement à soutenir les arquebuses et mousquets.
DESTRUCUES 0Ë KULËNTHAL, d'or, à ia croix fouechettéb de sabU.
FiAirGt , ÉB , se dit du gouDuion et de la bannière , qui ont des
franges d^émail différent.
DE LA TOUR DR BOUILLON, étartelé , aux premier et quatrième,. s(^iw de France à la tour d'argent, qui est de la Tour d*Auvergne ; au deuccièvie, d'or, à deux tourteaux de gueules, qui est de Boulogne ; au troisième, coticé d'or et de gueules, qui est de Turenne ; sur le tout , d'or au gonfamm de tfueufesFlABGÉ de st* nopUf qui est d'Auvergne.
Frettes, meuble d*armoiries fait de quatre petites cotices alésées et entrelacées, deux en bande et deux en barres.
LATIEH D'OURCIÈRëS, en Dauphioé» d'azur, à trois Faims d>airgmU , au chef ds mime»
DICnONNAIRE IILRâLDIQI'E.
Lf duc lie Mercœur, Philippe de Lurraine, avait le sobriquet populaire de duc de Mercure. Henri I«' , prince de Condé , qui commandai l en Saintonge l«t troapes catholiques, étant Teiiii Tatiaquer, le força de quitter précipitamment UNI quartier des Logea.
Latier d'Ourdèrea, gentilhomme delà maison da duc, attaqué d'une fièvre "Violente , ne put snivrp l'armée. Le prince de Condé , après l'avoir bien questionné sur sa maladie, lui proposa de pendre ù son cou un billet cadieté qui le guérirait infailliblement, pourvu qu'il le portât neuf Jours sans l'ouvrir.
Le genUlbomme y consentit» et le prince le renvoya à son matire. Les neuf jours ei^rés , le due s'empressa d'ouvrir lol->méme le billet. Il y trouva les ver* aulvanta :
Fièvre cbaude. Je te conjure, Par la retralu de Mercure, Que de eorps^l tu desloges, Comme Mercure a fait des Loges,
D'où il a fait promptp retraite, A)ant la barbe à demi faite.
Frettê, écu chargé de th cotices entrelacéeg en diagonales, trois à dextre , trois à senestre.
Ce mot se dit aussi d'un pal , d'une croix , d'une fasce , chargés pareillement de cotices dans le même sens.
Les termes frbttk el FKi.TTi>; viennent, selon quelqties auteurs, du mot FRET, qui, en vieux français, signitiait rompu, du ialin fractus.
D'autres le font dériver du mot frktte qm a été dit anciennement d'un comble fait de perciies croisres.
Ducange prétend qu'autrefois on appelait frelte une espèce de flèches , et que c*est la raison pour laquelle on a nommé écus PRfiTTÉs ceux qui étaient chargés de ces frets croisés.
DE RIBAUHWT , de gmiUt, fbbtté d^ar, au eankm <f or chargé <fun léopard de sabU,
Fruité, êe, se dit du chêne , du pin , et de tout arbre chargé de fruit , lorsqu'il eat d'émaii différeot.
FuRiBox, taureau levé.
Fi»ii, meuble ea forme de losange alloi^.
FunU » Éi , écu rempli de fusées.
856 DiCTiOMNAIRB HËiULIHQUB.
Furr , arbre donl les Teuilles soiii d'un émail et le tronc d'uD autre émail.
Ce mot se dit aussi d'une flèche , d'une lance , d'une pique qui ont le manche d'émail dilTércnl.
Le terme fûté vient du mot lut, dérivé du latin fustis, un bâton.
GiRONNÉ, se dit de Técu divisé en six, huit, dix ou douze espaces triangulaires égaux entre eux , et de deux émaux alteniés.
Le GiRONNé le plus parfait et le plus fréquent est formé du parti « du coupé, du tranché et du taillé, ce qui divise Técu en huit girons.
On ne nomme le nombre des girons que lorsqu'il y en a six ,
dix ou douze.
Le terme gironnè vk ni du mol giron, qui est le dessus du tablier d'une femme, depuis 1rs g» noux jusqu'à la ceinture, lorsqu'elle est assise* ; ou des robes longues des anciens , qui étaient larges du bas et étroites vei's la ceinture , et représentaient une espèce de triangle en l'endroit que les latins nommaient gremium ; ce dernier sentiment est l'avis de Ducange, qui dit que les habits de nos aïeux , étroits en haut et larges en bas, étaient nommés em eo quod vestis giret et circuli formam efficiei,
DE PRES8I6NT, coupé, h partie du dief encore coupée en deux, la première paUée, conlre-pailée, d^oret dUassmr, ûntx deux cantons GHOHHta de même; la seconde fasoée, contre- faseée de même, ta partie de la pointe aussi de même, et tm éeusson itargent en cceur,
GiRouETTÉ, ÉB,se dit d'un château, d'une tour, lorsqu'il j aune girouette sur le toit ; on ue se sert de ce terme que lorsque la girouette est d'un autre émail que l'édifiée.
Quand les girouettes ont des armoiries peintes ou évidées , on les nomme pamumeeaux; c'était aoeiennement des marques de noblesse.
Us bannlèict que les ebevaUen poriaicnt à ta goerra, et les bandetoiles qu'ds tenaient à la main en enirant dans les liées, avee Ics-
MCTiONNAlilS HiBALDiaUfi. M7
quelles Ils faisaienl le tigoe de la croli «viinl de coauDeneer leurs Joutes, ei qu'ils planUienl ensuite quelquefois tu sommet de leur
heaume, pourraient avoir donné l'orisine aux girouettes placées sur le faite de nos édifices. On sait que le premifr acte de po«?esstnn d'tm fief, d'une seicnpiirtp , d'une place prise à la guerre, était marquée par la bannière d an luiuveau seigneur, arborée sur le lieu le plus éminent, sur la tour la plus élevée. Dans l'entreprise de Satniré, lui et ses eooD* pognons portèrent sur leur easque deui lianoières, entre lesquelles était un diamant destiné pour le prix de ceux qui pourraient emporter sur eux la victoire. Le même Saintré ayant proposé un pa?< fl'arme» ^ux Anglais pntre Gravelines el Calais, qui fut accepté par le comte de ik>uquineau et ses compagnons , le dimandie , premier Jour du mois et ouverture du pas , arriM Mit seigneur et comté de Jouqulfiéau le matin itpris la mme et trii'îuUe wmpoffnie, qui fiai sur le Ikutlt pignon de son logis mettre sa bannière, qu*il portait ^Angleterre à «ne bordure d'argent et eriaii : Angleterre, saint Georges.
GoNFA^n>, meuble rie récii qui a trois pendants en demi* cercle; il mule une bannière de rFt:lise.
Le gonlanon représente la bannière de l'armée chrétienne , donnée, dit-on , par le pape Trbain II, à Baudouin, cooite de Boulogne , frère de Godei'roi de Bouillon.
Ce terme vient de ce que le gonfonon est composé de plusieurs pièces pendantes, dont chacune se nomme fanon, de Tallemaod /bne», une pièce d^étoffe.
Grin<;olé, êe, se dît d'un sautoir, d une croix ou autres pièces dont les extrémités (inissent en têtes de serpents ou de bisses.
Ce terme vient de gringole, dérivé de celui de gargouille, qui signifie une gouttière par où Peau s'écoule de dessus les toits , parce qu*ancien]iemeDt les gargouilles étaient sculptées eu tètes de serpents.
RAÎ^TZAU, ^azur, à la croix d'argent, GaiNGOLiE ei ancrée d'or.
O-tte nnhW famille, nrliiinairc du Dani-mar1( , con>|ile tiente-deux senliislioiiuiu <|(ii t^e reriiiué célèbres, el a donné lieu au proverbe danois [tour exprimer U lldëlilé envers son prince : Fidèle au ro^ comme un BantMau» Joslas Kanliau, en 1636, vint demander à servir dans les armées françaises; il fut honoré à l àgo de trente^x ans du bâion lie maréchal de France. Il entendait parfaitement la guerre el s'exposiiit comme un simple ëoldat. Après avoir reçu plus de soixante l)ks«urcs , il ne lui était resté, pour ainsi dire, que la moitié du corps» ayant
mCTlONNAlRE HÉRALDIQUE.
perdu une oreille, un osii, un bras et une jaml>ei c'efil ce qui donna Jl«o à ton épitaphe , <|Qe Toti fit de son Tirant :
Du corp« du graud iiauUau , tu n as qu une des parts ; L'iatre moitié resta dans les plaines de Ma»; Il dbpena partoat ses membres et sa gloire ; . Tout abaitu qnll fnt» Il demeura vainqueur. Son sang Fut en cent lieux le prix de la victoire» El Mars oe lui laissa rien d'entier que le cour.
Gueules, gulœ^ couleur rouge, Tun des émaux deTécu; il se représente en gravure par des lignes perpendiculaires.
De Cl EiLES , signifie courage, hardiesse, intrépidité.
Quelques auteurs l'ont venir ^eu/^s de gui, rouge, en langue persane et arabe ; ils disent que ce nnoi a été emprunté des orientaux dans le temps des croisiules ; mais il est mieux, au sentiment d'un grand nombre d'héraldistes , de le dériver du latin gulœ, les gueules {sanguinolentes) des animaux ; l'orthographe du mot français, terminé par une 5^ conûrme la vraisemblance de celte dernière étymologie.
DE CHABANNëS, de GUiOLBg, auUand'hemim,
Gunmi , boa , serpent ou bisse qui parait dans l'écu avec un enfant à mi-corps issant de sa gueule.
Issante, se dit de la guivre, lorsque l'enfant est d'un autre émail que cette bisse.
Le duché de Milan porte un écu d'argent , à la GUivis d'four couronnée d'or, issanle de gueules,
Hauts, croix élevée , épée droite.
HBiiitRB, roumire blaiiche, chargée de mouebeUires de sable.
Cet émail signifie grandeur, autorité, empire.
GoisTRE-HEEMiNB , est un cbamp de sable semé de mouchetures
d'argent.
DË L A POUTE DE LA MElLLEtiAYË , de gueuiêg , ov cniumt d'wajunn rebordé d^or.
DICTiONNA»B HÉRALMQOB. m
ItHâÊ XIII , en lt39, Tsatul eitnr ûêê» BMëla par la brèche» déi qu'il y Iht monté, Il prit nna canne , et 4ii en la pfiéeenlant à M. de la Hetlleraye : « Je yous Talc narMal de France ; vellà (en M préwntant
la c:»nnp) le bàlon que je vous en donne; les s^rvicM que veos m'avet rendus m'obligent h cela : vous continuerez à me bien senrlr. • Le nouveau maréchal répondit qu'il n'était pas digne de cet honneur. « Trêve de eomplinienia, répondit tonli XIII ; Je n'ai paa fait un maréchal de meilleur cour que tous 1 •
Ili RSE, porte faite en treillis, qui s'élève ou s'abaisse à volante!', et ferme le pri>?rip;e (|uand la porte d'une ville est forcée. Une porte est kersée, quand sa berse est abattue.
IssANT, se dit des lions, des aigles, et d'autres animaux qui ne moQtreat que la tète et une petite partie du corps.
Jumelles , deux petites fasces , bandes , barres , etc. » parallèles, qui n'ont en largeur que le tiers de leur longueur ordinaire.
DE GOUFFIER, tfor^ à îroU nmmjua â$ sable,
La reine Catheilne de Médlds était régente dn royanme an mais de Juin 1514 1 cette prineeaae fit venir alors François de Goufller, seigneur de Bonnivet, chevalier de l'ordre du Roi, lieutenant général au gouvernement de Picardie, eapitaine de cinquante homme» d'armes des Ordonnance», pour lui aiinoncfr qu'elle venait de donner à son tll8 un régiment d'infanterie. « Madame, lui dit-il, il y a un mois que mon Ula, passant seul le soir dans une rue de Paris aises écartée, lUt attaqué par dnq iKumncs; le capitaine Lavergne, qui ne le connaissait point, venant à passer par cette rue , mit l'épée â la main , se joignit à lui et chargea ses assassins avec tant de courage, que deux furent ttiés d^^ns rin?!ant ; Ips trois aulrea s'enfuirent. Aurérz, Madame, que mon fils ne passe point avant âou bienfaiteur. Vous meltrez te comble a la grâce que vous nous accordez en voulant Uen en dispeser en flivenr de Lavergne. Il s'est dlsllngoé en plnsteurs oeeasions; vous vous acqoerret on des plus braves hommes de France el qui vous sera entièrement dévoué. A regard de moi et de mon lUs, vous connaISMsnotra Inviolable aUachement pour Votre Majesté.
