‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 218 sur 218 · VIENT DE PARAITRE · texte numérisé non relu

VIENT DE PARAITRE

13. ÉVANGILES APOCRYPHES. I : Protévangile de Jacques, Pseudo-Matthieu. Evangile de Thomas, ^av Charles Michel, correspondant de l'Institut, professeur à l'Université de Liège. — Histoire de Joseph le Charpentier, par P. Peeters, Bollandiste. 1 vol. ; {xl-255 p.) 3 fr.

Les Évangiles apocryphes contenus dans ce volume ont trait surtout à l'enfance de Jésus, à sa vie cachée à Nazareth, à la vie de la Vierge et à celle de saint Joseph. — Ces textes présentent le plus vif intérêt, car jusqu'au iv» et même vi» siècle, ils eurent la plus grande vogue et furent lus par les fidèles concurremment avec les textes canoniques, — Leur faveur continua, du reste, plus tard même quand on les sépara nettement des Ecrits reconnus par l'Eglise comme saci-és.Les gracieuses légendes, les anecdotes précises rapportées par les Apocryphes, intéressaient le peuple et lui donnaient les détails qu'il désirait connaître sur le Sauveur, ses parents, son entourage, et dont étaient plus sobres les Evangiles canoniques. Aussi les artistes du moyen âge se sont-ils largement inspirés des apocryphes, trouvant de nombreux motifs dans leurs scènes précises et pittoresques, familières à la foule pieuse se pressant dans les cathédrales — et les archéologues sauront gré aux éditeurs de ce volume de leur permettie d'identifier ainsi plus aisémeut maints chapiteaux ou maintes sculptures. — Ajoutons que l'Histoire de Joseph le Charpentier est, pour la première fois, mise à la portée des lecteurs français. Les auties textes suivront en trois autres volumes de grosseur diverse.

Volumes parus précédemment :

1. JUSTIN, Apologies, par Louis Pautigny, agrégé de l'Université, 1 vol. (xxxvi-200 p.) 2fr. 50

L'auteur, élevé dans le paganisme, formé à l'école des plus célèbres philosophes de son temps, met au service de sa nouvelle croyance son talent et le crédit que donnait à ses écrits sa haute culture intellectuelle. Réfutant les accusations portées contre les chrétiens, il montre l'illégalité des mesures prises contre eux

et lento le premier essai de eonelliation entre la phllosopiiie et le christianisme. Au point de vue dogmatique, son œuvre est de haute valeur, car on y trouve une exposition aussi nette que possible et systématique de la doctrine enseignée dans l'Eglise aux fidèles. Au point de vue de son exégétique ce traité n'est pas moins capital, car les citations de l'Ancien Testament et des Evangiles abondent sous la plume de Justin et il nous donne donc le degré de respect et de confiance que l'on avait à ce moment dans les textes sacrés, les rapports qu'on établissait entre eux, — ceux que l'on révérait davantage. Enfin, l'historien y trouve également lesplus précieux détails, surtout au point de vue liturgique, car Justm, voulant montrer l'inanité des accusations calomnieuses lancées contre la vie des chrétiens, décrit minutieusement leurs assemblées.

2 et 14. EUSÈBE, Histoire ecclésiastique, livres I-VIII, par Emile Grapin, curé-doyen de Nuits (Gôte-d'Or), 2 vol. 9 fr.

L'importance du texte d'Eusèbe de Césnrée, considéré ajuste titre comme le Père de l'Histoire ecclésiastique, n'est plus à démontrer.

« S'il n'avait pas, avec une diligence sans égale, fouillé les biblio- « thèques palestiniennes où le docteur Origèrie et l'évèque Alexan- « dre avaient recueilli toute la littérature chrétienne des temps « anciens, nos connaissances sur les trois premiers siècles de « l'Eglise se réduiraient à bien peu de choses.

« Grâce à lui, nous nous trouvons en mesure, non sans doute de * ne pas regretter le naufrage de cette littéi ature, mais au moins « de pouvoir l'apprécier sur de notables débris. » C'est ainsi que s'exprime Ms"" Duchesne au début de son Histoire ancienne de l'Eglise. Sans posséder la critique rigoureuse que nous estimons à juste titre la qualité maîtresse des historiens, Eusèbe, cependant, rejette avec beaucoup plus de soin qu'on ne le faisait avant lui et qu'on ne le tit ensuite, les faits douteux et les récits fabuleux. Surtout, il comprit l'intérêt capital du grand fait philosophique qu'était le christianisme et chercha à dégager la philosophie de l'histoire. Il dit expressément ne pas écrire comme ses devanciers seulement le récit de batailles ou de conquêtes.

L'introduction et la table paraîtront dans le tome III et dernier qui contiendra les deux derniers livi-es.

