‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 202 sur 223 · Roskovany. p. 567-8. Analeeia, p · texte numérisé non relu

Roskovany. p. 567-8. Analeeia, p

encore ne maintint-on pas les résolutions prises. L'office du temps était en somme hors de cause. Un consulteur proposa de remplacer la leçon brève de prime par la lecture de quelque canon de concile*. Mais Benoît XIV. instruit par Valenti, fit dans les vingtquatre heures rappeler aux consulteurs qu il s agissait dans sa pensée d'une réforme et non d'une innovation du Bréviaire 2.

Le 16 janvier 1745, on entreprit le propre des saints : le 9 juillet on y travaillait encore... Valenti explique comment les consulteurs s étaient partagé le travail, avec quelle conscience et quel soin ils s'y appliquaient, el quel souci ils avaient tous de l'entente commune. Il insiste sur le respect qu'ils sentaient tous en eux pour l'antiquité, et il en donne un exemple. Un des consulteurs, après avoir fait observer que l'office de la Conversion de saint Paul avait des antiennes et des répons, pièces excellentes sans doute et tirées de l'Ecriture Sainte, mais qui ne s'appliquaient point directement à la fête, entreprit d'en composer qui fussent tirés également de l'Ecriture, mais qui eussent trait à la conversion de l'Apôtre. Le travail était bon, mais la congrégation ne 1 accepta point, et, comme dit Valenti en un beau langage, « retenta est antiquitas et reprobata novitas. hoc est, nihil placuit immutari*. » Cependant, malgré tant de circonspection et de respect, les corrections

multiplièrent... Puis soudain le travail s'interrompit.

Qui croirait, dit Valenti, que des consulteurs qui étaient cependant des hommes d'expérience, et qui

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