— Un cœur aussi reconnaiseaDt que le vôtre, lui répondit Catherine
DICTIONN.MHK llEliÂLDIQUE.
de Médicif , engage à ne le pas reTuser j je coaseuft i ce que fousaouhai* tes, et n'oublierai pas votre lîb. »
François de Goutter de Bonnivet fut fait chevalier da Saini-Esprii à te première pronotiMi à» cel ordre, le 81 décembre l&TS. Il moanil te 24 •? ril im. .
Laiibbl, ^mi tratuvêna itk eqpUe teuti. On désigne sous ce nom une trangle à trois penda^M^ brisure dont les puînés chargent en chef les armes pleines de leur maison.
D*ORLÉAN$ (première maison), é^axur, à traU fleurs de lis
d'or, au lamubl d'argent à trois pendants.
Charles d'Orléans, qui fut fait prisonnier en l ilS à la funeste bataille d'Atincourt, vieillit captif en Angleterre. 11 employa les longs et tristea lolsira de son exil foroé nr la terre étrangère à oompoeer d'aimables poésies.
Lampassk , s(» dit du lion , du lévrier, du léopard , du bœuf , de la vache, et généralement de tout animal quadrupède lorsque leur langue est d'un autre émail que leur corps.
On dit en pareil cas langué de la langue des oiseaux et reptiles.
Le terme Umpassé vient du latin lambere, lécher, comme font les aiiimaui quadrupèdes a?ec leur langue.
D^AMBLY, ^argent, à trois Wmeeaux de stMs, lampassIs de guêuks.
La maison d'Ambly, une des plus andennes de la province Je Champagne, a toujours fait profemion des armes et a produit au siècle dernier deux marédiaux de camp et plnalenrt oOldeis supérieurs.
Jean - Louis d'Ambly entra en 1065 comme capitaine dans le réfl^ nn'nt (le royal-cuirassiers ; il obtint par aa valeur de passer deux ans apiès dans les gardes du corps du roi. Après s'être distingue dans plusieurs rcnconircs, avoir assit^té au passage du Rhin, à la prise de Haéstridit, de Besan^n et de Dôle, dont Looit XIV eommandslt le siège en persomie, U se couvrit de gloire à la bataille de Senrf , oA il périt victime de sa bravoure. S'étant trouvé à la tète de eon eHwbon en présence d'un régiment hollandais, il vit celui qui le commandait lui faire signe de s'approcher pour combattre corps à corps. D'Ambly accepta le déU, nilL aussitôt Tépée à la main; mais son adversaire, le voyant à sa porté», lui tira lâchement «m coup da pisloltt dans la poitrine. D^Ambly profita dn peu de ronce qui lui restait pour vendre
MCTMNNAIRE HÉRALDIQUE, 86t
chèremeiil m vie ; U ae précipita téle IwlMée sur mh) ennenl , «t le frappa de deux eoups d'épée perléa au défaut de la culraiae. Lea deui ebain*
pions tombèreot morts aux pieds de kim chevntix. Les Hollandais, honteux fie \n pcrfldiede leur chef, lâchèrent pied ilrvani les Français, dont le courage était doublé par le désir de tirer vengeance d'une aus6i odieuse trahison. Cette déroute partielle de nos ennemis contiibua puiasammenl à nous faire remporter la victoire.
LamguA, il, 8e dit de la langue des aigles, griffons, etc., et autres oiseaui et reptiles, d^un autre émail que le corps.
MANAY DE CAMP, en Picardie, d'azur, à Vaigle de sable, au vol (Aaissé, LàXùvt de gueules.
LtopAioa, lion qui semble marcher la queue tournée en dehors, ou rampant,
ARMES DES HOHENSTAUFEN, (Tor^ à Irms lions léopaidés de sable, couronnés de gueules,
LiomiÉ, léopard levé et rampant comme le lion.
DE ROLLAND D*ESCORTINALS, en Guyenne , d'aaur, au léoparduomtd^or, couronné d^hermines, lampassé «I armé de gueules, le boui de h queue de même.
Lis , lilium, fleur qui représente un lis de jardin.
Quoique le lis soit souvent d'argent dans les armoiries, on en voit quelquefois de divers éraaux.
Le LIS est dit au naturel lorsqull est semblable au tn de jardin.
Lis nourri, se dit de celui dont la tige paraît coupée en b«s.
AMIORRAN DE LA VILLATE, en Rerry , ^azur, à trois ùs au naturel , nourris,
Lesîii iiiuirif-s, le nom mOme de cette inaiâonsoni des récompenses accordées par nos rois à sa piété.
l'n jour le roi tlicvaller, le vaillant Franco?? K"" , dont ncuis .Mvnns • iéjà vu un trait si caillant «rfriin-pldilé , s-o livrait au noble i)!aisir de la chaise. Les veneurs avaicni dctoiirné la veille un cerf dix cors, et, au lever de l'aurore , on a*étalt dirigé vers la forêt pour lancer le maJeatueui animal. La meule détachée, on avait commencé la chaaae au son de» cors et avec req»érance d'avoir bientôt mis le cerf aux abois. Mais il avait longtemps tenu bon, mis plusieurs fois les chien» en défaut; et sanalaugacUé des deux vieux lunien du roi, qui n'avaient pas pris le
UÊ MCtiONNAfflB HÉRALDIQUE*
change , le courre eûl ]m éire MOI toeeii. Bnin la Ddde béit MMBonte OD Ht earée ; elle roi tlon, TOTtot était fwt écarté da faiaia royal,
et sentant TaiguiUon de la faim après une chaMO H niée » mi eiercke
aussi violent, demanda 8'il n'y avait pas dnns îps environ'» im chàlean où l'on pût réclamer l'hospiialiie. Tout d'une voix on lui désigna celui de la Viilate, qui appartenait à on pieux et digne senritear de Sa Majesté, que sa venue allait eooibler de joie. Le rei auiitôt se durigea vers le Btumolr; et, dè» qoe les tonrellee encadrées dans des ormes séculaires frappèrent ses regards, Il ordonna à ses piqaeuis de sonner one joyeuse fanfare pour annoncer l'approche d'hôtes importants, et dépécha un courrier au vieux châtelain pour l'avertir de l'honneur que le monarque allait lui faire; et lui-même mettant son coursier au galop précipita sa marche.
Or dans la chapelle do château se eélébrall le saint sacrifice de la me»se; le vénérahle prêtre oflldslt à l*aotel, et le seignear, pieusement SgenoulUé sur le sol , courbait son front devant Dieu et mêlait ses prières
aux prif^res du chapelain. Le bruit des cors ébranle la chapelle ; les voûtes reieniissent des joyeux hallalis des chasseurs ; mais ni ir [ rctre, ni le seigneur, oi aucun des vassaux ne donnent le moindre signe de curiosité} la prière absorbe toutes leois facultés j tant daoo cette sainte maison l'exemple du maitre a eu d'empire sur ses gens. Le courrier entre dans la chapelle : « Le roi , Monseigneur, le roi ; • s'écrle-t-11 dîme voix éclatante. Pemonne ne bouge; et l'auguste cérémonie continue sans interruption.
Au moment où le prêtre élevait le précieux ralice pour consacrer la sainte hostie, et que tous» la tête inclinée vers la terre, se frappaient dévotement la poitrine et se signaient de la crolK, le roi apparut sur le seoil de la porte; et monarque Térltablement trè»H&réUen , bien loin d'éprouver le moindre dépit qu'on n'eût pas négligé le seniee du Roi des deux pour un roi de la terre, il s'écria d'une voix émue en s'agenouillant pieusement : a Ce sont tous des anges oranta (priant, orare). • Quand la lecture de l'Évangile eut annoncé la ûn du divin service, le roi «"avança à la rencontre dn vlenx seigneur, qui venait se jeter à ses pieds; H te serra eoidialement contre son sein , et s'écria t « Oui, vous éles un ange orant, et de ce Jour vous en aurez le nom , comme vos armes dorénavant porteront souvenir à jamais de votre piété; elles serontd'arur, cnr elle vous vaudra le séjour du ciel, dont il est la couleur céleste; les Us témoigneront de votre foi, de voire candeur et de votre dévouement; et ils seront nourris, car je les aurais moi-même coupés par le bas pour vous les donner. »
Et depuis lois les semeurs de la Vlllate ont pris pour nom (par abréviation depuis) Anjorran, et pour blason , d^aïur, à troit us a» naturel, nottfrû.
Losange , écu divisé en plusieurs losaoges de deux énitu^ différents.
DicnoimAiRE héraldique.
"DE LAMOïGNON, en Nivernais, losangé d'argent et de sable au franc quartier d'hermine , et par concession royale accordée en 1817, un écusson d'azur chargé d'une fleur de lis d'or eu abtme^
Le cardinal Mazarin dit au célèbre Lunolgnon, en lai annonçant que Louis XIV l'avait choi?i pour è\re premier préaident du parlement de Paris, en 1668 ; « SI le roi avait connu un plus liomme de bien et un plus digne sujet, il ne vous aurait pas choiBi. » Lamoignon mérita cet éloge. Il crut, comme dit ton biographe , que sa santé et sa vie étaient au publie et ntm à lui,
H. de Lamoignon de MalesheilieB, nilintre défenseur de Louis XVl, a ajouté encore h l'éclat de cette maison, qui a produit tant de magistral8 d'une probité admirable. Sa vie politique est connue. Je ne veux citer de lui qu'un trait partleulicr. Un jour qu'il s'était égaré dans une pérégrination solitaire, il aperçut un village et se rendit chez le earé pour lui demander rhospUalIté. Celui -cl rehisa de le reeevoir iOtti son toit et ne lui donna d'autre asile que sa grange. Malcsberbes s*y coucha sur de la paille fraiche, et dit que de sa vie il n'avait passé line aussi bonne nuit. Rendu le matin dans la ville voisine, il écrivit au curé; « Lamoignon - Malesherbes prie monsieur le curé de recevoir 868 vifs remerciements pour l'asiie qu'il a eu la boaié de lui accorder; Il n'oubliera Jamais ses YOrtus hospitalières. Pour lui en témoigner m reeonnalssance, U vient de demander au ministre qui s la feuille des bénéfices le premier eanonicat vacant. » Il ihit parole, et le curé Ait nommé. Cette vengeance est charmante.
L'un sur l'autre , se dit des animaux et de tous les^ objets dont Tun est posé et étendu au-dessus de Tautre.
Maclb , espèce de losange percée i jour par le milieu.
DE TREAMM DE LA YIL140N , eu Bteiàffie, d'argent, à la MàajtéPaxw,
Maçonné, ée, «e dit d'un écu divisé en carreaux qui imite la maçonnerie, des joints figurés dans les constructions , en autre émail que le champ ou les édiiices.
DE HARILLAG, étargaU, MAÇOimt cbMpI comomT, dêux,trûi$, dmD # Chargé chacm d'une metl^ , l» IwH de toMe,
m OiCT.ONNAUIE HÉRALMQUB.
* Mal or données, se dil de Irois pièces qui , au lieud'élre posées deux el un , ^oiil au conirairc un seul en chef et deux en pointe.
D'ArMONT , d'argent, au chevron de gucul» ^ lu caïuiHUjm de sept inerU'Ucs de même, quatre en chef, trois en pointe; ces trois dernières MAL-ORDONNÉES.
Après In b.Ttaille d'ivry.le maréchal d'Aumont , qui s'était rouvert de gloire ilans (mMIc journée , \int prendre les ordres du roi. Henri IV l'embrassa Icndreinent , i invita à souper, el le til asseoir prè« de lui à table : M 11 est bien Juste, lui dit-il, que vous soyez du festin, puisque TOUS m'oTes 8i bien servi i mes noces. »
Massacre, se dit d'uue ramure de cerf, avec uoe partie du crâne desséelié.
