‹ Histoire du bréviaire romain (volume 2)Chapitre 99 sur 190 · I.'OFFICE MODEREE ET LES BREVIAIRES · texte numérisé non relu

I.'OFFICE MODEREE ET LES BREVIAIRES

aurait abrégé et simplifié la liturgie pour l'usage de la

Mais dépassons ces considérations préliminaires : la question est de saisir sur le fait cette réforme de Grégoire Vil : dom Guéranger y vient et cite comme témoin le M'wrotogus, lequel, assure-t-il, « donne à entendre que c'est sur l'office sanctionné par Grégoire VII qu'il a établi ses observations'. »

Le Micrologus est un très précieux commentaire liturgique de X'ordn romain tant de la messe que de l'office. On l'a longtemps attribué à Ives de Chartres; mais il paraît prouvé qu'il est l'oeuvre, non d'un français, mais d'un allemand, l'œuvre de Bernold de Constance (t 1100), moine de l'abbaye de Sant-Blasien *. Or, sur quel texte Bernold a-t-il établi ses observations ? Je le vois citer les antiphonaires manuscrits [ùmnea authenticinntiphonarii..., antiqui antip/ionarii). Jele vois décidçT juxia romanam consuctudinem..., juxta traditionem sanctan romanae ecclesiae..., romano more... Il nonime le sacraraentaire grégorien et l'antiphonaire grégorien. El emploie une fois l'expression A'officium gregorianum. Mais toute cette littérature grégorienne s'entend de saint Grégoire le Grand (.Çn«c(«s Gregorius papa..., Beaius Gregorias papa... Sanclus Gregorius papa primus). Chaque fois qu'il est question de Grégoire Vil, Bernold le marque expressément pour le bien distinguer de Grégoire I*' [Gregorius pupa septimus... Gregorius huius nontinis papa septimus... Reverendae mcmoriae Gregorius papa...] ; et il ne lui donne jamais la qualification de saint. Or Bernold, traitant de ïordo

de l'office canonique, attribue la disposition de l'office dont il truite, non point à Grégoire, mais à saint Grégoire, à saint Grégoire 1*'. Ainsi il écrit : « Sciendum est quod sanctus Gregorius ita ccclesiastica officia ordinafii...* » Et ïl n'attribue à son contemporain Grégoire Vil que deux décrets, dont on va voir s'ils affectent l'ensemble de l'office canonique romain.

Premieb déchet : ] Gregorjus. Iiuius nominis papa scptimus apostolicac sedi pracsidens. constituit ut 3 pontificum et martyr ubîque cum pleno officio celebrenlur... ^.

Deuxième décret : ] Gregorius papa îd aposlolica sedc coDstilutus... promulgavit : « A. die, inquit. Resurrpctioais usque in sabbntum in albis et a die Pentccoates usque in sabbatum eïusdem hebdomadae. 1res psalmos ad nocturaas, tresque IcctioDes aatiquo more caolamus et legimus. Omnibus aliis diebus per tofum annum, si fostivitas est. uovem psalmos et novem leclioncs et responsoria dicimus ; aliis autem diebus duodecim psalmos et très lectioaes recitamus ; io diebus dominicis octodecim psalmos, eiccplo die Pasehae et die Peatecostes, et novem lectiones dicimus. Hoc otiam usquequaque juxta romauum ordinem ita fieri statuimus, ut supra notavimus. In octava Pasehae historiam Dlgnus es Domine et Apocalypsia juïla ordiacm incipimus *. s

Par le premier décret, Grégoire Vil étend à toute la chrétienté l'obligation de célébrer la fête des papes martyrs ou confesseurs : ce décret ne touche donc pas a l'office proprement romain.

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