Wadding-., Annales Minorum, t. III. p
...praeter id solurn nihil omnino in cantu vel lit-
tera. in hymnis seu responsoriis vel antiphonis aut lectionibus. vel aliis quibuslibet beatae Yirginis antiphonis... quae post eompletorium diversis cantantui* temporibus. in choro cantari vel legi. nisi forte alicubi compellant libroruni nostrorum defectus '.
Voilà donc une seconde édition du bréviaire de la cour romaine, une édition à l'usage des Mineurs, une édition dont les Mineurs vont faire en quelques années l'universelle popularité, et que bientôt la cour romaine adoptera pour son usage. A un moment donné, en effet, les clercs de la Curie n'eurent plus d'autre bréviaire que celui des Mineurs. Ce changement prit place entre le pontificat de Grégoire IX 1227-1241 et celui de Nicolas III 1277-1280 . Mais on n'en relevé pas trace dans les registres pontificaux. Raoul de Tongres nous apprend seulement que Nicolas III « lit supprimer dans les églises de Rome tous les antiphonaires et autres livres de l'ancien office, et ordonna que désormais les églises de Rome se servissent des livres et bréviaires des Frères Mineurs, dont il confirma lui aussi la règle. » Et c est pourquoi, ajoute Raoul, « aujourd'hui à Rome tous les livres sont nouveaux et franciscains. » Ainsi par Nicolas III l'ancien office romain, celui du temps de Charlemagne et d'Hadrien, était supprimé dans les basiliques romaines qui lui étaient restées fidèles jusque-là, et Nicolas III substituait ii cet ancien office, non point l'office moderne non romain, mais le bréviaire, ou la somme de cet office moderne, tel que les Mineurs l'observaient depuis Grégoire IX.