DË YILLËMOR DE CAAMMÉ , en Champagne, d*azur, au mas- SÂCRB d'cT, accompagné en chef d'une molette d*épefon de même,
HiHBEÉ. ÊB , 86 dit dcs pattes ou membres des aigles , cygnes et autres oiseaui lorsqu'ils se trouvent d'un autre émail que celui du corps.
JKAN LE MËINGKE, dit BOUCICAILT, inartclial de Fiance (140f), d'argent, à l'aigle éploifée de gueules, becquée,
larnjuh et .>iuiiÉt; d'azur.
Boucii ault , ( omme Du Gueselln et comnio Itavanl , a servi de lypc et de modèle aux hit^toriens qui ont voulu mettre en scène un parfait cbeTâlIer. Godefroi a pris Boodcault pour servir d'eiemple à ceui qui désirent venir au haut hoonenr et pioueises de chevalerie, en montrant les travaux qu'il avait enlrepris dès son enfance pour s'j élever, et qu'il avait continués toute sa vie. Je ne veux ici que rapporter l'action audacieuse que fit à Roscbcck ce jeune héros démré depuis peu du titre de chevalier. Il se trouvait à cette fauuuse bataille ( 1382), et voulut se mesurer avec un Flamand grand et corsu; eomme II lui portait un coup de sa hache quil tenait à deax mains, le Plamuid, jugeant à sa taille que c'était un enfant, le dédaigna cl dit en lui faisant voler sa hache : Ta téîer, ta, enfeuus or reois-je bien que les Français ont fmtte de fjens qumd enfants mènent rn bataille, l/eHiani , devenu furieux par la perte de son arme, se coule sous le bras du géant en tirant sa dague , la lui plonge dans le flanc, malgré sa cuirasse, el le laisse étendu par terre. Ut en/onft de ton pays , lui dit'll ù son tour , se jouent ils à tehjeux ?
Mkmbré, éb.
DUBOIS OWINAY, de Pirou, en Normandie, d'or, à l'aigle do sable MKMBEti de gueuies»
DICTlONNAiRE HÊRALMQIIB, m
Il te ratlMhe à ThlstoiTe de cette ramille une Inonde fort curieuse. Au pied de l'ancien chàleau de Plroii , rar In e5te delà Bane-NqnnuMlle»
dsni le Ootentin, vis-à-vis les i)P8 de Jersey et de Guernesey, on comptait jadis dix -huit à vingt niches de pierres, où l'on avait soin tous les ans df meltre des nids faits de paille ou de foin pour leg oies sauvagei, qui ne uianqualent pas aux premiers jours de mars de venir U nuit teire plnitenn rondee lout alentour, pour voir au dalr de la lune et dea dtollea ai ces nida étalent tout prêta. Lea joura auWanta, cea elaeaux viennent prendre peaMflalon de cea nlda» qtt'Oa trouTent lea plup mnpiipux et les plus rommodes; et ce nV^t pas sans quelque COmbat entre eux, à coups d'ongles et de bec, où il flc répand du sang; ce qui se fait avec tant de bruit, qu'on ne s'entend presque point dans les appartemenia du château ni dana lea maaurea dea environa.
Loiaque toua cea nIda aoot pris , en en met d'autrea aur lea parallèlea dea mnralllea; ils ne demeurent pas longtempa vldea. Comme cea murailles sont extrêmement hautes, les oies qui y couvent ont aecoutnmé, dès que leurs petits ?nnt éclos, d'avertir en criant qu'on vienne les descendre dans le ff>>(-. Si on tard« h le faire, les nierejà y descendent d'elles-mêmes, étendent leurs ailes et rc(;oiveut leurs petits à la descente, de crainte qulla ne ae blciaent. Chaque <rie a aon mftle auprte d'elle ; et ce 4iu*lt y a de remarquable, c^est qu'encore que ce aolent de fralea oies smt9*ges, aucun de cea olaeaus ne parait dans les campagnea voisines , pendant que l'on «i itAi dea miUiera qui flottent aur le lac de Pirou.
Quand ïh sont hora du château, on n'en saurait approcher de six cents pas sans qulh a*enTotent{ mais quand Ils sont dana le château , ils cessent d'être sanvagea et Tiennent prendre du pain et de l'aTolne â la main comme s'ils avaient de la considération pour ceux qui leur ont fourni des nids. Quelque Ijrnit qu'on fasse dans les cours, quand même on tirerait des coups de fusil , ils ne sV'lTaronrhfnî point, cl couvent depuis le commencement de mars josqu'au mois de mai. Lorsque h s petits sont assez forts pour les suivre, Ils les dérobent la nuit et se retirent par dea faux-fuyants dans les laca foisina, pour ne retenir que l'année suivante. Les prophètes du paya augurent bien de la fertilité de l'année loutea lea fola que cea oies aanvagea viennent à Pliou en grand nombre.
La légende porte encore que, quand il naissait un garçon dans la maison de Pirou, les mâles de ces oies, revêtus de plumes grises , prenaient le dessus (haut) du pavé dans lea cours du château ; mais que, quand c'était une flUe , les femelles, en plumes plus blanèhea que neige, prenaient la droite aur lea mâles. Que si cette fllle devait être religieuse, on remaniuait ime de ces oies entre les autres qui ne nichait point; mais elle drineurait solitaire dnns un coin, mangeant peu et soupirant dans son cœur ; on ne sait pourquoi.
Mut, more. La mer^ daos lea armoiries, se représente par des traite ou lignes courbes, qui figurent les ondes; elle
DICTIONNAIRE HÉRALDIQUE
remplit le tiiTs (ie la hauteur de Vécu vers le bas, c'est-à'-dire qu'elle a deux partiel, deux tiers.
DON CHRISTOPHE COLOMB, amirtl, vice-roi et gouTemeur des tleSa
Colomb venait de décoovrlr on nonmn inonde après mille dangtiS} à son retour en Espagne, H fut aeeuellll avee entiumsiasme, conduit en triomphe par tout Bsrselone; U fût présenté au roi et à la reine, qui lui avaient écrit avec cette suscriptfon: A Don Chmstofu CwÔm,
NOTRE AHIBAL SDR LA MFR OctX'^E , VICF.-BOIr ET CODVBSnUl DBS UMB
QUI ONT ÉTÉ B^.COlîVKHTEi UAr^S LES l^DKS.
Le roi et la reine l'attendaienl en dehors du palais, revêtus des babiU royaux , sous un dais magnifique , le prince d'Espagne à leur c6té, et au milieu de la plus brillante cour qu'on eût vue depuis longtemps dana ces royaumes. Dès qu'il aperçut Leurs Altesses , il courut se prosterner à leurs pieds et leur baiser la main ; mais Ferdinand lui fil sicrne aussitôt de se relever, et lui commanda de s'ap?eoir sur une chaise qui lui avait été préparée} après quoi il reçut urdre de raconter à haute voix ce qui lui était arrivé' de plus remarquable. Il obéit, et parie avee tant de réserve et un air si noble, quil charma toute l'assemblée, et que ceux même qui commençaient à le regarder avec des yeux Jateui ne purent lui refuser leur eftime ni se dispenser de lui en donner des marques publiques. Tout le monde se mit ensuite à genoux à l'exemple du roi et de la reine , et le Te Deum cbanté par la musique de la chapelle termina l'audience.
Les Jours suivants, le rel ne parut point dans la ville quil n'eAt le prince son Dis à ss droite et Colomb à sa gauche. A Teiemple du souverain , tous les grands d'Espagne s'étudièrent à Tenvl à combler d*honncnrs l'amiral vice-roi ; et le cardinal Mendoce , l'ayant invité à manger, lut donna la première place , le fit servir à plats couverts, et fil essayer tous les mets qu'un lui preseulu -, ce que presque tous les grands imitèrent dans la suite. Ses dt ux frères, Barthélcml et DIégo , quoiqu'ils ne fussent pas alun dans le royaume, eurent aussi psrt aux llbérallléi du rot. Le titre de don leur fut accordé; et toute ia famille obtint des armoiries magnifiques. Elles sont : nti premier de Casiille, au deuxième de Léon, au troisième une m< i d'azur semée d iles d'arsent ; la moitié de ia circonférence environnée de la terre ferme, des grait.s d'or rëpan* dus partout , les terres et les lies couvertes d'arbres toujours verte ; au quatrième d'asur, à quatre ancres d'or ; et en dessous, les armes des sn» dtns Colomb de Plaisance} et pour dmier, un globe surmonté d'une erolx avee ostte devise :
Por C^âtilla, y par Utm, Ifuwo mmâ9 buîld Coton.
Colomb a découvert un nouveau monde pour les couronnes de Castille et de l«éon.
DICnONNAIRB HÉRALIMOUB. ^ Wl
Vttum , petit oûetu représenté de profll n'ayant ni bec ni ptttei.
Gomme nous ravonsTu, elles représentent les voyages d'outremer et sont une image des blessures des cbevaliers.
ADAM DE L'ISLE, de gueules^ à la fasce d'argent . accompagnée de sept M£RLETTES de même quulre en chef, trois en pointe.
Adam III , seigneur de Tlsle, prit part à la troisième CTOliade et l'y distingua par «a bravoure et aee exploili.
MnAiLLfi, ÉE , se dit des ailes des papillons tacbetées de divers émaux. (On n'en voit pas d'exemple dans les armoiries des croisés ; son introduction dans le bbison esl bien postérieure aui grandes expéditions d'outre-mer.)
MoNSTBuiux , lion ou autre animai représenté avec une fm humaine. (Il en est de même en ce point; ce n'est pas à Tépoque de la formation d'un art où domine presque toujours la plus grande simplicité, qu'on voit apparaître un tel raffinement d'imagination.)
MoMANT, croissant représenté les pointes en haut et adossé à un ou plusieurs autres croissants.
NoBitÉ, Al, se dit d*un lion, de ralc^e ou autre animal qui n*a ni langues, ni dents, ni griffes, ni ongles.
GANAY DESCHAItlPS, en Bourgogne, d'argent, au lion horné de sable,
HoiATTia n*Émoif, cateuris orbieniku s^ifonhu amuiius, meuble de Técu en forme d'étoiles à six raies avec une oiiver* ture ronde au centre.
DE TAILLEFER, hsangé d'or et de gueules, qui est d'Angou- Ume ancien ; au centre un écu de gueules ; au dextrochère de carnation, paré (l'argent, mourant de l'angle dextre supérieur, tenant une épée de fer en f>an<Ic , garnie d'or, taillant une barre de fer de sable, accompagnée de deux MOLETTES d'ÉPERON d'or à huit taies, une en chef, l'autre en pointe, qui esl de Taille fer. Couronne comtale antique et fermée mr Vécu : cimier : un dextrochère de carnation, mourant r/'un nuage, d'argent, paré de même, et tetMuU une badelaire d^or; devise ; Noi quoi, sed ubi.
ses ^ DICTfONNAiRB HÉRALDIQUE.
Celle famille peut faire remonter ta géoéalegie à la «onqoéte 4c rAngleterre par Guillaume le BAlard. A cette fiuneme bataille de Haïr tingii , où fat décidé le tort de |a raee saxenne , TaiUefer, qui en ce Jter
mérita son nom, roi?>mp ]p rîit le vieux poëme de Rou, chantait un belliqueux refrain [lom exciter f>cf^ coin[ >ni;nong , et s'élançait aa milieu des rangs ennemis, uu il fit de large» iiuuéts. , r
Houciint 9 tB , 86 dit de toutes les pièces chargées de mouchetures d*hennine.
DE FLAVACOURT, en Picardie, dTargmit, pap^mmà de gueules, mouchbtê de trèfes versé* de même.
Mouvant, te , se dit d'une pièce qui saillit de Tuo des flancs ou de Tun des angles de i'éeu*
DE TERHES, étawr, à trois fhmmes d^ argent moutahtis de la pointe,
La maison de Termes remonte aux croisades. Olivier de Termes prit part en 1248 à Texpédilion d'iîl^ypte commandée par saint Louis. Cette famille a produit ploileurs penoonagea distingués» entre autres te maréchal de Ternes.
Naissant, te , ?e dit du lion , du cerf, do Paielo , do î,i bi<;seoii autre animal qui ne paraît qu'à moitié ; le reste du corps étant comme caché sons l'écu, duquel il semble naître.
