‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 119 sur 223 · Id · texte numérisé non relu

Id

l'office moderne et les bréviaires 155

Par le deuxième décret, Grégoire MI esl <lit avoir décidé que le jour de Pâques et les six fériés de l'octave de Pâques, de même que le jour et les sis; fériés de l'octave de la Pentecôte, l'office nocturne n'aura que trois psaumes, trois leçons et trois répons; tandis que, le reste de l'année, l'office nocturne des fêtes compte neuf psaumes, neuf leçons et neuf répons, celui des fériés douze psaumes, trois leçons el trois répons, celui de- dimanches dix-huit psaumes, neuf leçons et neuf répons. Mais quoi? Cet ordo de l'ofG nocturne n'est-il pas précisément celui que nous avons vu en vigueur à Rome au temps d'Amalaire, au commencement du ixc siècle? Et Grégoire MI ne non- dit-il pas lui-même qu'en édictant ces rubriques, il n'innove en aucune façon ? « Antiquo more sic] c an ta m us et legiintis, » écrit-il : c'est l'antique usage romain et nous n'v changeons rien. Il insiste même : Xous ordonnons que l'on ne fasse pas autrement, et que l'on se tienne à Yordo romanus, qui n'a point cessé d'être la règle de nos usages, et qui est pour nous Yantiquus mos, ainsi que nous aimons à le répéter. Sont-ce là les expressions d'un pape qui réforme et qui innove ? Ne sont-ce pas plutôt les expressions d'un pape qui condamne toute tentative de modifier l'ancien usage ;

Et en effet, le texte cité par lîernold est un texte tronqué, que dous avons complet dans Gratien1. Et nous y voyons que. du temps du pape Grégoire VII, des clercs ont été tentés par la brièveté de l'office nocturne de la semaine de Pâques et de la semaine de la Pentecê>te : trois psaumes et trois leçons ! Et ils ont

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