‹ Histoire du Canada, à l'usage des écoles primaires et des maisons d'éducation [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 39 · EE · texte numérisé non relu

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au OÙ sous les ordres d’un officier du nom ue Ramesay, et

que l’armée profiterait de l'obscurité de la nuit sui. vante, pour se retirer vers la rivière Jacques-Cartier.

17h. Quand eut lieu la capitulation de Qué.

bec ?—M. de Ramezay, commandant à Québec, capitula lâchement, le 18 septembre, avant que les Anglais eussent investi la place, et au moment où il allait être secouru par le chevalier de Lévis. Il fut stipulé que les habitants conserveraient leurs biens, leur religion, et ne seraient pas déportés comme les Acadiens.

A la nouvelle de la mort de Montcalin, le chevalier de Lévis revint en toute hâte pour se mettre à la tête de l’armée. Le 17 septembre, il arriva à la rivière Jacques-Cartier, blâma hautement la retraite des troupes, et donna aussitôt l’ordre de marcher sur Québec. Avec un général aussi habile que brave, peut-être même de beaucoup supérieur à Montcalm, tout n’était pas perdu; et la campagne, si gravement ccmpromise pour nous, dans la journée du 13 septembre, pouvait se terminer heureusement par un coup de tonnerre, sous les murs de Québec. Le 16, M. de Ramezay avait reçu des assurances d’un prompt secours , et dans la nuit du 17, l'avant-garde de Lévis, entra dans Québec avec des vivres. Cependant, de Ramezay capitula le lendemain. Ainsi, cet officier, lâche ou incapable, livra saus combat, et au moment où il allait être secouru, le plus grand boulevard de la puissance française en Amérique.

L'armée française se replia une seconde fois sur la rivière Jarques-Cartier. 8,000 Anglais restèrent en garnison à Québec; le reste de l'armée anglaise revint à Louisnourg.

17b. Quelle fut la résolution du chevalier de | Lévis, après la campagne de 1759 ?—Malgré les.

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faibles ressources dont il pouvait disposer M. de Lévis forma l’étonnante résolution de réparer les échecs qu'on venait d’essuyer ; et au printemps de 1760, il entra en campagne, pour aller reprendre Québec. à

I] semblait impossible de continuer la lutte la prise de Québec. Le pays, épuisé par la pale pr : la famine, n'avait plus de communication avec la France, et n'avait que quelques milliers de braves pour résister à trois armées anglaises, bien disciplinées, et abondamment pourvues de munitions de guerre. (Cependant on ne désespéra pas du salut de | la colonie ; l'espoir de reprendre Québec rendit les | Canadiens capables des plus grands sacrifices. Au | printemps de 1760, le Chevalier de Lévis réunit 7,000 hommes, soldats canadiens et sauvages, et le 17 | avril, il laissa Montréal pour marcher sur Québec Le 26, il arrivait à la rivière du Cap-Rouge ; mais, voyant } que l'ennemi s'était préparé à lui en disputer le pas- : sage, il remonta cette rivière, la franchit à Lorette, et

| par une marche de flanc, à travers les marais de la :

| Suède, il gagna les hauteurs de Sainte-Fo s'établit, le 27, après en avoir chassé les Lich, Don ‘| 4e ee Ra ot le lendemain, äl É :ger avec

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| 176. Faites-nous le récit de la second ]

des plaines d’ Abraham ?—Le 28 avril, le be Murray sortit de Québec, au point du jour avec toute la garnison et 22 pièces d'artillerie, il rangea son armée en bataille, en avant des buttes à Neveu, et se prépara à attaquer Mavant-garde de Lévis. Les troupa frangaises, qui occupaient un espace d'au moins une lieue, le long du chemin de Sainte-Fov.