ASSEGNIES DË TOURNAY, d^Oisf en Artois, d'or, 4 trois lions NAISSARTS de ptieiifet.
ISaturkl, se dit des animaux, fruits, fleurs, représentés comme ils sont nuiurellement.
BAAS DE SIVORD, en Béarn, d^argent, à deuai bisses au NAfimiL affrontées,
Nébllé , se dit des pièces faites en forme de nuées.
MAILLÉ DE BHEZÉ, en A^jou, nébulé, iascé d'argent et de gueules.
Beau-frère du cardinal de Richelieu , ancien capitaine des gardes de Marie de Médids, gouTemeur d'Aidoa et de Sanmur, maréelial de
ncnoNNAmE héraldique.
France y \ice-rui de Çalalui^ne, litéié occupe une bclit: place dans rhtoloira de aon tentpt. Sa fille ëpoilia le grand Gondé.
Bonmie dédotérené, roiavalB coorllMin, le' maréchal de Bréié, s'il eût voulu se faire la créature de Richelieu , aurait pu augmenter encore 8n richefssc et sa puiasance. Mais on cliantalt aa philosophie , téiDoin ce vieux couplet: '
Buvons à rillustre Bréié ,
Qui a*eit bI bleo désaboié
De «ette diimère Importane De la farlDiie.
Il éerivalt bien, était galant, elvll el ml gentnbemme en toot. Mépage, diapelaln, Bolleau, Molière, lui éeriTalentetelioiioraleiitde
ar» spirituelles réponses.
Bréié travaillait beaucoup et avait fait graver sur la porto rlo «on cabinet: NiiUi ttisi vocati. Un jour, des a\orats pénétr^reni au maréchal , malgré cette consigne. 11 «e fâcha et demanda aux avocats ^1 ki aTait bits al baidla qoe d'oier méeoimaltre aéa ordrea, « El n'atei-veus paa lu ce qui est écrit sur ma porte? ^|oata»t*ll. — Oui , Mumelgoeor, dit l'uii d'eux ^ 11 y a NulH niti tocati: Personne» excepté des atoeats. » Le maréchal se pilt à rire.
Noué , ée , 8e dit des pièces de longueur entourées d*un lien, de la queue fourchue d^un lion lorsqu'elle a un ou plusieurs nœuds, el de la bisse dont le corps a plusieurs circonvolutions
entrelacées Tune dans Tautre.
DE BOIIRNONVILLE , de sable, au lion iVargcfit , couronné, kmp<mé et armé tTor, la queue fourchée, rouée et passée en sautoir,
NomtRi, AU nn» nourri, se dit du pied des plantes qui ne
montrent point de racines et des fleurs de Ils sans queue.
i>E \VAN\ HÂNS, en Artois, d or^ à trois fleurs de lis de gueules,
AU PHD NOURRI.
Ombré, éb. On donne cette épithèto aux ^dificos globi's ot autres corps à plusieurs facettes, dont les côtés oy>posés au jour sont d*un émail différent pour marquer Tombre. On l'applique aussi aux traits qui, dans les flots des rivières et de la mer, marquent les ombres par divers émaux qui les remplissent.
DTCTIONNMRE HKH VLDiQUE.
CHAPLl.LE DE JUMiUlAC, en Périgord, d'azur^ à une chapeU» dCor OMBEiB de sinople,
OnKB DE SOLEIL, image du soleil sans yeux ni bouche.
BOIITECHOLX DE DATTEKAI S, en Franche-Comlé , coupé d'argent et dazur, trois losanges de gueules sur argent, tune
OMBKB lUB SOLEIL dOT SUr azur^
Omtt fiB, se dit des pals, fasces, croix, chevrons, etc., tortillés pour imiter les ondes.
DE ROGER DE LA HUSSAG, dor, à trois pals oiîdés dazur,
OhoU, ta, se dit des animaux au pied fouretau, dont la corne est d*un autre émail.
DE BEAI MONT DU BKEUIL VARENNE. en Bretagne, dazur, au cerf d argent, ramé dor, ONGLÊ de même,
Oi, ourum^ eouleur jaune , le premier des deux métaux. Cet émail est représenté en gravure par un grand nombre de petits points.
L*or sîgniGe richesse, force , foi, pureté, constance.
DE CHATILLON, de gueules, à trois pal^ de vair, au chef
Celte maison , qui date des croisades, a fourni des guerriers célèbres par leur valeur et par leur dévouement. Gaucher de Chàiillon combattit en héros pour détendre saint Louis , lors de la funeste retraite qui suivit la bataille de Maipoore, Jusqo*à €8 qu'il Bnceomba, acealilé par le nombre. Le maréchal de Châtillonae se signala pas motais tous le rèç;ne de Louis XIV. Les Espagnols attaquaient les lignes des Français au siège d'Arras. Le maréchal de f-hàtillon , qui se trouve an fort de îa mêlée , apprend que son fils vient d elre tué : a Qu'il est heureux , ditil , d'être mort dans une si belle occasion pour le service du roi ! ■ Et il continue de donner ses ordres avee la plus grande trampillltté.
OsLE, lembus apertus, filière qui n'a que la moitié de la largeur de la bordure, laquelle, moitié supprimée, est Tespace ou le vide entre cette pièce et le bord de Fécu.
En oau, se dit des meubles de Técu posés dans le sens de roiu, et aussi de ceux qui accompagnent les pièces faonorables, lorsqu'elles se trouvent dans le même sent.
Ce terme vient, selon Ménage, de oHinii^ qu^ll dérive de ora.
Digltized by GoogI
WCTfONNAIRE HÉRALDIQUE. 371
bord ou lisière. Nous avons conservé le mot curlU, qui nom en donne une asseï juste idée.
BEAUVOIR DE CHATELLUX, près ÀTallon en Bourgogne, «fVmir^ à la bande ifor, aooompagnée de sept biUettêi d§ mém, quatre en chef, deux, deux, trois en pointe kn orlb.
Clau ie de Beauvoir, seigneur de Chatellux et de Bordeaux, vicomte d'Àvallon, maréchal de France, soutint avec valeur le siège de Crevant eoDtre le connétable d'Êcoaae en 1423, etë'acquit, et à sa postérité, le droit d'entrer au dunir de l'égtite cathédrale d*AQxerre , d'y prendre •éance en qualité de premier chanoine iionoraire , l*épée an côté , rerétu d'un surplis , l'aumusse sur le bras , dans la première stalle , tenant un faucon sur le poing; il lui acquit aussi le droit de se trouver aux assemblées du chapitre, par privilège que les doyens et chanoines de cette église lui accordèrent , et à ses descendants mâles , en considération des aervicesqull leur avait rendus en leur remettant la ville de Crevant, qui leur appartenait.
Otelix, amygdtUa, meuble de Técu qui ressemble à une amande pelée par son contour et son émail qui est d^argent. On en Toit ordinairement quatre ensemble adossées.
DE COMlflNGES, de gueules, à quaire oxaLUS d^argeni adossées en sanUoir,
« Deux hommes, dit Saint-Simoa, d'une grosseur énorme, de beaucoup d'esprit, d*aaset de lettres , d'honneur et de valeur , tons deux fort do frand inonde» roonrarenten ce tempe (171 1), et laiasèrent quelque vide
dans la bonne compagnie. Commingm fut l'un, La Fare (V. allumé) l'autre. Commingcs était flls et novoii paternel de Guitaud et de Comnninges , tous deux gouverneurs de Saumur, tous deux capitaines des gardes de la reine-mère, tous deux chevaliers de l'Ordre en 16G1, lous deux très-aflldés du gouvernement , tous deui employés aux exécutions de confiance les plus délicates. Gnltand mourut subitement au Louvre à 82 ans, en igg3, sans avoir été marie. Comminges, son neveu, son survivancier , et père de celui dont il s'agit ici , fut un homme important dans toute sa vie. H fut envoyé en 1646 vers M. le prince , en Flandre, chargé d'arrêter et de conduire à Sedan ie fameux conseiller Brousse! ; l'année saivante , d'arrêter les officiers suspects du régiment de la reine . et la même année de fisire passer par les armes, i«r et 8 Juin, Cbambert et d'autres oiOciers de Bordeaux. Lui et son oncle arrêtèrent au Palais-Royal les princes de Condé et de Conti , et le diîc de Lonerueville (18 janvier KihO). Il arrêta aussi Du Dognon, (onnn, depuis qu'il se ût faire mareciiai de France pour rendre liruuage , suus le nom de maréchal Foucault. Comminges prit, Tannée 1660, en avril, Saumur, sur Du Mont, qui s'en était saisi pour M. le prince, et commanda en I662.et
Zn UCTIONNAIRB HfiBALDIQUfi.
iW en lutte , en rebtenee dn eomte dUareourt en GaUlogne. Il alta depuis ainb^.^âcdnur en Porlngil et en Angleterre, et mourut en
mars inTO , h r)7 ans.
« Ils porlaicnt en plein le nom et les armes des C.omminges, el prélendaienl être descend us des comtca de ce nom. Ils n't o ont pourtant jamais pu , en loeun Icmps , prouver tncone Alintion ni jonction , et on ne aall quels lit étafent avant M40. Gommingei, son Ole, ne eervlt guère que volontaire et toujours aide-de-camp du roi , qui » malgré son peu d'aâsiduité, ne le voyait jamais sans lui parler nt le traiter avec distinclion et familiarité à cause de la reine-mère. Les courtisan», pendant les cani- {tagnes du roi, appelèrent par plaisanterie les bombes et les morlicis du plus gros calibre des Comminges , et si bien , que ce nom leur est demeuré dana rartillerle. Gommlngee trouvait cette i^akanlerle trttmanvaiee et ne s'y aeeoutnma jamale. Il était fort grand et de trè»bonne mine. »
Paissant, te, se dit des vaches, brebis, etc., qui ont lalêle
baissée et semblent paître.
BERBISV D iltKOUVILLE, en Normandie , d'azur^ à la brebis d'argent paissant sur une terrwise de smople.
Pal , pièce honorable posée perpendiculairement. Le PAL représente un pieu posé debout, et est une marque de juridiction.
Plusieun auteurs font venir le terme pal du latin pakÊ$, un pîeUf un poteau.
Dueange le dérive depoUco/qui a signifié un tapis ou une pièce d^étoffe de soie , et il dit qu*autrefois on nommait faus les tapisseries qui couvraient les murailles; qu*enes étaient d^étoffes d*or et de soie cousues aHemativement, un lé d*élolfe d*or, un lé d*étoire de soie, n (youte qu'on disait encore paler pour tapisser, et que de là on doit tirer l'origine du mol pal et PALÉ. En effet, on voit encore dans quelques musées de vieilles tapisseries «l'élolTes d'or et de soie par bandes perpendiculaires, qui imitent le palë des armoiries.
HÂKLAY DE BËAUMOMT, d'argent, à dmc tAiA dê sable.
Achille de Harlay , premier président du parlement , rst célèbre par son inviolable attachement ^ l.i rovanlH et au monarque. Lorsque le duc de Guise , par la fameuse journée des barricades , eut forcé Henri III
DICTIONNAIRE IlÉRALDIOrE.
â qtiitirt l'aris, il 8C rendit auprès de M. de Hariay pour essayer «le le gagner a son parti; mais il en fut accueilli par ces mots foudruyants : •« C'est ^rand'piUé quand le valet chasse le maître; au rectte, mon âme est à Dieu» mon cœur ett i mon roi , et mon corpe est entra les mains des méchants : qu'on en fasse ee qu'on Toodra. » Ce fut aussi sur ce magistrat que lonibèrent les premières fureurs des factieux. Croyant qu'après l'avoir enlevé au parlement il leur gérait plus facile de rendre celte compagnie favorable à ieura vues, ils vinrent le chercher au palais même, daus les funclions de sa charge. Plusieurs noms étaieul accolés au sien sur la liste de praacriptUm : on allait prononcer celui du pré^ sident de Thon : « Il est inutile. Interrompit celoi-d , d'en lire davan> tage; il n'y a personne Ici qui ne soit prêt à suivre son chef! » et il se releva pour suivre !e premier président dans sa prison ; tous les antres inofiilttes du parlement riniitèrcnt , et allèrent sur les pas d'Achille de llarlay se constituer prisonnier» à la Bastille.