3. TERTULLIEN, de Pœniteniia, de Pudicitia, par Pierre de Labriolle, professeur à l'Université de Fribourg (Suisse) (LXvii-237 p.) 3 fr.

Le raprochement des deux traités inclus dans ce volume n'est pas arbitraire. Dans l'un et l'autre, Tertullien propose sa solution, disons plutôt ses solutions, à lun des problèmes moraux qui ont le plus préoccupé les premiers siècles chrétiens, savoir : dans quelle mesure convenait-il de faire fléchir au bénéfice du pécheur oublieux des promesses baptismales, la loi de rigueur qui, aux yeux de beaucoup, lui interdisait tout espoir de réconciliation avec l'Eglise?

En comparant le de Pudicitia au de Pœnitentia, on peut suivre le progî'ès de la pensée de Tertullien, et comment, d'un traité à l'autre, elle s'est enrichie, modifiée, surtout contredite, quitte à plier les mêmes arguments à des conditions toutes opposées.

Les questions de détails que soulève l'étude de ces opuscules sont traitées dans V introduction à laquelle les plus récents travaux servent de substructure. D'abondantes notes critiques et explicatives, un savant Index où toutes les expressions du latin juridique et du « latin d'Eglise » sont notées avec renvois aux ouvrages spéciaux, achèvent de donner à ce volume un intérêt véritablement scientifique. Ajoutons que la traduction elle-même, très littéraire et pourtant très dégagée, lutte de façon heureuse avec le style si complexe et si personnel de Tertullien.

4. TERTULLIEN, de Pnesciiptioiie JiœreLicoram, par Pierre de LabrioUe, prof, à l'Université de Friboiirg (Suisse) (lxviii- 114p.) :.: 2fr.

Pour qui veut connaître la dialectique inexorable et passionnée du grand champion de l'Eglise, au iii« siècle, c'est le de Prsescriptione qu'il faut lire. Nulle part son ardeur à convaincre, sa haine de toute pensée hétérodoxe ne s'est manifestée avec plus d'éclat. Quant à l'idée maîtresse qui constitue le fond du traité, il est certain qu'elle a exercé la plus grande inlluence sur la polémique à venir. Comme on l'a dit très justeuient, elle a servi de morale à la pensée catholique. On trouvera dans V introduction l'histoire de cette influence avec des indications précises sur les sources du traité, l'origine juridique et l'argument de prescription et toutes les questions connexes.

5, 10 et 12. LES PÈRES APOSTOLIQUES. I : Doctrine des apôtres, épilre de Barnabe, par Hippolyte Hemmer, Gabriel Ogeret A. Laurent (gxvi-122 p.) 2 fr. 50

Il est inutile d'insister sur l'intérêt de ces textes les plus vénérables parmi le.s témoins de la tradition catholique. Le principal intérêt de la Didaché réside dans le tableau qu'elle nous trace des institutions chrétiennes. Elle nous apporte des renseignements souvent uniques sur la pratique des premières communautés, sur le baptême, les jeûnes, les temps de la prière, l'eucharistie, le ministère de la parole, la hiérarchie, la pénitence. L'Epitre de Barnabe est destinée à conjurer le danger qui menaçait la foi d'une communauté chrétienne; elle se divise en deux parties — la première est un traité d'apologétique contre les Juifs — la seconde une exhortation morale — où sont développés les principaux points de la doctrine chrétienne : amour du Créateur et Rédempteur, humilité et douceur de cœur, pureté, etc. Les deux textes sont édités avec le plus grand soin et la longue introduction qui les précède donne tous les renseignements utiles sur les problèmes qu'ils soulèvent.

II : Clément de Rome : Épître aux Corinthiens, homélie du ii« siècle, par Hippolyte Hemmer. 1 vol. (Lxxiv-20i)... 3 fr.

La longue et substantielle introduction de l'éditeur donne tous les renseignements utiles sur ce texte si important et sur lequel on a tant écrit. L'auteur y traite les sujets suivants : I. Histoire de Clément; IL Analyse de l'Epître; III. Authenticité de l'Epître ; IV. Date de la composition; V. Occasion, but et caractère de la lettre; VI. Institutions, doctrines et histoire (l'Ecriture Sainte dans l'Epître de Clément, l'organisation de la Communauté chrétienne, la prééminence de l'Eglise romaine, la persécution de Néron, Doctrines sur Dieu, le Christ, la Trinité); VIL La Grande Prière; VIII. Histoire du Texte. Pour V Homélie du w siècle, l'auteur expbque pourquoi ce texte ne peut être de Clément, ce qu'il est en réalité, l'analyse en détermine l'origine et en résume le contenu doctrinal.

