‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 21 sur 39 · Quel revers avait attristé la Nouvelle · texte numérisé non relu

Quel revers avait attristé la Nouvelle

France (1704)?—La perte du vaisseau /a Seine qui portait à Québec Mgr. de Saint-Valier, plusieurs riches pi MAINS et une cargaison estimée à un million de livres. Ce vaisseau soutint seul une lutte opiniâtre de dix heures contre quatre navires de guerre anglais, qui le forcèrent enfin à amener pavillon. Mgr. de Saint-Valier fut conduit en Angleterre, où à resta prisonnier pendant huit ans.

La retraite de Mgr. de Laval, en 1688, porta au siège épiscopal de Québec, M. de Saint-Valier, dont le courage et le zèle devaient briller dans la Nouvelle- France pendant près d’un demi-siècle, Il fonda l’Hôa As de Québec, en 1694, et le couvent des

rsulines des Trois-Rivières, en 1697. Mgr. de Laval mu en 1708, au séminaire de Québec qu'il avait

ondé.

435. Racontez la prise de Port-Royal P—Furieux des revers qu’ils avaient éprouvés, les Anglais voulurent tenter encore une fois la conquête du Canada. Ils se jetèrent d’abord sur l’Acadie. Dans l’été de 1710, une flotte de 5% voiles portant 4,000 hommes de débar- GHÉRIANE, vint bloquer Port-Royal. M. de

ubercase, hors d'état de défendre la place, obtint une capitulation honorable, avec les honneurs de la guerre pour sa petite garnison de 156 soldats. Port-Royal perdit son nom, pour prendre celui d’Annapolis qu’il 8 gardé depuis.

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Les Anglais avaient repris leur plun d'invasion de 1690. Maitres de l’Acadie, ils résolurent de déployer tous leurs efforts pour s'emparer du Canada, en l’envahissant à la fois par mer et par terre. Deux armées furent levées dans l’espace d’un mois. Le 30 juillet, 1711, l'amiral Walker partit de Boston avec 84 bâti. timents et 6,500 soldats, et fit voile pour Québec, tandis que le général Nicholson, à la tête de 4,000 hommes, devait aller fondre sur Montréal par le lao Champlain. Pour résister à une invasion aussi formidable, le Canada n'avaient pas 5,000 hommes en état de combattre.

136. Qu'est-ce qui fit échouer l'invasion anglaise ?—La perte d’une partie de la flotte, qui alla heurter contre les récifs des Sept-lles, dans l’obscurité d’une tempête. Huit des plus gros vaisseaux se brisèrent sur l’Ile-aux-OEufs, le 22 août, et 900 hommes périrent. Après ce désastre, Walker abandonna son entreprise, et rebroussa chemin.

Après les formidables armements qu’elle venait de faire, la Nouvelle-Angieterre ne croyait pas que le Canada put se défendre; elle se réjouissait d'avance de sa conquête. Walker partageait ces illusions. Il ne pensait pas que Québec osât même résister. Aussi ne s’occupait-il que des moyeus de faire hiverner ses vaisseaux dans un pays, où, selon lui, les fleuves gelaient l'hiver jusqu’au fond, lorsque la tempête du 22 août l’arracha à ses rêves et à ses préoccupations. La nouvelle de son malheur détermina la retraite de Nicholson, et. c’est ainsi que le Canada fut sauvé sans combattre.

137 Racontez le massacre des Outagamis ?— Les Anglais avaient réussi à soulever contre nous les Outagamis ou kRenards, ennemis

Été >

communs des nations de l’ouest. Ce peuple, | encore plus féroce que les Iroquois, avait promis de brûler le fort de Détroit, où commoandait M. Dubuisson, et de faire main basse sur jous les Français (172). Dubuisson, averti secrètement des eur dessein, put réunir à temps un certeis: xombre de sauvages alliés.

On attaqua les Ouiägamis dans le fort qu'ils À s'étaient élevé à côté de celui des Français. La lutte fut longue, terrible. Les ennemis furent enfin forcés de se rendre à discrétion; on en fit un horrible carnage ; plus de deux mille périrent, et cette nation féroce sembla disparaître. Cette victoire enleva aux Anglais l'espoir de dominer dans l’ouest par l’occupation du Détroit. |

138. Qu'est-ce qui mit fin aux hostilités en Amérique ?—La paix d’Uirecht termina la guerre. Ce traité malheureux céda à l’Angleterre la baie d'Hudson, Terreneuve, la Nouvelle-Fcosse ou Acadie, et ne laissa à la Nouvelle-France, du côté du golfe, que l’île Saint- Jean (Prince Edouard) et le Cap-Breton.

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