Palé , se dit U*uo écu divisé en six pals égaux par eioq lignes perpendiculaires, dont trois d^un émail, trois d'un autre, de métal et de couleur alteroalivement.
D*AliBOISE, PALt «for et de gtieules de six fiices.
« Le cardinal Georges d'Ambolse, ministre de Louis XII, dit l'abbé Héraud, sans avoir au suprême degré toutes les vertus qui ont signalé
les évéques des premiers siècles de l'Église, en eut toutefois qid dans
tous les temps feront désirer des prélats qui lui soient comparables; il réunit d'ailleurs touieâ les qualités '^o^^inlcs et politiques qui font les ministres et les citoyens précieux: magniiique et modeste, libéral et économe , habile et vrai , aussi grand bomme de bien que grand homme d'Etat, le conseil et Tsml de son rot , tout dévoué an monarque et trèiaélé pour la patrie; ayant enedre à concilier les devoirs de légat du saint siège avec les privilétî^s l'i le? liberté:* do sa nation, Ip? fonctions paternelles de l'épiscopat avec le nerf du gouvernenipnî p\ le caractère même du réformateur des ordres religieux, avec le tumulte des affaires et la dissipation de la cour : partout il ût le bien , réforma les abus et eaptiva les ocBurs avec l'estime publique. Son ambition élall de devenir papf « Peut-être parfois cette considération influa- l-elle sur ses déterminations, il avait été aumônier de r>ouis XI, cl était tombé dans la disgrâce de Charles VIII , ayant suivi le parti de Louis Xll, alors duc d'Orléanf. Lors(|ue ce prince moula sur le trône, les honneurs devinrent natureileuient le partage de celui qui avait suivi sa fortune. •
PAUsafi , fia, Oo le dit des pièces à pals ou fasces aiguisées , en rangs serrés, pour imiter les palissades des places de guerre.
DE GUEZILLE DU ROCHER, en Bretagne , fFargetU, à la fme PALlWll d'oMir.
DlGTiONNAIRB BÈRALMQQB.
Pamé, ÈUy se dit du (iaujiliiii ou d'un autre pOiSSOQ qui a la bouche ouvprte et béante, et semble expirer.
On le dit aussi de Taigle sans langue, dont le bec paraît fort crochu et Tœil fermé, et qui parait pre» de rendre ie dernier soupir; parce que l'on prétend que quand cet oiseau, dont la vie passe un siècle, est sur la (in de ses jours, son bec devient si crochu, qw'W ne peut plus prendre de oourriture, ce qui lui cause la mort.
DE SAGQUEVILLE, en Normandie, <f Aermlne à Vaigle pav* de gu0tÊlêi, a» vol abaisii»
Papelonné, ée, se dit de l'écu et des pièces honorables remplies de traits circulaires qui imitent les écailles de poisson.
DE NEUILLY, en i*ne-de-FraDce, «fozttr^ à la eroim d^argmt PAFBLOnRtB de guguteê.
Paré, £b, se dit d'un dextrochère dont le bras est d*un autre émail que la main, et ausn d'une Foi dont les poignets sont d'émail diflérent
DE BEAinLHOSTES D'ARGEL, à Naiinmoe, ifonir à la Foi d^argent PAmtB (for.
Pabti, division de Fécu en deux également, par une ligne perpendiculaire.
On dit aussi ce mot du lion ou d*an autre animal divisé par une ligne perpendiculaire en deux émaux différents.
DE GAULEIAG DE PECGALYEL, en Quercy, pabti éTargmU et de gueules»
Jean-Marc de Gaulejac obtint du roi Louis XIII l'érection de ses terres de Pcccalrel, Nogairols, Saint-Sauveur et Hallaignei en vfoomtë, sous le nom de vieomté de Peecalvel , par lettres du mois de mars len ; ellrt fkirent enregistrées au parlement de Tonlouse le H décembre 16tS.
BONAPARTE, parti d^atur, chargé de six étoiles d'or à six pointes^ deux, deux et deux, et de gueules au lion d'or Uopardé, au «hefiFor chargé d^un aigle naittatU éphyé de sable.
Les arctiiTes de la cooteane d'Aragon renferment pliulears actes qui reineiitent Juqa'an xui* slède et rdatib à des memlires de la
Pabti.
DKTTIOIWAIRE HÉRALDIQUB.
famille Bonpar. Ce nom, d'origioe provençale ou languedodenne, en subissant, comme tant d'autres de la même é{Mque« i'idIéraUaa m^lor-caine , serait devenu Bonapart.
En l4tl, Hugo Bonapart, uaUf de Mallorca, pa»&a dans Vûe de GoTK en qoalllé de régent ou gooTeneur pour le rot NarQ» dTAragon , et c'est à lui qu'on ferait rementer rorigine des Bonaparte, eo, eomine on a dit plus tard, Buonaparte; ainsi Bonapart est le nom roman, Bonaparle l'italien ancien, et Buonaparte l'italien moderne; on sait que les membres de la famille de Napoléon signaient indiUeremment Bonaparte ou Buonaparte.
Qui eatt l'Importance qne ces l^en Indicée» déeouTerta qvelqiMa annéea pins tôt, annlent pn acquérir t'Ua avaient aervl à dénumirer à Napoléon , qui tenait tant à étft Fran^, que sa famille était origlnaire de France ?
L'iiistoire sera toujours inii fessée à lever le voile qui couvre et lté race prédestinée où Napoléon n e^t pas, certes, un accident fortuit, un fait iiolé. En eherdiant bien, on tiouTeralt iûrament dane lei géné* ratleni antéiieuree de cette famille dee hommee on dee femmce dignee d'une telle aeeendance ; et Id les blaaona, les Insigna dont l'égalité a fait justice, mais dont l'historien doit toujours tenir compte comme de monuments Irès-slgniflcatifs, pourraient bien jeter quelque lumière sur la destinée guerrière ou ambitieuse des anciens bonaparte.
En elfet, jamais écu fût-il plus fler et plus symbolique que celui de ces dievallerB malorcains. Le lion dans ratlitude du combat, ce del parsemé d'étoiles d'où cherche à se dégager l'aigle prophétique, n'ect-ee pas comme l'hiéroglyphe mystérieux d'une destinée peu commune? Napoléon , qui aimait la poésie des étoiles avec une sorte de superstition et qui donnait l'aigle pour blason à la France, avait-il donc connaissance de son écu majorcain, et n'ayant pu remonter Jusqu'à la source présumée des Bonpar proven^annp gardatt-ll le silence sur ses atenx espagnols P C'est le sort des grands liommes, après leur mort, de TOlr les nations se disputer lenrs berceaux et leurs tombes.
Fassent, t£, se dit des aoimaui qui semblent marcher.
DE PUIBUSQUES, en Languedoc, dê gueules, au Uvrier pas- SAUT âkOirgeiA, ocooU de sfûAe,
Pattê, fiE, se dit du sautoir, de la croix et autres pièces dont les branches g^élargiasent à leurs extrémités.
HUGUES DE PAÏENS, fondateor et premier grand-mattre de Tordre du Temple (ilS8), (Forgent, à la croiœ pattêb et alisie
de gueuies,
La fondation de l'ordre du Temple remonte à l'année m y. Geoffrol de Saini-Aymon et Hugues de Payens, assUt^ de neuf gentilshommes.
UlcnuNNAlUK HÉRALDIQUE.
olilimciil du palriarclt*' (îiiarinutn'l ol de Baudouin II, r<>i de Jérusalem, la permission de former un établisËeiiicnt ayant pour but d'agir decoocei t avec les Hospitaliers contre les iuiiUèle» , de protéger les pèlerins et de garder te temple de Sioa.Btacloiii]i II leur donna une înaiaoDdaiis l'enclos du teatple , ee qol les lit nommer Templim. Cet ordre illustre, dont saint Bernard avait dressé les statuts, qui pendant longtemps avait continué la croisade presque à hû seul, fut supprima sous le règne dr le Ile! ; ou, pour mieux dire, on l'extermina d un seul coup, 11 cât v rai que. depuis qu'on avait perdu les dernières possessions U outre-mer (1291). les Templlezi n'étaient plus formidables qu'aux dirétlens. Ces bommt s farouches, habllnés aua guerres sans quartier des assassins de Syrie, en avalent , disalt-on , adopté Ira mœurs et les croyances. Tout porte A croire cependant que les infamies dont on 1ns nrcusa étalent le crime de quelques-uns et non de tous. La procédure fut atroce. juges arrachèrent des aveux par la torture, et brûlèrent comme relaps ceux qui osèrent ensuite les rétracter. Le grand-mallre Jacques de Molay, brûlé h Paris avec plus de soiiante chevaliers, protesta Jusqu'au beat de son lanooeDce, et ajourna le roi et le pape à comparaître devant Dieu avant une année. La prédieyon s'acoompUt.
I'£Ai TRÉB, queue du dauphin ou autre poisisH)n d'un émail autre que celui du corps.
DË VIENNOIS DE VESAN, en Daupbiné, dPor, au dauphin d^asur allumé, tarré et pbàuteé de gueules,
P^HCÉ, ÉK. Les fers des chevaliers, moyeux des roues, molettes d'éperon, quintefeuilles, raies d'escarboucles , ruslres et bris d'huis sont toujours percés, ce qui ne s'exprime point en 1)1 isonuant : s'il se trouve dans les armoiries d'autres pièces
ou\<'ttf'?î en rond, on dit qu tUos sont percées.
Di: IIUCUET D£ CINTREY, du Breuil, diocèse de Saiol<llalo en Bretagne , étazur, à six bilkttes pbegêbs d^argent.
Péri, ib, se dit d'un meuble d'une très-petite proporlion qui se trouve au centre de l'écu ; ou ne le nomme (|u'aprrs les pièces i[m se trouvent sur le champ.
On emploie plus ordinairement ce mot pour désigner un petit bâton posé «^n Imade ou eu hai ici li sert de brisure, cl se met pan'illciin iii au centre de l'écu.
On dit aussi en abime, (Y. Abime»)
PiRGHft» te, se dit deB oiseaui posés sur les branches d*arbres, sur les fleurs et bâtons.
DICTIONNAIRB HÉRALDIQUE. 377
DE LEAUMONT DE PUIGAILLARD, à Toulouse, d^azw, m faucon ^argent PBRCHft sur un bdton de même, posé en faêce,
Jean de Lcaumont de Pu^salUard « banm de Brou et de Uorée , capitaine de ciniiaante hommes d'armes, conieUler d*État» gonvenieur d'Angers, ayant un jour rassemblé neuf mille bommefl pour une expédliWn
8U1 LaFlodielle, le fameux capitaine Lanouc le prévint et l'attaqiin. Le combat fui des plus vifs de part cl d'autre. M'ni < hfM Puigaillard , vous êtes bleàsé , » luidil un de ses parente. « Mai^ jc ne suis pas mort, » répondit-il; et il continua de combattre avec la même ardeur; il ne se relira que lonquii vit que ses elTorls pour rallier et ranimer sis troupes étalent absolument inutiles.
Ce Jean de Leaumont de Puigaillard fut chevalier des ordres du Roi, A la troisième promotion , faite le 21 décembre 1^0. •
PiitoN , fer de dai U uuLique.
WÀLSII , (Targentj au chievnm de gueules, accompagné de trois rafiONs de sable; couionnede comte, sommée d'un casiiue orné * de ses lambrequins, et ee casque surmonté d^une couronne de marquis; supports: deux cygnes; cimier: un cygne peroé d^une fèohe; cri de guerre : Ttamfxm, sed non mortuuê ; devise : Pro Deo, honore et pàtrid.
Cette belle devise est dignement soutenne encore de nos Jours par 11 . le vicomte Waltii » un de nos plus aimables et de nos plus spirituels éeri • vains, et i*un des cœurs les plus francs cl les plus loyaux de ce lemps-d.
PiG\OKNÉ, ÉB, se dit d'un château, d'une maison, d'un mur, iiont le hciutsc teniiiiie en degrés de forme pyramidale.
DE GLATIGNY, d'or, au mur noNOiiNfi d^axur.
Plein , écu d'un seul émail sans pièces ni meubler.
FounB. fiB, raie d'escarboucles, croii, etc. , ayant a leurs extrémités de petits boutons arrondis.
