‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 47 sur 223 · P. L.. t. LXXVII, p · texte numérisé non relu

P. L.. t. LXXVII, p

[antiphonae et responsoria de l'office?— Dom Germain Morin a réuni tous les textes qui font de saint Grégoire l'auteur de cette création4, et j'y vois clairement ceci : de même que l'ordo de la messe était attribué à saint Grégoire, de même les pièces de chant qui faisaient partie de cet ordo lui étaient attribuées; L'authenticité du sacramentaire grégorien entraînait celle de l'antiphonaire. Ainsi l'entendait Egbert, évêque d'York 732-766 , le plus ancien auteur qui témoigne de l'origine grégorienne de l'antiphonaire. Parlant du jeune des quatre-temps. il écrit : a C'est saint Grégoire qui, dans son antiphonaire et son missel, a désigné la semaine qui suit la Pentecôte comme celle où l'Eglise d'Angleterre devait l'observer : non seulement nos antiphonaires à nous l'attestent, mais aussi ceux que nous avons consultés avec leurs missels correspondants dans les basiliques des saints apôtres Pierre et Paul : Xostra testantur antiphonaria, sed et ipsa quae cum missalibus suis conspeximus apud apostolorum Pétri et Pauli limina -. >> Tant vaut l'authenticité du sacramentaire. tant vaut l'authenticité de l'antiphonaire : et l'on sait quels droits restreints a le sacramentaire à s'appeler grégorien3. — Et quand le sacramentaire serait vraiment grégorien, et quand l'antiphonaire le serait aussi, nous ne serions pas en droit de dire que la composition des antiennes et des répons de l'office est de saint Grégoire. Dans la langue du vme siècle, en effet, antiphonaire désigne le recueil des pièces notées de la messe, notre Liber gradualis, et non le recueil des pièces notées de

1. Dom Cr. Morin, Les véritables origines du chant grégorien (1890), p. 7-33.

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