‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 141 sur 190 · RoBkoT&ny, t. V, p. 576-SS3. Scbmid, p · texte numérisé non relu

RoBkoT&ny, t. V, p. 576-SS3. Scbmid, p

qui était injustifié [remotis iis quae aliéna et incerta esseni, de propria summa veteris ofjicii divîni nihil oniittere '). Ainsi du moins l'entendait saint Pie V.

Léonardo Marini entre dans le détail des applications dont Pie V vient d'exprimer l'idée maîtresse. La congrégation, dit-il, convaincue que « l'antique façon de prier était bonne, et qu'elle était devenue odieuse uniquement par le fait de certains offices qui s'y étaient surajoutés, entendait restaurer l'ordo antique et ramener à une juste mesure les adjonctions qui l'avaient aggravé o.

Partant de ce principe, on maintenait la distribution traditionnelle des offices en offices de neuf leçons et en olGces de trois leçons. Mais, pour faire une part plus large au psautier, on imposait à l'office sanctoral simple les douze psaumes du nocturne férial, comme le voulait la rubrique ancienne. Et, pour faire la part plus large aussi à l'Ecriture sainte, on décidait qu'une leçon sur trois, et trois leçons sur neuf seraient toujours de l'Écriture occurrente. On comprenait, et Marini l'exprime excellemment, que l'office férial étant l'office fondamental; il ne convenait point que cet office fût le plus rare de tous, surtout en carême oii les canons de l'Église prescrivaient au contraire qu'il fût seul célébré ; que la récitation du psautier, qu'il eût été convenable d'exécuter intégralement chaque semaine, fût morcelée de telle sorte que les psaumes du commun des saints revinssent perpétuellement au tour , à la satiété des clercs ; que la lecture de l'Écriture sainte ne saurait être diminuée sans que l'ignorance des clercs en fût augmentée d'autant*. L'office dominical de dix-huit

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