CERY DE VEILLAI), en Nivernais, iCazur, au ray d'escarboucles roMHKTÊ d'or.
IH>B& La femelle se uomme truie. Ils paraissent passants dans récu; leur émail est le sable; le porc n^a point de défenses corome* le sanglier.
DE PORCELETS, en Provence, dur à une latiB de sabU.
DICTIONNAIRE HÉRALDIQUE
Cette maison remonte aux premièrea croisades. Nostradamos, dans
son Histoire de Provence, noua raconte une légende fort amiiMnCe relative à l'origine du nom et des arm^s des Porcelet?. Il rapporte trèg-sérieusement qu'une jeune châtelaine, au sortir de l'f^glise, où un prêtre venait de l'unir à un beau el brave chevalier, repoussa avec dédain une mendiante qui Mllldtatt ta charité. La pauvre femme , si rodcmenl traitée de vagabonde et dlmpadlqne par rorguellleoae mariée, lera les yeux au ciel et lui répliqua à haute voix : •> Je prie Dieu, Madame, pour la défense de mon honneur, qu'il vous donne autant d'* nf»nl.« que celte truie qui pas^e là a de petits. « On assure qu du au après la dame eut neuf enfanta mâles, qui était le nombre des petits de la truie; qu'ils vécurent tous et furent de grands guerriers .* en coopération de te prodige . on les nomma Pùre^eti, et Us prirent pour armes une truU de sable en champ d'or.
Cette tradition , comme la plupart des lécende? du moyen àce , se retrouve, sauf quelques variantes, dans d'autres contrées, l es chroniqueurs de Uollande font mention que la cuojtesse Marguerite, qui vivait au un* siècle, femme arrogante et bautalne, ayant fsit chasser par ses pages . à coups de houssine, une vlelUe bohémienne qui lui demandait l'aumône ; la sorcière s'écria: « D'ici à quelques mois, belle comtesse» puisses-tu mettre au monde autant d'enfants qu'il y a de jours dans l'année. » La comtesse était enceinie ; r]]p accoucha de trois cent soixantecinq enfants. On montre eucore en Iluiiande la cuve où furent baptUés, dU*on , ces avortons; et sur les vitraux de la grande salle de l'hôtel de ville à Amsterdam, celte scène est représentée en couleurs vives et éclatantes. Ambroise Paré, chirurgien de Charles IX, a consigné trèssérieusement dans son grand ouvrage, comme un cas rare dans la sch^nce, ce fait enfanté par l'imagination naïve et superstitieuse de nos aïeux.
Posé, ée, châleau, tour, lion , clef, etc., sur an rocher, une montagne ou une terrasse.
On le dit autti de meubles placés dans Técu dans le sens de
pièces honorables.
DE Dl.ZE, en Nivernais, de gueuler: , à la fasce d'or, chargée de trois roses d'azur, et accompagnée en points cf une cUf émargent
POSÉE en pal.
Théodore de Bèze doit uh nom historique au colloque de Poissy et aoi vers de Ron«ard. «< 11 fit partie de cette crandp compagnie qui mit .la main à la plume sous le roi HeDri 11, dit Pa^quier dans ses Recherches de la France; Lève , Pelletier et lui composèrent l'avant-garde de cette belle guerre que l'on entreprit lors contre lignorance ; Ils tarent les avantcoureurs de Ronsard et des autres poètes. »
PoTENCÊE, croix ou pièce dont chaque eitrémité représente une double poteoce*
DICTlOiNNAlRC HÊRALDIQUB. 37»
Là MAnon M GiuaPAQiiB portait ^amw, à une bande ^qT' getU accompagnée de deuat dtnAtes cctices, rorraGÊM et ooimiB- POTBictis (for de treize pièces.
QonfTiFBDiLLi, eeutarium quinquefoHwn^ fleuri cinq fleurons arrondis ayant chaeun une irointe dont le centre est percé en rond, de manière que Ton voit le champ de Pécu à trawrs,
DE VERGY, de gueules, à trois QtiNTiiJr quilles (Tor posées deux et un,
Ramé , éf , se dit du bois du cerf lorsqu'il est d'un autre émail que l'animal.
LE VENEUR DE BÛISJARS, en Bretagne, d'argent, au cerf de gueules ramé (for.
RAMPAf^T, TB, se dit du chien, du lévrier, du porc et du sanglier.
Des termes spéciaux expriment celte position pour les autres animaux.
AUDËRIG DE LASTOUUS, d:argent, à Varbre de simple; à senestre, un chien de sable rampant , les pattes de devant appuyées surlefiU de Varbre; au chef d^azur, chargé de trois étoiles d'or.
lUNiiÉs, ÉEs, se dit de plusieurs animaux ou de plusieurs pièces mis sur la même ligne.
DE COUfiLÂM, en Aqjou, d:aiur, à dewD aigles aAKGÉES émargent.
Ratissant, te, se dit du loup, de la louTe, qui paraissent
rampants.
DE MONTLUC , Écartelé d'azur, au loup axvibîsAWT d^or, et d'or au tourteau de gueules.
Jean de Montluc , seigneur de fialigoy , maréchal de France , vint
m niCTIONNAlRE HÉRALDIQUE.
Hvec 500 rltf'\;ni\ cl soo fiiiiUissinjj , Icvrs à ses df^pon*, lifniver Henri IV , liMXjii'il ne savait comment 8'opposei au grand-eoinmandeur de CasUile tt u Mayenne, qui accourait ni pour faire lever le siège de Uoo. Heurt IV prit Baligny ea affretioii, et vonlotlui foire épouser le «sur de M** 4e Betofurt » lonqu'U allait élever eette dernière jinqu'an trône. Ce fut M. de Praslin, depuis maréchal de France, qui empécba Henri IV (rarcomplir c» ftf déplorable n'Sohition , en lui donnant une preuve matérielle d'uilldelilc en faveur de licllcgaide. Baligny fui prince de Cambrai, aprèa s'être rendu maître de celle ville, en suivant le parti du duc d*Alencoa.
Ce frère de Henri III avait été il roaliraité par la petite vérole, que son nei était partagé en deux. Aurai, après la tisnlalive perfide et infructueuse qu'il nt, en 1583, pour s'emparer, sur ses alliés les Flamands, de la ville d'Anvers , tentative r,til est connue sous le nom de Folie d'Anvers, oo lit sur lui rett^' rpiqranime, que récitait Baligny :
Flamauïi, ne aoiéa eslonnés, Si à François volés deux aén , Car, par droit , raison el usage , Fault deux néa i double visage.
Le jour où Henri IV donnait le oolller de l'Ordre an inaréchal de Baligny , le roi bonoraii de la même grâce M. de la Vieuville, riche financier, mais rien que cela. Le nouveau chevalier prononça, suivant la coutume, ce» paroles: « Domine, fwn srim dignus. — Je le saiS bien. Je le sais bien , dit le roi ; mais mon neveu m'en a prié. •
Rktbait, tb, 86 dit deft bandes, paift et fiMces qui, de Tun de leurs côtés seulement , ne touchent point les bords de Técu.
D'EST AING , (Vazur, à trois fleurs de lis (Cor, au chef retrait de même,
RuPLi, lE, croix, chevron, bandes et autres pièces honorables dont le fond est d*un autre émail.
On le dit aussi de la quintefeuille, de la rustre et autres meubles percés, dont le trou est bouché d'un émail qui enpèclic de voir le champ de Fécu à travers.
MONTFOin DE TA^LLA^ T , en FraiicLe Comlé, d'argent, à Ituis rmlres de sable rempliks </'or.
Rbngontbb, oocursus, tète de cerf, de buffle, de bélier, etc., qui parait dans Técu de front, c*esl-à-dire monlrant les deux yeux.
FONTAINE DESMONTÉES, en Orléanais, (for, ou bbrooktbb
de cerf de sable.
1NCT(0NNAIRE HÊnALMQUB.
-|- Roc II iriin^i ifc.H , meuble (rarmoii ic qui représente un petit pal aiesé , dont la partie supérieure est ancrée et Tiaférieure chargée d'une traverse.
Les Espagnols nomment rocs les lours des échecs; et on prétend que c'est de là qu'est venu le terme de eoc d'écui-
DE VESIN8» en Rouergue, de gueiUefi à trais locs i»*Aciif-
Vealns, gentilhomme dn Qp^qr , était depuis longtemps brouillé avee UD de ses voirii»! nommé Régnier, celTlnlite, dont il avait juré plus d'une fois la mort. Tous les deux se trouvaient à Paris A l'époque de la Saint- Barthéle mi (1572). Régnier tremblait que Vesins, profitant de la
circonstance, ne satisfit, aux dépens de sa vie, la haine invétérée qu'il lui portait. Comme il éiail dans ces alarmes, on enfonça la purie de sa chambre, et Vesins entre Tépée i la main, aeeompagné de deux soldats : m 8iii8>nioi, » dit-Il à Régnier d'un ton dur et brusque. Gelul-ei, consterné, passe entre, les deux satellites , croyant aller à la mort. Vesins le fait monter à cheval, sort delà ville en hâte; sans s'arrêter, sans dire un spul mol , il le mena jiis(iuVn Quercy, dans son château. « Vous voilA en sûreté, lui dit-il; j'aurais pu proûter de l'occasion pour me venger, mais entre braves gens on doit partager le péril ; c'est poor cela que je voQs ai sauTé. Quand tous Toudres» vous me trouvères prêt à vider notre querelle comme il convient k des genttlsbommea.* Régnier ne lui répondît que par des prolestatlons de reconnaissance et en lui demandant «on amitié. « Je vous laisse la liberté de m'aimer nti de me haïr, lui dit Vesins , et je ne vous al amené ici que pour vous mettre en état de faire ce choix.» Sans attendre de réponse, It donne un coup d'éperon, partetditparall.
RosB, meuble qui représente une rose de jardin ; elle paraît épanouie avec un bouton au centre, quatre Teuilles et cinq plua éloignées t avec cinq pointes qui imitent les épines entre les feuilles extérieures.
Les ftosis sont le plus souvent sans tiges; leur émail particulier est de gueules; il y en a cependant de divers émaux*
Robes tigées et feuiUies sont celles qui ont des tiges et des feuilles.
La ROSS est Temblème du printemps, de la beauté, de Pamour et de la jeunesse.
La rose jouait un grand r61e au moyen âge. Plusieurs seigneudes étalent tenues en ftef à la simple redevance annuelle d'une couronne de roses. C'était aussi sous Tancleane législation la dot des Jeunes fltles.
DICTIOMNAIilB HÉRALMQUB.
Telles étaient les prescriptions des coutumes de Normandie , de Tonraloe et d'Aaveigae. Le Ueo restall à l'alné des garçons ; let eadeta èheidiAteot fortune ; lee flUee n'apportaient à leur mail qne leur cour
et une verte couronne, ou , comme on l'appelait, un chapel de fleurs. L'usage de porter des tresses de fleurs fraîchement éclospR était trèsrépandu au moyen âge. Ou prenait dans la nature ce que l'art d'imitation ne devait repruduiro que plus laid. CeUe coutuni,e semble reuiunter aux. temps primitiii. Les Gaulois , pour montrer raasuranoe avee laquelle ils marchaient au combat et le mépris qu'ils avalent de la mort, nepor^ talent pour tout easque, dans un Jour de bataille, qu'une couronne de fleurs; pt de cet ii?agc naquit .probablement chez leurs descendants celui de porter un semblable ornement aux Jours de féte et de réjouissance.
De toutes les fleurs qui pouvaient servir h cette parure, la rose fut eelle qui , par la beauté de sa forme et de sa couleur, et par la suavité de son parftom, obtint la préférence* Il n> avait point de cérémonie d'éclat, point de noces, point de festins où Ton ne port A t un chapel de mes. Le roman de Perce Forest, dans la description d'une féte, n'oublie pas de dire que rhascun et chascune avoit un chapel de rotes sur son chief. Lorsque le connétable servait à table le roi de France , il portait à la main une verge blandie>et sur la Mte une tresse de roses.
Souvent , dans les festins , les convives, à la manière des anciens, se couronnaient de roses , et ornaient de fleuts les Oacoos et Ira verres.
