HISTOIRE DU I
autres sont tirées d'un sermon apocryphe de sainl Augustin ' .
Le commun îles saints ne subissait que deux corrections sans importance. Dans le commun des évangélistes, on substituait un texte différent de saint Grégoire ; dans te commun de plusieurs martyrs 2° loco, un texte différent de saint Grégoire. Ces deux textes homilétiques, pensait la congrégation, étaient mieux adaptés au texte de l'Evangile, et plus pieux *.
On ne nous demandera pas de discuter une k une les diverses corrections proposées par la congrégation de Benott XIV. Ce serait étendre démesurément les limites de cette étude. Mais nous ne saurions nous soustraire i l'obligation de juger l'ensemble de cette réforme pro-
1. Aaalecla. p. 907. Cette partie de la révialaD des consalleurt de Benoit XIV est très incomplète. Dom Morin l'a reprise réccmmeDt et a sigrnalé un total de &0 homélies ou aermona apocryphes âane le BréTiaire romain actuel. Il est vrai de dire que la meilleure part de ces apocryphes est d'introd action récente. Dom Morin écrit : n Dana la plapart dea officea ajoutés récemment an BréWaire, on ne aemble pas sTOir apporté uatant de aoiQ [que précédemment] à ne choisir en fait de sermons ou d'homélies que dea piicea autheatiqnes. C'est ainsi, par exemple, que, malgré les diverses refontea aniquelles il a été soumis A si peu d'inter- TsUe, l'office de l'Immaculée-Conception, ai important au point
passage de la fameuse pièce soi-disant hiéronymienne Cogi'lii me, dont les esprits Sus du ix* siècle avaient déjà révoqué en doute l'authenticité, et que tous les critiques aans exception, depuis Boronius. ont rejetée comme manifestement apocryphe. > Lti
leçon» apocryphes -/u Bréviaire romain, dans la Beeue bénidictine, 1831, pp. 270-280.