III. Ignace d'Antiociie, Polycarpe de Smyrne : Epitres. Martyre de Polycarpe, texte, traduction, introduction et index par Auguste Lelong, agrégé de l'Université. 1 vol. in-12 (LXXX-187-p.) 3 fr.

Dans ce petit volume, se trouvent rassemblés trois documents de la plus haute importance pour l'histoire du Christianisme au II'' siècle : Les sept Épitres authentiques de saint Ignace (vers l'an 110), l'Epître de saint Polycarpe (même époque) et le Mar'tyre de saint J'olycarpe (en 156). Les Èpîtres de saint Ignace, chaleureux plaidoyer en faveur de la hiérarchie ecclésiastique, sont le plus ancien docu-

meut lelatif ù l'i^piscupat unituii'e et iiionai'cliique, tel que nous li voyons fonctionner aujourd'liui dans l'Eglise; elles sont donc I ijase de toute élude sur l'origine de l'épiscopat, de là, la violencr particulière des polémiques dont elles ont été l'objet. Elles contiennent aussi de curieux rensignements sur le Docétisme et le Judéo-christianisme. Au point de vue littéraire, remarquer l'admirable Epîtce aux Romains, « l'un des jovaux de la littérature chrétienne primitive » (Renan). L'Epître de saint Polycarpc a pour intérêt spécial d'être le principal garant de l'authenticité des Epîtres de saint Ignace. Le récit du martyre de saint Polycarpe, déjà très intéressant par lui-même, l'est encore davantage"^ par ce fait qu'il est le plus ancien exemple connu des Actes de martyre et le mofiè'.e qu'on imita dans la suite pour ces sortes de compositions. Dans l'Introduction, l'éditeur s'est attaché surtout à deux points : 1" bien établir l'authenticité de ces trois ouvrages : 2° en dégager nettement le contenu doctrinal. La traduction particulièrement difticile en ce qui concerne le texte souvent obscur et toujours mouvementé de saint Ignace, n'a pas seulement le mérite d'une scrupuleuse exactitude, mais encore celui d'une parfaite clarté.

6. GRÉGOIRE DE NAZIANZE, Discours funèbres en l'honneur de son frère Césaire et de Basile de Césorée, par Fernand Boulanger, maître de conférences à la Faculté libre des lettres de Lille (cxv-252 p.) 3 fr.

La réputation de Grégoire de Nazianze n'eut peut-être pas d'égale dans toute l'histoire de l'Eglise grecque. Les rhéteurs de Byzance le citent comme un modèle désormais classique, ils ne le mettent guère au-dessous de Démosthène, ils le placent parfois audessus. — Bien que nous soyons plus sensibles qu'eux aux défauts réels du grand orateur, les deux discours que renferme ce volume n'ent ont pas moins un très grand intérêt littéraire et historique. On y trouve de nombreux renseignements sur une époque importante de l'histoire de l'Eglise et sous la plume d'un témoin particulièrement bien informé, notamment sur la cour de Byzance, sur la vie et les mœurs des étudiants à Athènes, sur l'élection desévêques et les compétitions auxquelles elle donnait lieu, sur la lutte entreprise par les Cappadociens conire l'arianisme pour l'orthodoxie, bref sur l'influence considérable exercée dans le domaine religieux, politique et social par les grands évêques de cette époque .

7. GRÉGOIRE DE NYSSE, Discours catéchétique, par Louis Méridier, docteur es lettres. 1 vol. in-12, br. (lxxxv-211 p.).

3 fr.

Dans l'œuvre considérable de Grégoire de Nysse, le Discours catéchétique Weni une place très importante. L'auteur l'a composé au moment où déjà par l'éclat de ses discours, la profondeur de ses écrits, il occupait le premier rang de l'épiscopat d'Orient, et était tenu pour un des représentants le plus autorisés de la doctrine orthodoxe. Les circonstances politiques (mort de Valens, concile do Constantinople) se prêtaient particulièrement à un exposé d'ensemble de la foi : il était opportun de lixer la place et la portée d^s dogmes définis récemment.

Le Discours catéchétique s'adresse aux Catéchistes et se présente comme un manuel destiné à fournir une réponse à des objections courantes. Or, les objections prévues portant sur tous les pomts essentiels de la foi, Gré^oii-e de Nysse en y répondant est amené à esquisser dans ses grandes lignes, et i)ar endroits dans ses ùl tails, le svstème tliéologique auquel il s'attache. En outre, les sujei. traités sont rangés d'après leur ordre logique ou historique, de telle sorte que l'ouvrage se présente comme une histoire suivie de l'homme depuis sa création jusqu'aux effets de la rédemption.— II est inutile d'insister sur l'intérêt d'un pareil texte.