Quant è. la préférence donnée à la rose pour former les chapels de noces , il ne faut pas trop y voir de symbole , mais une preuve du bon goût qu ont eu les dame» dans tous les temps. Le vêlement de la Jeune épousée étant blanc , en signe de sa pureté virginale, on rehaussa cette unlformo bianèheur par une couronne d'une couleur vive et agréable; et dans le ehoii de la fleur qui devait briller sur le front virginal , la rose ponvait-elle être oubliée.* On représenta la chasteté d'iîn jf line homme par un chapel de brancîic? verte?. 0"and Monstrelet décrit la cérémonir on le fil? du duc de Bourgogne fut onduyé et tenu sur les fonts baptismaux par le neveu de l'empereur d'Allemagne, 11 ne manque pas de remarquer que le parrain était «u-féVe Iwi el ter gens , malgré U froid , et anwU dtattm un cfcapel «srI tur ao» ekief, m gignifiani qu'il estait ehatU*
Tons ces chapels, du reste , étaient d'un usage si général, qu'à Paris ce fut nnp profpR«ion particulière de les confectionner et de les vendre. Les marchands qui faisaient ce commerce s'appelaient chapeliers , nom que prirent ensuite k' '^bricants et les vendeurs de cliapeaui de feutre. Dans les statuts de i • .o , les marchandes de fleurs artlfldeUes sont encora qualifiées de thapelihet en fimn.
Le maUre rosier de la cour du parlement et les marcliands de chapels étaient tenus , h Paris, de présenter tous les ans, cliacun, au voyer de la ville , troi? rhapeam dr fleurs la veille des Rois, et vers TAscension, un paniei de lubea pour i^a provision d eau de ros^. L'estime
et l'emploi que nos pères lUstient de l« me explique «a fut qui d'abord
mcnOIWAIRE HËBALDIQUB. m
parait bizarre; ce sont les redevances de boisseaux, de roses qu'on I irouTe menUonnéei tl «ooTent panm Im droits selgiiMiriaiuu Les gens
I rielies comommalent beaucoup d'eau de roeea pour leurs ragoâis , leurs
i sauces et leurs desserts ; anssii & raison du besoin qu'ils en avalent. Ils
exigeaient de leurs vassau-^ une grande quantité de ces fleurs. I Quelquefois la redevance devait être acquittée en roses blanche.»,
i Les armoiries les plus célèbres où l'on voit figurer la rose sont celles
b des maisons d'York, et de Lancastre , en Angleterre. Presque toute la
y noblose angMse succomba dans cette guerre fameuse nommée la guerre
k des Deux Roses, parce que les deux malsons qui se disputaient la cou-
K ronnf> portaient chacune une rose dans leun; armoiries , la maison d'York
é. une rose blanche , et celle de Lancastre une rose rouge.
Sàrle, couleur noire, émail qui se représente on gravure par des lignes borizontales et perpendiculaires croisées les unes sur les autres.
D'ÂGUERRE, d'argent, à trois corbeaux de sable.
La famille d'Aguerre , originaire de Guyenne , s'est établie en Champagne depuis plusieurs pièrle». Elle a donné k tu>^ armées un grand nombre d'oilicierp d'nn mérite distingué. Un d'eux servait, en 1637, sur la flotte que Loui» Xlll envoya, »ous les ordres du comte d'Harcourl et de Taidievéque de Bordeaux , pour reprendre les Iles de Lérfns, dont les Espagnols s'étaient emparés trois ans auporaTant L*ile Sainte-Margnertte.la plus considérable des deux , était défendue par cinq forts réguliers et pnr de? W'^rtr^ de communication; elle renfermait une garnison considérable et une excellente artillerie. Le comte d'Harcourt assembla le conseil de guerre pour discuter le plan d'attaque et les chances de l'entreprise ; a oufrit In iéanee en disttit s « Messieurs , le roi nous commande de noQs emparer des lies de Lérins; pour réussir, 11 nous faut diriger nos premiers efforts contre Sainte 'Marguerite; croyei-vous pouvoir y descendre avec vos gens? « D'Aguerre se leva et lui répondit : « PermeUtz-moi , mon général, de vous demander si le soleil entre dans l'Ile. » Le comte fil en souriant un signe afllrmaiif. « Eh bien, ajouta d'Aguerre, si le soleil y pénètre, mon régiment saura bien y descendre. » Ce brave oOcler ne tarda pas à tenir sa paroi*» <lsi deux lies fkirent reprises en quelques semaines.
r'f?t en parlant de cette glorieuse expédition que Richelieu a dit dans son tcitament politique: Deux vxiUe cinq cents François descendirent en pieinj<fur en une ùle gardée par autant d'Espagnols et d'Italiens,
Saillutt, tb, ae dit du cerf, de la licorne, du bouc, de la cbèfre, du chefreiiil, qui paraiflgeiit deboul ou rampants.
m DlCTlONNÂlRE UÉRÀLDIQUE.
DE CERVON, en Bretagne» d:amr, ou cerfsàniMur dTor, ramé d^argent.
Sautoir, pièce honorable en forme de croix de Saint-André. Derrière l'c'ni des maréchaux de France, il y avait deux bâtons fleurdelisés passés en saltoik. Le counétable portait au bas de son écusson deux épées eu sautoir.
DE LA GUIGHE , de sinopU, au SAiiroii cTor.
Philibert 4e la Golehe, seignciir de Chraoïiint, cheYilier de Tordre da Roi , gouTemear du Bonrboonaft, Lyonnais, Porei, Beai^oUlt, «tait
tellement su gagner Taffeetion de Henri III , que ce prince dit un jour : « SI j'étois La Giiichc, si La Guiche éloit roi, je srrois sûr d'être nuwl aimé de Ini qu'il i'esl de moi. >• Ce prince lui donna la charge de grandmaître de 1 artillerie et le Qt chevalier de Tordre du Saint-Egpril à la première promotloo de cet ordre, le 31 décembre delà même année. M. de La Gaiehe, pendant qo'il eiercalt cotte chaige, doimalt tenjonn ce qui lui revenait de tes droits sur les villes aestégée» < à la veuve ou à la fille de l'ofllcier qui avait été tué dans le siège. Ce grandHBkaitre de l'artUlerie mourut en l'eiuiée 1607.
SmÉ, ÉB, éca ou pièce honorable chargée de nombre de fleurs de lis, on de trèfles, roses, étoiles , billettes et autres meubles.
JEAN DE BlUENNE, roi de Jérusalem, empernir de Coiistantinople en 1231 , pendant la minorité de iiaiuiouiii de fourlenay, écarMè aux premier et quatrième d'azur, au lion d'or: Vèmt SEMÉ de billettefs de même, qui est Bn'i'nue., aux deux et trois de ChanifKtgne, et sur le tout de Jérusalem,
SmoPLS , couleur verte qui se représente en gravure par des lignes diagonales à droite.
Le siNOPLR est un émail qui signifie amour, jeunesse, beauté, abondance, liberté, jouissance, exemption.
DE SCUOBIBËiiG, d'argetU, ou lion coupé de gueules et de
SiNOPUI.
La veille de la bataille d'ivry, qui fut livrée le 14 mars 1590, \e
colonel de Schomberg, qui roniinandaU les reitres, avait été conlraint, par la mulinerie des soldats» de demander l'argent qui leur était dû.
(1) Qimid une ville (Mail assiégée, qu'elle laissait tirer le canon, ei qn'elie était eKof le obligée de w rendre , traies les elodies de «es églises et setres cloebes, tons les nslensil^s de gierre en cuivre et en airain appartenaient an grand^msllre de rar> ilUerle, et les biUlants étaient eèligés de tes ractieter è prix d'argent.
DICTIONNAIRE HÉRALDIQUE
Dans le preoiier moment, Henri IV lui répondit avec aigreur : « Comment , colonel 1 estrce le fait d'un homme d'honneur de demander de l'argent quand il fiiit ptÊaàn let amm pour eoailMttre ? » Lê eolonel le retira eooRitiM» lioi répliquer. Le lendemain, lorsque Henri eut rangé les troupes en bataille , 11 se souvint de ce qui a'étuit passé lu veille ; et , poug«é d'un remords qui ne peut naître que dans une àme généreuse, il alla trouver le colonel et lui dit hautement: - Colonel, nous voici dans l'occasion; il se peut faire que J'y demeurerai; il n'est pas Juste que j'emporte llwniiear d^n brave gentUliomine comme veus ; |e déclare donc qae Je fevt reconnato peor bomme de liiea et Incapable d'une lâcheté. » Cela dit, il l'embrassa cordialement. Le colonel était touché itisqn'aux larmes. « Ah! Sire, répondit-il, en me rendant l'honneur vous m ôtez la vie; j'en serais indigne, si je ne la donnais aujourd'hui pour votre service. » Le brave AUemand signala en effet sa Taleur, et Ait tné anprèi do roi.
SoBM t, te, se dit d'un château ou d'une tour terminée par unou plusieurs donjons.
On le dit encore des ornements extérieurs de Téeu, soit couronne» mitre, crosee, chapeau de prélat, croissant, etc.
DE GAÂSBEEK, en Flandre, émargent, à la croix de gueules soaafiB ef tm croissmU de même.
L'origine de ces armes est assez curieuse pour être rapportée. On la . trouve dans une vlelUe chronique flamande , où est inaérée une lettre adreaiée à ion père, mareband de Bmges, par son fils, Jeune bomme qui avait pris la croix lors de cette expédition , qui ne vit Jamais les rivages de la Palestme , but de ?n destination prenièiei mais fonda l'empire latin à Constantinople (1202).
e Mmi pére,
m Je fims éoiis du pays lointain, nonuné la Grées, et de la Tille
qui a nom Constantinople ; et je puis enfin vous dire pourquoi j'ai quitté notre bonne Flandre sans prendre rongé de vous. Vons avez snns doute souvenance d'un seigneur comte de Caasbeek, qui maintes fois vint en notre iioutique adieter des drape et des étoffes. Or vous deves vous rappeler aossl que ee seisnenr atait une Alla bien belle , laqndle, pour le malheur de ma vie, J'almala épevdnment. Un Jour qae J'allais de initia part au manoir dndit aeignenr, il avint qnMl était absent poor guerroyer contre un baron w)n ennemi , et que sa femme reçut de moi votre message. A la vue des lieux où demeurait la dame de mes pensées, mon coBur défaiiiil, et je tombai sans mouvement sur le banc du parloir. La eb&telaine de Caasbeek, énne de pitié, commanda à sm homams de me porter doucemeal dans un Ut, oA fesprlt me revint. Peu* lois elle me demanda avec Instance la cause de cette faiblesse qui m'était arrivée, et Je loi avouai, tout avec conlosion et larmes.,
DtCnONNAIRE HÉBALDIQUE.
u Pauvre petit, me dil-clie, tu n es ni noble ni chevalier} c'est pourquoi tn.M peui obtenir pour femme la fille d*im Mlgueiir comte. Va, «nui par le monde, et quand, A force d'avenlurea et d'cxplolta, tu aurai ooniiuia un écu armorié et de bonnet terres, revieiii, et Je prétenterai
ta requête à ma fille et à monseigneur mon époux. »
« Je la crus, mou père ; je sortit de votre maison tant vont avertir, et je quittai la viiie de Bruges.