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se portérent toutes en avant, vers Île lieu- de l’action, et durent se former sous le feu de l'ennemi. Devant l’aîle droite anglaise, sur le chemin de Sainte-Foy, se trouvait le moulin de Dumont, occupé par nos troupes. Ce moulin fut attaqué, pris et repris plusieurs fois ; c’est Jà que le combat fut le plus acharné et le plus sanglant. M. de Lévis, voyant que Murray avait dégarni son aîle gauche pour fortifier sa droite, sut en profiter habilement ; il lança la brigade du colonel Poulhariès contre cette aîle affaiblie, qui fut enfoncée à la baïonnette, et rejetée sur le centre, où elle porta le désordre. Bientôt toute l’armée anglaise prit la fuite dans la plus grande confusion. La proximité de la ville, et un ordre mal exécuté, empêchèrent de couper l'ennemi dans sa retraite, et de le rejeter sur la rivière Saint. Charles. La bataille avait duré trois heures. Les Anglais perdirert plus de mille hommes et toute leur artillerie. M. de Lévis commence aussitôt le siézs üe la ville. |

} 171. Combien de temps dura le siége de Québec le chevalier de Lévis ?—Il1 dura dix-huit jours, depuis le 28‘avril jusqu’au 16 mai. Les Anglais ne voyaient leur salut que dans le retour de leur flotte ; et le chevalier de Lévis, dépourvu d’artillerie et de munitions, ne pouvait presser le siége avec vigueur, sans les secours qu’il attendait d'Europe. ‘Ainsi le sort (le Québec aHait dépendre des premiers vaisseaux de guerre qui remonteräient le

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fleuve. Malheureusement, la France ne put ou ne. voulut rien faire. L'arrivée d’une escadre anglaise dissipa les espérances dont les Français s'étaient bercés ; M. de Lévis leva le siège, et 82 replia sur Montréal.

178. Que firent les Anglais, après la retraite du chevalier de Lévis P—Ils firent converger leurs troupes sur Montréal. Trois armées reçureut ordre de s’y rendre. Le général Murray remonta le fleuve avec la flotte ; le brigadier Haviland partit de Saint-Frédéris ; Amherst laissa Oswégo, et descendit le Saint- Laurent, en prenant sur son chemin le fort Lévis.

Le capitaine Pouchot, commandant au fort Lévis, fit une résistance héroïque. Avec 200 hommes, il arrêta pendant douze jours les 11,000 soldats du général Ambherst, et ne se rendit que lorsqu'il vit ses

retranchements détruits, et son artillerie mise hors de service.

179. Quand eut lieu la eapitulation de Montréal ?—Montréal capitula le 8 septembre. Cette ville n’ayant que de méchants murs de deux ou trois pieds d'épaisseur, et qu’une garnison de 3,500 hommes, ne pouvait résister aux

elforts combinés de trois armées anglaises,

formant un effectif de 20,000 hommes. M. de Vaudreuil tint un conseil de guerre; il fut décidé de se rendre après avoir obtenu des conditions aussi avantageuses que possihle. Le général Amherg accorda la capitulation proposée, mais refusa aux troupes

françai-es les honneurs de la guerre. M. de Lévis, indigné, se retira dans l’île Sainte- Hélène avec 2,000 hommes, et se prépara à combattre, plutôt que de rendre honteusemnent son épée. «Mais le salût de la colonie et ‘le ses pauvres habitants l’emaorta sur le point d'honneur militaire dans le cœur de cet héroïique vaincu; il finit par obéir à l’ordre formel de M, de Vaudreuil, et posa les armes le 8 septembre 1760.» Toute la Nouvelle France se trouva dès lors soumise à la domination anglaise.

180.- Quelles furent les principales conditions de la capitulution de Montréal f—En veriu de cette Lapitulation, les habitants conservèrent le libre exercice de leur religion, leurs lois et leurs propriétés. Les séminaires et les come munautés religieuses de femmes furent maintenus dans la possession de leurs biens, priviléges et immunilés ; mais le même avanlage fut refusé aux Jésuites et aux Sulpiciens, jusqu’à ce que le roi d'Angleterre eût fait connaître ses volontés à leur égard.

Les troupes françaises devaient être transportées en France aux frais de l’Angleterre. Dès l'automne, le gouverneur, l’intendant, :es fonctionnaires de l’administration, 185 officiers, 2,400 soldats quittèrent la colonie. Les colons les plus marquants abandonnèrent aussi le pays. Les Anglais encouragèrent surtout l’immigration des officiers canadiens, dont ils désiraient se débarrasser. Cet exil volontaire prive ie Canada d’une population précieuse par ses /mières , et son expérience. $s

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