8 cL il. JUSTIN, Dialogue avec Tvypiioii, puiGeoij^u» Archambault, directeur à l'École Fénelori. 2 vol. in-12 (c-362 p.- 396) 7 fr.

Le Dialogue avec Tryphon de JusTiN, moins connu généralement que les Apologies, ne précise pas seulement nombre de conceptions tlîéologiques déjà exposées dans celles-ci, mais constitue un document très important, unique presque, sur l'attitude que les chrétiens avaient prise vers le milieu du second siècle vis-à-vis du Judaïsme et de l'Ancien Testament. Ce n'est pas encore l'allégorisme aigu d'Origène, mais les méthodes philoniennes d'interprétation s'y font déjà très nettement sentir; et comme elles ne furent pas sans influence sur la formation de la théologie chrétienne il importe à quiconque s'occupe de théologie et d'histoire de l'Eglise de pouvoir étudier commodément cet ouvrage.

La présente édition a pour but de faciliter cette tâche. Elle est basée sur une revision entière du texte d'après le ms. de la Bibliothèque Nationale, le seul qui doive compter d'après les conclusions développées par l'auteur. Cette édition est précédée d'une introduction de cent pages, où sont traités les principaux problèmes d'ordre littéraire. La traduction française mise en regard du texte a été rendue aussi claire et exacte que possible, et est accompagnée de notes abondantes où on a voulu signaler^au fur et à mesure les différentes questions posées par les ouvrages de Justin. Le lecteur y trouvera les résultats des plus récentes recherches faites à ce sujet. L'index qui termine le tome II donne les principaux mots grecs employés par Justin dans le Dialogue et en facilite singulièrement l'usage.

9. FHILON, Commentaire allégorique des saintes Lois. Traités I à III, par M. Emile Bréhier, maître de conférences à l'Université de Rennes. 1 vol. in-12 (xxxviii-330 p.).... 3 fr. 50

Les trois traités du Commentaire allégorique des saintes Lois forment le début du vaste Commentaire allégorique de la Genèse, c'est-à-dire de l'ensemble d'écrits qui nous fait le mieux pénétrer dans la pensée et la méthode de Philon. L'exégèse allégorique tient ici toute la place et, avec rexplication littérale, disparaissent aussi les préoccupations d'ordre pratique : apologétique et propagande. Ces trois traités peuvent d'ailleurs d'autant mieux donner une idée complète de la méthode de Philon, que notre auteur se répète souvent, et qu'il n'est guère un des points importants de sa doctrine (en morale, en métaphysique et en psychologie) qui n'y soit tout au moins indiqué. L'on a pu profiter, pour le texte grec, des volumes parus de la grande édition Cohn et Wendland.

BIBLIOTHÈQUE D'HISTOIBE RELIGIEUSE

Cette collection a pour but de satisfaire la curiosité sans cesse croissante du public éclairé et instruit sur les questions touchant de près ou de loin à l'histoire des religions. C'est dire l'extrême variété des volumes qui la composeront et qui pourront traiter aussi bien des premières manifestations des cultes primitifs que des événements presque contemporains. Les volumes de la collection sont de format in-12.

Volumes parus :

1,2 et 4. L'ÉGLISE DE PARIS ET LA RÉVOLUTION, par P.

PiSANi, chanoine de Noire-Dame de Paris, docteur es lettres, professeur à l'Institut Catholique de Paris. — 1.(1789-1792). —IL (1792-1796).— III (1796-17y9). - Chaque volume. 3 fr. tO

M. Pisani s'est proposé, dans cette série de volumes, de présenter au public riiistoire impartiale et appuyée sur les documents authentiques des rapports du nouveau gouvernement de la Errance avec l'église, dans la capitale même du pays. L'importance des événements de Paris pendant toute la Révolution donne un intérêt de premier ordre à cet épisode de l'histoire religieuse de la France, et les travaux et articles précédemment publiés sur ces sujets par l'auteur, ont permis d'apprécier sa méthode précise, son élégante exposition, et la loyale franchise de ses jugements.

I. Le diocèse de Paris en 1180. — 11. Les élections du clergé de Paris en 1189. — III. Antoi'ne-Eléonore de Juigné, archevêque de Paris. — IV. Législation religieuse de la Constituante. — La religion d'État. — Les biens du clergé. — La confiscation. — V. Législation religieuse de la Constituante. — VI. Législation religieuse de la Constituante. — La constitution civile du clergé. — VII. L'Eglise constitutionnelle à Paris. — Son organisation. — Ses premières difficultés. — VIII. L'Eglise insermentée à Paris. - Entraves à la libertée garantie pur la loi. — La déportation des insermentés. — IX. La journée du 10 Août, — Le serment de libertéégalité, — X. La loi de déportation

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