« Or c'était dant le temps que l'ëlefa ce aaint bomme , nommé Fouiquel de NeuHly , qui te mit A annoncer la parole de Dieu par la Franee et les pays circonvoltlm, notre Seigneur opérant par lui grand nombre de miracles ; sî bien que sa renommée s'en répandit partout, et vint jusqu'à la l'onnaissnnce de notre Irés-saint père le pape, qui envoya en France vers ce pieux, personnage pour lui enjoindre do ju ccher la croisade contre les violateurs du saint tombeau, et d autant que les indulgences octroyées par le taint-père étaient grandei, plutleun te aentirent poniiét. de dévotion A prendre la cndi, et entre autres notre grand aouTeraln, le noble comte de Flandre , qui rassembla ûm Midats et m'admit sont sa bannlftre, 11 me témoigna dès l'abord beaucoup de bienveillance , parce qu'il vous connaissait comme un des notables commerçants de sa bonne viiie de Bruges. Je ie suivis en la cité de Boissons, en France, où se tint on grand pailement de baron et lelgneon croisés, dont la résolution fkit qu'ilt dépéelieraient A Venise des dépuléi auxqodt lit donneraient plein pouvoir de traiter- en leur nom pour le passage des troupes ontre-mer. J'y fus envoyé par monseigneur le comte Baudouin avec Conon de Béthime, son député, parce que j'étais Tort entendu au «njet des finances et de la navigation. La laconde du seigneur de Villehardouin, maréchal de Champagne , poussa le doge de Venise, Henri Dandolo , et toute sa république, A Tenger les injures de notre Itédempteor , en fournissant, moyennant argent convenu, des vaineauz et antrei commodités pour le passage , et aussi en armant eux-mêmes pour la guerre sainte des troupes et des chevaliers. Mais quand les pèlerins furent arrivés en la vlile de Venise, voilA qu'il turvint un grand embarras. »
Ici l'auteur de la lettre entre dans quelques détails Iiistoriques que tout le monde connaît; il raconte comment let croisés furent ubUgés , pour acbOTer de payer leur passage, de (Ure le tlége de Zara, en Dalmatie, au profit de la république de Venise, et comment, se détournant ensuite du chemin de Jémsatem, A la sollicitude du prince Alexis, lli prirent de vive force Constantînople , pour y rétablir sur le trt^ne Isaac l'Ange, son père, qui mourut bientôt. L'auteur continue en ces termes :
« Noire gracieux romte voulut bien s'apercevoir que j avais été légèrement blessé dans 1 assaut, et pour récompenser, disait-il, mon courage , il me rapprocha de sa noble personne en qualité dê dercHwsrétaire et d'argentier. Cependant le Jeune Aleiis ne voalnt on ne put rempUr ses engagemente euTers les croisés, qui attendaient sous les murs
DICTIONNAIRE HÉRiOiDiQUE. W!
de GoDSlaoflDopIe rdlét da mb promeiMi. Im elforU qu'il fit alors pour les satisteire loi coûtèrenl le trtae et la vie. Ud selgnenr de sa eonr
ratsasfiina , et se déclara Tennemi des Latins. Ceun-ci revinrent eontre la Tille, défendue par un grand nombre dp si Idats, Je combattis toujours 80U3 les yeux du seigneur comte ; et comme je montais pour la dernière fois à l'assaut, je roulai à ses pieds frappé d'une lourde pierre qui lui destinée* Déjà il s'était aperçu que j'avais reçu en divers endroits, en loi faisant nn rempart de mon corps, plusieurs flèdies nlstblemeot dirigées eontre Inl. Monseigneur me Ht porter éranonl dans sa tente , et ordonna à ses gens de panser mes blessures. Pendant ce temps la ville fut prise , et il vint nn moment se reposer sous son pavillon. J'y étais étendu couvert de &ang , et paraissant sur le point d'expirer. « Bon courage , mon jeune ami , me dit-il , tu m'as sauvé la vie , Il faut que je t'en récompense': Je te fsis noble. » Pois, trempant le doigt dans le sang qui coulait de mes blessures, U en traça une crottr et on eroiisaiif sur mon bouclier. « Voilà tes armes, ajouta-t-il en courant se mettre à la tète des troiipe*. qni entraient dans la ville ; h bientôt l'ordre de la chevalerie. • En effet, notre seigoeor 1» coinle de Flandre, ayant eie élu empereur de Gonstantinople et couronné dans la grande église de Sainte- Sophie , m'y reçut ehefaller avec ceux qui s'étalent le plus distingués dans le eombat et qnl ne folsalent pas encore partie de cette DoUe confrérie.
« On a distribijp nwx croisés les biens des vaîncna, et l'empereur m'a concéclé , à titre de comte relevant de sa couronne , autant de terre que je pourrais en parcourir en ctievauchant quatre heures durant.
« SI la comtesse de Gaasbeek n'a pas oublié la parole qu'elle m'a donn^, die accueilleffa ma requête et la présentera à monseigneur son mari. C'est pourquoi je yoittpriet mon père , d'aller lui porter le double des lettres d'anoblissement que vous trouverez ci-jointes , et de lui prouver que j'ai maintenant un ëcu armorié, un beau comté , et le litre de comte. Mon déâir serait d'aller moi-même déposer tout cela aux pied« dé niademoiselie sa BUe; mais je sois obligé de sulm monseigneur contre les Bulgares.
« Je suis, ete. •
Sur le manuscrit se trouvent peintes les armoiries, revêtues de la eignatnre du héraut de Flandre et empire d'Orient, avec la date du cinquième dimanche après Pàqnes de l'an do Seigneur 1204.
Le seigneur de Gaasbeek accueillit très^len la demande dn Jeune
comte et lui donna sa fille unique en mariage. Le nouvel époux prit le nom féodal de Gaasbeek , et conserva les armes qu'il avait si valeureusement gagnées au prix de son snng. Après la ctiute de l'empire latin, leurs descendants revinrent en Flandre; ils s'y perpétuèrent jusqu'à la fin dn siède dernier, où mourut le dernier mAIe de la Rimllle des Gaasbeek. Comme chef de la famille , II avait pour armes exactement celles qui le tronvalent retraeées sur la feuille de parchemin.
DIGTIONNAIRB HÉRALDIQUE.
SiRMONTÉ, ÉK, se dit d'une fasce, d'un chevron, d'un pal abaissé, ou d'une autre pièce au-dessous de sa position ordi- Fiaire, lorsqu'ils se trouvent accompagnés en chef de quelque meuble.
DE ROSTAING, en Fores, d'wBwr, à mm roue d'or evuioirati d*uM fasce de même,
Tristan 46 Rotlalog, ^pttiIiM 4e dBquwte hoameB d'âme!, dieva-
lier des ordres dn étant assiégé dans Melun en 1588, les assaillants lui flrcnt dire que s'il tardait à leur livrer la ville, ils le feraient mourir cruellement. « Je suis trop vieux , répondit-il , pour commencer à Irembler; et je serais trop honoré de pouvoir sacrifier le peu de jours que j'ai à vivre à ma patrie et à mon roi. » Les assaillants furent obligés de ae retirer* Tristan de Roetalng monrat trois ans après, le 7 mars Ifiei.
Taré, à fronte locatus , se dit du casque qui termine i'écu en sa partie supérieure, soit qu'il se trouve de iront ou de profd.
Cn casque taré de ii oiu est une marque d'ancienne noblesse.
Ce terme, selon le P. Meneslrier, vient des grilles des casques, qui iiaiciiL représentés anciennement à la manière des tarots, des cartes à jouer.
TiSRCA, tripariiku, se dit de Técu difisé en trois par deux lignes parallèles, en fasces , en bandes ou en pals.
DE LAUZUN, TincÉ m bandes ttor, de gueules et d^asm»
ToimTBAU, meuble d^annoirics, rond et plat, de couleur; ce qui le distingue du besant, qui est de métal.
Ce terme vient du latin torta, qui a signifié anciennement un gÂteau ou pain que Ton faisait pour les sacrifices.
DE CODRTENAY, d^or, à trois tourtb&uz de ffueules.
Trangles, fmciœ resirù^ impares ^ fasces rétrécies au nombre de cinq le plus souvent, et de sept quelquefois. Six ou huit fasces rétrécies se nomment burèies.
Les TRANGLES sont toi^oors en nombre impair; les burèies, en nombre pair.
ACTIONNAIRE HÉRÀLOiQUE. aS9
DE CHOURSES DE MAUCORNE, en Poitou , itargmU, à duq nANGLn de gvmAn,
Jean de Choorses, comte de Malicorae, chevalier de l'ordre du Roi» SOUTeineur du Poltoo, était fort attacbé à ■anrl III , «pit llioiMnlt de aon amitié. Lea rebellea de Poitiers ae aaSBlreot de sa peraoone, le trai-
nèrcnt dans ies ruea de cette v!lle, en portant à chaque pas leurs hallebardes à sa gorge , pour l'intimifîpr et l'obliger à manquer de fidélité au roi. •< Je n'ai jamais commis de lâcheté; le serment que vous voulez que je fasse en serait une , leur répondit-il ; vous pouvez m ôter la vie , niBla vous ne m'Meiei Jamais l'honneur.» lie le Jetèrent dans lee fessés de la ville» qui ételent ptefns dlierlies bemiienBee, d'où 11 s'dehippa beureneement sans danger.
Trbschbur, scuti Umbus, tresse qui a quelque ressemblance avec Torle; elle est distante du bord de l'écu d'une partie des s( pt de sa largeur, et n'a que le quart de cette septième
pari 10.
Les armes ou royaume d'Écosse étaient : d'or, au lion de (jufules eticlos liatis un double TKESCHEua ou essotUer fio/urotmé el cofUre-fleurotmé de gumUs.
tf Or, dit un vleox chronlqaear, permist l'illustre et magnanime empereur Charlemalgne à Achalns, roy d'Écosse, d'enfermer ledit lion de ses armes, pour perpétuer à la postérité la mémoire de rnlliance offensive et défensive qu'ils contractèrent enaemhie vers tous aullres princes et potentats environ l'an 809. »
VAiR,pcWt5 coloris variœ, tourrure faite de quatre tires^ ou rangées de pièces d'argent en forme de cloches renversées sur un champ d'azur: il y a quatre pièces aux prenuère et troisièm» tiies, trois et deux tlcinies aux deuxième et quatrième.
Chaque lire ou rangée se trouve avoir deux parties eo hauteur, des huit de la hauteur de Técu.
Menu-vair est une fourrure de taie de six tires ; aux uii« trois , cinq , il y a six pièees ; aux deux , quatre , six , il y en a cinq et demie ; chaque tire a une partie un quart des huit de la hauteur (le récu.
CoNTRB-TAiR OBt uDO fourruro de yair dont les pointes du
Digltized by Qoogl .
890 DICTIONNAIRE HÉaALBlQUB.
premier rang sodI appointées aTec oeUea dn aecond ; de mime les pointes du troisième rang me celles du quatrième; de sorte que les bases du deoiîème rang posent sur celles du troisième, en ligne directe du coupé deTécu.
D*ESCARS PERRUSE, en Limousin, de gueules, au pal
de VAiR.
Jean d'fciscars, comte de la Vaaguyon, prmrc de Carency , rhevalier de Tordre du Roi, capitaine de cinquante bonunett d'armes, maréchal et grand sénéchal du Bourbonnais , se trouva au dernier siège de Char* tm , que prit ea IfiOl HenrtlV, et qol «t cëUiie par la Joyeuse répoue du monarque an maire de la ville, qui loi en préeentalt les eM et l'assurait qu'il lui était soumis en vertu dn droit civil. •* Ajoutez : et do droit canon, » dit gaiement le bon prince. A ce siège, d'P«rare, bien que très^gé et criblé de blessures, se présenta à la trandiée avec une intrépidité héroïque, et seootblait chercher l'occasion de se faire tuer, « Tonlant, dit BrantSme» finir leijonn an champ d'hoonenr. a
Vêtu , se dit d'un écu rempli d'aue grande losange dont les angles touchent les bords; la losange devient le champ, et les quatre triangles des cantons d*un autre émail sont le tIio; parce qu'il | a un cbape en baut et un cbaussé en bas.
DE LA PALETTE, en Dauphiné, d^w, lÈn de gwules, un trèfU de cingle au emtre de Véat,
VivRÉ, ÉE, se dit du pal, de la fasce , de In bande et de quelques aulrcs pièces à sinuosités angulaires, qui forment des angles saillants et rentrants.
DE HOMTREYEL, dV, à Ui bande Tmte d'owr.
Brave comme nn paladUi, tout bouillant d'one valeur qui s'était d'abord signalée dana nn dnel , et qui pins tard , miens employée , lut fit
conquérir chacun de ses grades par une action d'éclat, le maréchal de
Montrevel mourut de fmvpur en dînant fî*^ octobre I7IG), parce <i?i'nnc salière vint à se renverser sur lui : étrange exemple des inconséquences d'un rspril dont l'ignorance faisait la faiblesse. Cet homme qui avait tant de fols affronté la mort au passage du Rhin, àSeoef, à Namur, i Fleums, ne pnt braver le vain présage qu'on atlrlbne à une salière renversée I La fièvre le prit à llnstant même » et il snoeomba.